Le plasticien allemand Johannes P Osterhoff avait inventé le mouvement le mois dernier, en hackant une affiche publicitaire pour l’iPad présente dans une station du métro de Berlin. L’artiste avait remplacé les photos familiales présentées sur l’écran de la tablette tactile par des images érotiques, voire pornographiques. Il souhaitait ainsi exprimer sa désapprobation de la politique moraliste de Steve Jobs, qui affirme ne pas vouloir de porno sur l’iPad.

Dans le même esprit, des activistes anonymes regroupés sous la bannière « Freedom-For-Porn » ont profité de la présentation de l’iPhone 4 par Steve Jobs lors du WWDC pour détourner également les affiches publicitaires présentes dans les rues de San Francisco, à quelques pas de la conférence. L’organisation semble trop professionnelle pour qu’il ne s’agisse pas d’un coup monté par une agence marketing désireuse de montrer son savoir-faire, mais le résultat vaut le coup d’oeil :

A propos de la politique de censure d’Apple, nous vous conseillons par ailleurs la lecture de cet excellent billet d’Olivier Ertzscheid, maître de conférence en sciences de l’information. Il y analyse avec finesse l’opposition croissante entre le bloc du web ouvert, et celui des espaces virtuels fermés, en partant d’une analogie urbaine basée sur l’isolement des populations « riches » qui recherchent la sécurité et la tranquillité entre gens de même condition, plutôt que l’anarchie et la diversité du melting-pot des centres ville.

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