Publié par Guillaume Champeau, le Mardi 18 Mai 2010

Jean-Luc Godard : "Je suis contre Hadopi. Il n'y a pas de propriété intellectuelle"

Interrogé par les Inrocks à l'occasion de la sortie de Film Socialisme, Jean-Luc Godard a livré un plaidoyer contre les dérives du droit d'auteur et l'idée-même de propriété intellectuelle.

Alors qu'il entrera bientôt dans sa quatre-vingtième année, et malgré une image de réalisateur vieillot dont on aime raconter les films sans jamais les regarder, Jean-Luc Godard est resté un cinéaste d'une grande modernité. A l'occasion de son dernier Film Socialisme, présenté au Festival de Cannes et déjà disponible en VOD, Godard envoie valdinguer la propriété intellectuelle en empruntant des extraits de films qu'il colle à ses images, sans l'autorisation de ses confrères.

Dans une longue et passionnante interview aux Inrocks, Jean-Luc Godard dit tout le mal qu'il pense des droits d'auteur tels qu'ils sont appliqués aujourd'hui. "Le droit d'auteur, vraiment c'est pas possible. Un auteur n'a aucun droit. Je n'ai aucun droit. Je n'ai que des devoirs", explique-t-il. "Je suis contre Hadopi, bien sûr. Il n'y a pas de propriété intellectuelle. Je suis contre l'héritage, par exemple. Que les enfants d'un artiste puissent bénéficier des droits de l'œuvre de leurs parents, pourquoi pas jusqu'à leur majorité... Mais après, je ne trouve pas ça évident que les enfants de Ravel touchent des droits sur le Boléro...".

En plus du privilège façon ancien régime que son les droits d'auteur post-mortem, forcément incompatible avec ses idées politiques, Godard trouve sans doute très désagréable l'idée que ses films, réalisés pour éveiller la conscience, ne seront pas disponibles dans le domaine public avant au moins les 70 années qui suivront sa mort. C'est la loi. Le débat existait déjà, beaucoup plus virulent, il y a deux siècles.

Plus que le droit d'auteur, c'est l'abus du droit d'auteur qui le dérange. L'appropriation exclusive de l'œuvre. "Il ne devrait pas y avoir de propriété des œuvres. Beaumarchais (qui a défendu le droit d'auteur et créé la SACD, ndlr) voulait seulement bénéficier d'une partie des recettes du Mariage de Figaro. Il pouvait dire "Figaro, c'est moi qui l'ai écrit". Mais je ne crois pas qu'il aurait dit "Figaro, c'est à moi". Ce sentiment de propriété des œuvres est venu plus tard. Aujourd'hui, un type pose des éclairages sur la tour Eiffel, il a été payé pour ça, mais si on filme la tour Eiffel on doit encore lui payer quelque chose."

Il estime que les artistes ont le droit de reprendre les images de ses films sans le demander. "D'ailleurs, des gens le font, mettent ça sur internet et en général c'est pas très bon... Mais je n'ai pas le sentiment qu'ils me prennent quelque chose". Godard lui-même a repris dans son film des images de Plages, d'Agnès Varda, sans lui demander l'autorisation, et même sans la citer. Une pratique totalement interdite par le code de la propriété intellectuelle, mais qu'il juge légitime. "Ce plan n'est pas une citation, je ne cite pas le film d'Agnès Varda: je bénéficie de son travail. C'est un extrait que je prends, que j'incorpore ailleurs pour qu'il prenne un autre sens". Il est d'accord pour le payer, mais pas au prix exigé par le producteur. "Si Agnès me demandait de l'argent, j'estime qu'on pourrait la payer au juste prix. C'est-à-dire en rapport avec l'économie du film, le nombre de spectateurs qu'il touche..."

"Quand la loi n'est pas juste, la justice passe avant la loi", dit l'avant-dernière citation du film. "C'est par rapport au droit d'auteur. Tous les DVD commencent par un carton du FBI qui criminalise la copie. Je suis allé chercher Pascal", explique Godard. C'est d'ailleurs sur cette image du FBI, qui prend le consommateur pour un coupable en puissance, qu'est dite la citation.

