Alors qu'elle lui reconnaît un flot de qualités, l'association de consommateurs "ne conseille pas" l'achat d'un iPhone 4, en raison de ses problèmes de réception. "Un téléphone sert à téléphoner", rappelle-t-elle.

On lui prêtera sans doute moins d’influence que son homologue américaine Consumer Reports, qui dans un avis similaire avait contraint il y a deux semaines Apple à organiser d’urgence une conférence de presse pour reconnaître les défauts de réception de l’iPhone 4 et offrir des coques de protection. L’UFC-Que Choisir a publié aujourd’hui un article dans lequel il déconseille à son tour l’achat du dernier téléphone mobile d’Apple.

« L’iPhone 4 souffre bel et bien d’un problème d’antenne. Malgré de bonnes performances sur d’autres critères (facilité d’emploi, qualité d’écoute, photo, navigation Internet, etc.), ce défaut de conception nous empêche de conseiller ce smartphone aux consommateurs« , écrit ainsi l’association dans son magazine Que Choisir. « Si l’on ne touche pas l’appareil, les résultats sont très bons : il obtiendrait trois étoiles et prendrait, sur ce critère, la tête du classement ! Toutefois, nos tests plus poussés montrent que lorsqu’on touche l’appareil (notamment sur le côté gauche en bas), il perd de sa capacité à émettre (…) lorsque le réseau passe déjà mal, le risque d’interruption est élevé« .

Dans un premier temps, Apple avait tenté de prétendre que le problème de réception était en fait un problème de perception. Il avait en effet mis en ligne un firmware qui affichait un nombre de barres de réception plus fidèle à la réalité, mais sans reconnaître un problème matériel. Il a fallu attendre que Consumer Reports déconseille l’achat de l’iPhone 4 pour que la firme de Cupertino prenne véritablement le problème en main, mais non sans persévérer dans une politique de communication très contre-productive de la part d’Apple.

Après avoir accusé ses propres clients de mal tenir leur téléphone, Apple a accusé ses concurrents de n’être pas mieux lotis, à grand renfort de vidéos démontrant des problèmes similaires sur d’autres appareils Samsung, Nokia, Motorola, HTC, ou Blackberry. Or les clients d’Apple ne veulent pas des produits « aussi mauvais » que les autres, mais mieux.

C’est en tout cas l’image que souhaitait donner Steve Jobs à sa société, et qu’il a cette fois écornée.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés