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Google s'excuse après la collecte de données privées sur les Wi-Fi ouverts

Guillaume Champeau - publié le Lundi 17 Mai 2010 à 11h21 - posté dans High-Tech

Voilà qui ne va pas arranger les rapports tendus de Google avec les CNIL du monde entier. Le gendarme allemand de la vie privée s'était offusqué le mois dernier d'apprendre que Google collectait les adresses MAC et les noms des réseaux Wi-Fi (SSID) qu'il croisait dans les rues, lorsqu'il prenait les photographies nécessaires à son service Google Street View. En réaction, l'autorité de protection des données a donc demandé au début du mois à Google de déclarer tout ce qu'elle collectait, et de réaliser un audit interne. Qui s'est avéré désastreux.

Au terme de cet audit, le vice-président à l'ingénierie et à la recherche de Google Alan Eustace a reconnu sur son blog officiel que les premières informations données par la firme de Mountain View étaient fausses. Les voitures de Google ne se contentaient pas de collecter les adresses MAC et SSID des réseaux Wi-Fi, mais enregistraient également des paquets de données envoyés sur les réseaux non protégés.

"L'équipe d'ingénieurs de Google travaille dur pour gagner votre confiance, et nous sommes parfaitement conscients que nous avons gravement échoué ici. Nous sommes profondément désolés de cette erreur et nous sommes déterminés à en tirer toutes les leçons possibles", écrit Eustace.

"Nous n'avons jamais utilisé ces données dans le moindre produit de Google", rassure-t-il cependant.

Selon Google, il s'agit d'une "erreur" issue d'un "bout de code" écrit en 2006 par un ingénieur de Google. Le code en question visait à examiner toutes les catégories de données qui circulaient sur les réseaux publiques, et il a été repris tel quel par les équipes de Google Street View. "Bien que les responsables ne voulaient pas, et n'avaient aucune intention, d'utiliser des données collectées", insiste la firme.

Alan Eustace explique que les voitures en mouvement n'ont pu collecter que des fragments de données. Il fallait d'abord que des données aient été effectivement envoyées sur un réseau ouvert au moment où la voiture passait à proximité, et il ajoute que le système Wi-Fi des voitures change de canal environ cinq fois par seconde, ce qui l'oblige à couper très vite la connexion à un réseau.

Mais pour Eustace, il s'agit là d'une démonstration grandeur nature du risque d'utiliser des réseaux Wi-Fi non protégés. Sans l'écrire explicitement, il semble dire aux internautes que c'est aussi par leur faute et leur négligence si des données personnelles ont pu être collectées sur des réseaux ouverts. Or ça tombe bien, la justice allemande vient de les déclarer illicites.

En réaction, la firme de Mountain View a tout de même bloqué immédiatement toutes ses voitures, et isolé toutes les données pour les rendre inaccessibles. Elles seront supprimées "dès que possible", et Google a contacté les régulateurs de la vie privée dans une trentaine de pays pour savoir comment s'en débarrasser au mieux. Ce qui semble indiquer qu'il ne se contentera pas d'effacer les données de ses serveurs, mais qu'il a bien l'intention de détruire physiquement les disques durs qui les contenaient.

A l'avenir, les voitures de Google Street View ne collecteront plus aucune donnée sur les réseaux Wi-Fi. Pas même les adresses MAC et SSID.

Publié par Guillaume Champeau, le 17 Mai 2010 à 11h21
 
 
18
Commentaires à propos de «Google s'excuse après la collecte de données privées sur les Wi-Fi ouverts»
 
et si on protegeait pas nos wifi, ça pourrait permettre de cesser d'avoir 15 reseaux disponibles partout et d'économiser..
google is watching you.
une chtite coquille :

"pour gagner pour gagner" paragraphe 3 ligne 1
une boite aux lettres non-fermée donne t'elle le droit de lire se qui s'y trouve ?
Quelqu'un a bougé, ils se sont retirés.
Tant mieux.
Destruction du disque dur: démagnétisation intégrale sous un puissant électro-aimant, puis broyage de tous les disques simultanément à des disques "factice" jusqu'à en avoir de la poussière métallique (qui sera recyclée par exemple dans la tôle sur les chantiers du bâtiment).
Et encore c'est rien. il faut ajouter toutes les données collectées par Androïd et Chrome et puis tout le reste de leurs application...
C'est du propre.
Ils sont gonflés chez Google ! Collecter les données de connexion Wi-Fi ne se fait pas par hassrd mais suppose des préparations parfaitement déterministes et volontaristes. Le coup des quelques ligne de code qui traînaient par là, ça ne prend pas. En fait Google s'est fait prendre la main dans le pot de confiture à nous fliquer, une fois de plus
Arkados, le 17/05/2010 - 11:48
Destruction du disque dur: démagnétisation intégrale sous un puissant électro-aimant, puis broyage de tous les disques simultanément à des disques "factice" jusqu'à en avoir de la poussière métallique (qui sera recyclée par exemple dans la tôle sur les chantiers du bâtiment).