Ce qui est illégal est-il nécessairement illégitime ? Vous avez deux heures.

Publié par Guillaume Champeau, le 18 Mai 2010 à 16h34
 
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Commentaires à propos de «Jean-Luc Godard : "Je suis contre Hadopi. Il n'y a pas de propriété intellectuelle"»
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"...Godard lui-même a repris dans son film des images de Plages, d'Agnès Valda, sans lui demander l'autorisation..."

nan spas Valda mais VaRda

la Valda est petite aussi mais a moins de talent et est surtout verte
[message édité par maided le 18/05/2010 à 16:50 ]
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(supprimé pour fusion de post)
[message édité par maided le 18/05/2010 à 16:50 ]
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Déjà, il a entièrement raison sur l'aberration des droits d'auteurs envers les enfants.

Les enfants ne DEVRAIENT JAMAIS toucher le moindre sou pour les oeuvres qu'ont faites leurs parents. Un parent est censé propulser son enfant dans la vie, pas en faire un assisté. C'est une aberration pédagogique de faire ça.

Soit les parents lèguent des sous en héritage, soit ils lèguent une oeuvre non publiée, mais pas des droits.

Ensuite, je comprends mieux pourquoi il boycotte le festival de Cannes. Il disait qu'il avait un problème "de type grec" et qu'il ne pourrait pas venir. En langage Godard, ça veut dire qu'il s'est fait enculer par son producteur qui a décidé de le lâcher.

Après le désistement des Stones et de Ridley Scott, c'est un coup dur pour Cannes.

Le festival de Cannes n'est qu'un ramassi de poudre aux yeux destiné à attribuer des titres à des films pour qu'ils se vendent mieux. C'est un peu comme le prix Goncourt, avant c'était bien, maintenant c'est complètement pourri par les histoires de gros sous (encore qu'ils tendent à rééquilibrer les choses avec le Goncourt). En pratique, ce sont les producteurs qui décident des invités.

J'imagine bien que Godard, fâché de s'être fait virer de son film à cause de cette problématique du droit d'auteur, n'a pas voulu lêcher leur cul à Cannes. C'est bien, il a le courage de ses convictions.

Ah oui, et moi Kad, Godard, je le considère comme l'un des meilleurs réalisateurs de ce siècle, et je regarde ses films.

Mais ces films se destinent à des gens ayant un minimum d'intelligence, et de ce côté là comme je suis bien supérieur à la normale, il est compréhensible que beaucoup de gens ne préfèrent aller voir Twilight, Harry Potter 7 ou autres chiottes dans le même genre entre 2 épisodes de "l'amour est aveugle".
[message édité par Goldoark le 18/05/2010 à 17:11 ]
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je prends toujours les dires de Godard avec des pincettes, car c'est un provocateur né, il dirait tout et son contraire pour dérouter ses interlocuteurs
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Godard trouve sans doute très désagréable l'idée que ses films, réalisés pour éveiller la conscience, ne seront pas disponibles dans le domaine public avant au moins les 70 années qui suivront sa mort. C'est la loi.
Il n'a qu'à utiliser une licence LAL ou CC-BY
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Winael, le 18/05/2010 - 17:13
Godard trouve sans doute très désagréable l'idée que ses films, réalisés pour éveiller la conscience, ne seront pas disponibles dans le domaine public avant au moins les 70 années qui suivront sa mort. C'est la loi.
Il n'a qu'à utiliser une licence LAL ou CC-BY


Encore faut-il avoir l'autorisation de tous les ayants droit (en particulier du producteur, mais aussi des interprètes). Improbable.
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"Ce qui est illégal est-il nécessairement illégitime ? Vous avez deux heures".
C'est pas gagné.
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Ca me fait toujours rigoler ces mecs qui ont profité du droit d'auteur pour gagner leur vie (et dans le cas de Godart, d'être largement à l'abri du besoin) et qui maintenant, crachent dans la soupe.

