Lundi, nous relations les propos de Jean-Michel Jarre tenus dans le magazine britannique Uncut, par lesquels l’artiste semblait fustiger Internet qui « est une façon très simple de vendre de la drogue« , et est « devenu l’outil marketing le plus brutal, cynique et intrusif« . Il semblait prédire une mort du net, en disant que « la prochaine révolution culturelle viendra des enfants d’aujourd’hui (qui) vont voir dans le net un mensonge horrible et une exploitation qu’ils vont rejeter« .

Comme nous l’expliquions hier, le discours de Jean-Michel Jarre est loin d’être aussi idiot que la caricature qui en a été faite. Il pose une véritable question sur l’avenir du net tel que nous le connaissons aujourd’hui, dans toute sa commercialité et son atteinte à la vie privée. « Peut-être qu’effectivement cet internet-là, trop commercial et recentralisé, sera bientôt rejeté par une jeunesse qui inventera autre chose, de l’intérieur. Le cas de Diaspora est peut-être, à cet égard, un exemple précurseur« , écrivions-nous.

Dès lundi, Jean-Michel Jarre a publié sur son blog une « mise au point », qui confirme effectivement cette analyse, et montre même l’artiste favorable à « une grande toile fraternelle sur laquelle tout le monde échange tout » :

Je n’ai jamais dit que l’Internet était mort, pas plus que je n’ai évoqué l’expression « imposture moche » à propos d’internet, qui est un outil dont je n’ai pas à vanter les évidents mérites !

J’ai simplement avancé l’idée, qu’après une époque où Internet est considéré comme un espace de liberté, une grande toile fraternelle sur laquelle tout le monde échange tout, plus ou moins gratuitement, il se pourrait bien que les rebelles de la prochaine génération « prennent le maquis » du web en considérant qu’il est devenu la plus grande machine d’exploitation de tous les temps, contrôlé par des multinationales bien plus puissantes que les majors du disque ne l’ont été par exemple, dans le domaine de la musique ces dernières années…

Ceci est un exemple, parmi d’autres, nous montrant que, constamment, n’importe quelle info circule, n’importe comment, sur le web. Notre responsabilité et la plus grande difficulté de notre relation, dans les années à venir avec le web, va être de vérifier la véracité du flot d’informations que nous recevons à chaque seconde, en particulier quand on les relaie.. Bon courage.

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