Un shred à 5 passes sera amplement suffisant, plus économique et écologique. Et sinon, les plateaux des disques dur sont en verre depuis 5 ans.
Hallucinant,

Un bout de code écrit en 2006 et qui traînait comme ça dans le logiciel.
Et s'il y avait eu un bout de code pour implanter des virus, ils l'auraient utilisé aussi. La notion de test unitaire, de test d'intégration, d'essais, de validation, ça n'existe pas chez Google ? On fout du code sur des bagnoles et puis on ne regarde pas ce qui est collecté ?

On a le droit d'y croire.

Google joue les étonnés lorsque les allemands leur demandent des explications à Google alors qu'ils avaient collecté plus de 600 Go de données. Il n'y a personne chez Google qui s'est rendu compte avant que collecter des noms de réseaux et des adresses Mac occupait 10 fois plus de place sur les disques durs que ce qui était normalement attendu.

Soit Google se fout de nous, soit ce sont des branquignoles.

C'est sûr qu'il vaut mieux fermer à clé son wifi comme on ferme à clé sa bagnole ou sa maison. Mais même si on laisse sa maison ouverte, cela n'autorise pas le premier passant venu à y entrer.
Là idem : rien n'autorisait Google à aller écouter les données transmises. Que ce soit volontairement ou pas. J'espère que la justice va un peu se pencher sur ces soit-disant "erreurs".

PS : J'ai fait supprimer les photos de ma maison de Google Street View parce que je n'ai jamais donné l'autorisation à Google de diffuser des photos de ce que je considère comme ma propriété privée. Ils en ont viré 4 sur 5 : il va falloir recommencer pour la dernière.
mais qu'il a bien l'intention de détruire physiquement les disques durs qui les contenaient.
Et les bandes de sauvegarde ?
L'excuse du bout de code oublié...

Ces types prennent vraiment leurs clients pour des buses. Je suis d'accord avec Zabre. Au surplus, je n'ai pas pris de wifi, et n'en prendrai pas tant que je n'aurai pas reçu suffisamment de garanties techniques et juridiques, ce qu'aucun FAI n'est encore en mesure de fournir pour l'instant.
zabre, le 17/05/2010 - 12:50
Hallucinant,

Un bout de code écrit en 2006 et qui traînait comme ça dans le logiciel.
Et s'il y avait eu un bout de code pour implanter des virus, ils l'auraient utilisé aussi. La notion de test unitaire, de test d'intégration, d'essais, de validation, ça n'existe pas chez Google ? On fout du code sur des bagnoles et puis on ne regarde pas ce qui est collecté ?

On a le droit d'y croire.

Google joue les étonnés lorsque les allemands leur demandent des explications à Google alors qu'ils avaient collecté plus de 600 Go de données. Il n'y a personne chez Google qui s'est rendu compte avant que collecter des noms de réseaux et des adresses Mac occupait 10 fois plus de place sur les disques durs que ce qui était normalement attendu.

Soit Google se fout de nous, soit ce sont des branquignoles.

C'est sûr qu'il vaut mieux fermer à clé son wifi comme on ferme à clé sa bagnole ou sa maison. Mais même si on laisse sa maison ouverte, cela n'autorise pas le premier passant venu à y entrer.
Là idem : rien n'autorisait Google à aller écouter les données transmises. Que ce soit volontairement ou pas. J'espère que la justice va un peu se pencher sur ces soit-disant "erreurs".

PS : J'ai fait supprimer les photos de ma maison de Google Street View parce que je n'ai jamais donné l'autorisation à Google de diffuser des photos de ce que je considère comme ma propriété privée. Ils en ont viré 4 sur 5 : il va falloir recommencer pour la dernière.



Enter/Zabre, si on remplace dans ta prose Google par Hadopi, cela donne quoi ?


:smartass:
Bah, si on se place sur le strict plan des libertés individuelles, il y a aujourd'hui deux menaces :

- le contrôle par les autorités, qui veulent éliminer toute poche d'opacité au nom de préceptes sécuritaires dont on sait tous ce qu'ils doivent 1) à l'idéologie réactionnaire et 2) aux lobbies divers. On peut classer dans cette catégorie les fichiers STIC, CRISTINA, EDVIGE 2, etc., la vidéosurveillance, les systèmes de délation prisés par Frédéric Lefebvre, et les fondements des législations Hadopi (en attendant Loppsi). La lutte contre le "piratage" participe pleinement de ce déjournement des principes au services d'industries mercantiles et d'idéologues liberticides.

- les mastondontes industriels qui veulent établir ou renforcer leurs monopoles commerciaux et leurs sources de profit, fût-ce au mépris de la confidentialité qui doit encore entourer la vie privée des gens.
Natasha, le 17/05/2010 - 14:39

Enter/Zabre, si on remplace dans ta prose Google par Hadopi, cela donne quoi ?


:smartass:

Pas mal ça ! Effectivement, il ne faut pas confondre l'excellent Google avec la méprisable Hadopi.
le message d'excuse:

"on s'excuse de s'etre fait prendre en essayant d'enfer tout le monde"

vachement credible
Djaron, le 17/05/2010 - 22:15
le message d'excuse:

"on s'excuse de s'etre fait prendre en essayant d'enfer tout le monde"

vachement credible

Bah, ça marche pour les banques, ils seraient cons de pas essayer.
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