Cela aurait été tellement plus beau de refuser les droits d'auteur dès "A bout de souffle" ou "Pierrot le fou".

Mais Monsieur Jean-Luc, il n'est pas trop tard, je te te propose un truc : à partir d'aujourd'hui, tous les droits d'auteur de tes films passés et à venir seront reversés à une association d'aide aux cinéastes débutants en manque de financement. Franchement, tu as déjà tout ce qui te faut, donc ça serait sympa de passer le flambeau.
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Ce qui est illégal est-il nécessairement illégitime ?

Arrête, Kad, tu risques de donner des idées aux personnes qui pondent les sujets aux épreuves du bac
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Goldoark, le 18/05/2010 - 16:54

Mais ces films se destinent à des gens ayant un minimum d'intelligence, et de ce côté là comme je suis bien supérieur à la normale, il est compréhensible ...


?
c'est de l'humour ?
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@zabre : c'est intéressant ce que tu dis. Moi, ceux qui me font rigoler ce sont les artistes qui ont réussi et qui sont pour HADOPI et contre le téléchargement, comme si ces gros pleins de soupe avaient encore besoin de pognon.

Allons-bons. Si nos deux opinions se valent, ça veut dire qu'un artiste ayant réussi ne peux pas être ni pour ni contre ?
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Godard = terroriste nazi pédophile (et il mange des lapins-nains)
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CaptainKiller, le 18/05/2010 - 17:35

?
c'est de l'humour ?


C'en est de le demander?
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Ca me fait toujours rigoler ces mecs qui ont profité du droit d'auteur pour gagner leur vie (et dans le cas de Godart, d'être largement à l'abri du besoin) et qui maintenant, crachent dans la soupe.


J'ai pas l'impression qu'il crache dans la soupe. Son propos, c'est plutôt de dire "si quelqu'un fait un usage commercial d'une oeuvre, il est normal que l'auteur reçoive une partie des bénéfices" (ce qu'il dit à propos de son extrait du film de Varda : "Mais si Agnès me demandait de l'argent, j'estime qu'on pourrait la payer au juste prix. C'est-à-dire en rapport avec l'économie du film, le nombre de spectateurs qu'il touche..."). Par contre, il n'a pas le droit de dire "cette oeuvre est à moi, personne d'autre n'a le droid d'y toucher, de l'utiliser ou de la reproduire."
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Crepitus, le 18/05/2010 - 17:41
CaptainKiller, le 18/05/2010 - 17:35

?
c'est de l'humour ?


C'en est de le demander?


Et de penser que j'en manque ?
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zabre, le 18/05/2010 - 17:24
Ca me fait toujours rigoler ces mecs qui ont profité du droit d'auteur pour gagner leur vie (et dans le cas de Godart, d'être largement à l'abri du besoin) et qui maintenant, crachent dans la soupe.

Cela aurait été tellement plus beau de refuser les droits d'auteur dès "A bout de souffle" ou "Pierrot le fou".

Mais Monsieur Jean-Luc, il n'est pas trop tard, je te te propose un truc : à partir d'aujourd'hui, tous les droits d'auteur de tes films passés et à venir seront reversés à une association d'aide aux cinéastes débutants en manque de financement. Franchement, tu as déjà tout ce qui te faut, donc ça serait sympa de passer le flambeau.


C'est bien de s'appuyer sur le patrimoine déjà accumulé par certains artistes pour proposer ce genre de chose. En appliquant cette logique, on va enfin pouvoir télécharger gratuitement tous les connards qui nous bassinent avec leurs messages larmoyants sur la protection de leur droit d'auteur - parce que c'est toujours des machins du type Johnny ou Calogero, qui dégueulent de l'argent dépensé par leurs fans, qui se lamentent. Parce que franchement, ça serait bien que tous ces pitres passent le flambeau.

