Alors qu’aux États-Unis, une coalition de 38 États s’est formée pour exiger de Google le nom des responsables de le bout de code ayant collecté des portions d’informations personnelles diffusées sur des réseaux Wi-Fi ouverts, la polémique semble s’atténuer sur le Vieux Continent. Du moins, en ce qui concerne le Royaume-Uni.

En effet, le régulateur britannique a estimé que la firme américaine n’avait pas collecté de données personnelles significatives. Dans une déclaration (.pdf) publiée hier, l’Information Commissioner’s Office (ICO) a expliqué que si Google « avait eu tort de collecter [ces] informations« , « il n’y a pour l’heure aucune preuve formelle que les données capturées par Google ont causé ou pourraient causer un préjudice individuel« .

Toujours selon le porte parole de l’ICO, il convient de conserver « une approche responsable et proportionnée vis-à-vis de cette affaire« . La collecte des données Wi-Fi avait entrainé une vive réaction de quelques ONG spécialisées dans la défense des libertés individuelles. C’était notamment le cas de Privacy International qui avait pointé du doigt Google dans cette affaire.

En France, la CNIL s’était également penchée sur cette affaire puisque les Google Cars du service Street View ont également sillonné le pays pour prendre des photos des différentes rues de France. En juin dernier, la Commission nationale de l’informatique et des libertés avait expliqué que des la collecte était allée au-delà des adresses MAC et des noms de réseau SSID.

Dans son dernier rapport d’activité, la firme avait établi « quelques constats » sur cette affaire : « Google a bien enregistré des mots de passe d’accès à des boites mail, à l’insu des personnes« . De plus, « Google a enregistré des extraits de contenus de messages électroniques« . À l’époque, la CNIL avait néanmoins estimé « qu’il [était] encore trop tôt pour se prononcer sur les suites que connaitra ce contrôle« .

Devant le tollé, la firme a présenté ses excuses aux internautes concernés par cette erreur. Les Google Cars ont ensuite été mis à l’arrêt pendant plusieurs jours afin de retirer la portion de code fautive et détruire toutes les données récoltées par erreur, après les avoir transmises aux différentes autorités de régulation à travers le monde. Depuis, les Google Cars ont repris du service un peu partout dans le monde.

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