Note bien : personnellement, je n'ai jamais téléchargé ces trucs. Mais toute une génération de kids va pouvoir oublier Hadopi et les délires des Majors et leur hypertrophie du droit d'auteur...
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Plus sérieusement : il est un peu aux pâquerettes, Godard. Mais sa position, pour caricaturale qu'elle soit, donnera peut-être à penser aux légions de types, de Hollywood à Versailles, qui prétendent s'inspirer du "Maître" dans leur travail... et qui fliquent Youtube à la recherche de la moindre image détournée de leurs productions.
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il est normal que l'auteur reçoive une partie des bénéfices" (ce qu'il dit à propos de son extrait du film de Varda : "Mais si Agnès me demandait de l'argent, j'estime qu'on pourrait la payer au juste prix. C'est-à-dire en rapport avec l'économie du film, le nombre de spectateurs qu'il touche...").


Mais qui décide du prix ? Lui ou Agnès Varda ? Ou les deux ?

Le prix de tout bien (qu'il soit matériel ou immatériel) est un équilibre entre la valeur estimée par le vendeur et ce que l'acheteur accepte d'y mettre.
Le vendeur peut demander trop cher. A ce moment-là, l'acheteur refuse le bien.
Mais cela ne lui donne pas le droit de prendre le bien quand même et d'imposer le prix. Vos tomates à 3¤le kilo sont trop chères : je les prends et si vous me demandez de l'argent, je les payerais 1¤

Godard estime qu'Agnès Varda pourrait être payée au juste prix ? Mais c'est quoi le juste prix ? Juste le nombre de spectateurs et "l'économie du film" ? Alors dans ce cas, les merdes de Max Pecas qui ont fait plus d'entrée que les films d'Agnès Varda seront payés plus chers ? La minute de "On se calme et on boit frais à St-Tropez" vaut plus cher que la minute de "Cléo de 5 à 7" ?

C'est complètement absurde comme raisonnement. C'est une négation du travail artistique. Pour être bien rémunéré selon Godard, faites de la bonne bouse bien commerciale. Le prix d'un tableau, ce n'est pas uniquement le prix de la toile et des tubes de peinture. Ni même d'ailleurs le prix du nombre d'heures passées par le peintre.

En attendant, Godard va faire du pognon en utilisant le travail des autres, et en plus sans le citer. Même les licences Creative Commons demandent au moins de citer la paternité de l'auteur original.
[message édité par zabre le 18/05/2010 à 18:11 ]
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zabre, le 18/05/2010 - 18:07


C'est complètement absurde comme raisonnement. C'est une négation du travail artistique. Pour être bien rémunéré selon Godard, faites de la bonne bouse bien commerciale. Le prix d'un tableau, ce n'est pas uniquement le prix de la toile et des tubes de peinture. Ni même d'ailleurs le prix du nombre d'heures passées par le peintre.



Pourquoi ?

Explique toi, donc !

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Si vous avez pas lu cet entretien et bien il est a lire.
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Jean-Luc Godard est contre l'héritage. Ca explique tout.
"Que les enfants d'un artiste puissent bénéficier des droits de l'oeuvre de leurs parents, pourquoi pas jusqu'à leur majorité .."
Il critique l'abus de droit d'auteur "tels qu'ils sont appliqués aujourd'hui". Un peu comme les Partis Pirates.
Cet abus de 70 ans à s'en mettre pleins les fouilles après la mort de l'auteur est scandaleux.
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La propriété, intellectuelle ou pas, c'est le vol. À bas les propriétaires ! ("L'huissier", de Marcel Aymé).
On n'avait pas aboli les privilèges par une belle soirée d'été ? Que s'est-il passé ?
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deadalnix (Animateur/Modérateur Actualités) le 18/05/2010 à 20:01
Kad, le 18/05/2010 - 17:16
Encore faut-il avoir l'autorisation de tous les ayants droit (en particulier du producteur, mais aussi des interprètes). Improbable.


Si je ne m'abuse, les interprètes relèvent du droit à l'image, pas du droit d'auteur si ?
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Il fait bon de rappeler l'origine des droits d'auteur à certains.
Effectivement, ils ont été... écrits... pour qu'un individu lambda ne profite pas commercialement du travail d'un artiste. Quelqu'un qui a un revenu tiré d'une oeuvre doit en "remercier" l'auteur (de préférence sous une forme qui l'aide à vivre )
A l'inverse, ils n'ont pas été imaginés pour "défendre" un auteur de son public.

Hélas, la dérive des ces "droits" a amené une situation presque inverse, sauf dans quelques cas particuliers. Les "droit d'auteur" (ou son dérivé bien pire, le "copyright") servent à défendre à ce jour les producteurs/éditeurs... contre le public... et parfois même contre l'artiste!!!

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Pour répondre au "sujet de philo" en fin d'article, je n'ai que deux courtes phrases comme base pour amener une toute aussi courte conclusion.

La légalité est définie par des lois humaines. Comme tout création humaine, elle est temporaire et faillible.

Partant de là, la question de la "légitimité" étant une affaire de contexte sociétal et culturel (donc évoluant avec le temps), il est évident qu'une "légalité" qui ne change pas avec la société à laquelle elle s'applique ne conserve pas sa "légitimité"... si tant est qu'elle en a eu un jour.

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PS: j'ajouterais que je boycotte depuis longtemps tout produit qui commence par me traiter, moi acheteur payant, de voleur. Je respecterai peut-être un peu plus ces "vendeurs" (j'ai déjà un grand respect pour les artistes eux-mêmes en général) quand ils comprendront qu'ils doivent me respecter aussi. Comme je l'ai dit à quelqu'un il y a un moment déjà: le respect doit être mutuel, ce n'est pas un rapport de force, mais de confiance.
[message édité par wormlore le 18/05/2010 à 21:22 ]
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Godard rejoint Lalanne pour pousser un cri ...que les internautes approuvent implicitement . Des réflexions plus élaborées ont été conduites par des gens comme Stallman, Ettighoffer ou Lessig ...proclamant la necéssité de réformer le Copyright pour l'adapter au numérique :
http://www.ettighoffer.fr/349/renover-le-copyright-un-imperatif-de-l'economie-numerique
Rien de nouveau comme idée... sauf que ce sont des artistes qui ont profité de ce système pourri qui en font la même demande que nous !
- Nous ; les internautes , on demande aussi laz création droit d'usage du Copyright ; opposable aux abus de la propriété intellectuelle .... peut-être une licence globale transitoire ...puis le pasage aux licences Libres comme le Copyleft ..qui existent déjà sur le web : seule solution qui ne soit pas antinomique à la neutralité du web !
- Il faut ramener le droit d'auteur, à 20 ans maximum, comme le brevet. Il faut supprimer les droits voisins.
- Pour les ayants-droits , cette manne d'argent représente plus une rente que la juste rémunération du travail de leur auteur ... Son oeuvre devient un placement d'argent sûr et garanti dans sa pérennité, ...qui les intéresse plus que la valeur sentimentale & culturelle ...qu'elle devrait représenter à leurs yeux !
Ces gens-là sont toujours sur le qui-vive, pour attaquer les produits dérivés, les contrefaçons & copies illégales ou les publications de leur cher auteur, publiées sans leur accord ! Ils se livrent aussi à la rétention, de publication d'oeuvres, de leur cher auteur .
Quelquefois çà finit devant les tribunaux, par avocats interposés ( devant l'argent; il n'y a plus d'amis ). Les ayants-droits peuvent aussi se conduire eux-mêmes comme des marchands du Temple faisant argent de tout ...comme le petit-fis de Picasso, négociant fort cher la signature de son aïeul, avec Citroën pour la Xara ou la C4 !

NB: je rectifie Godard pour le Boléro de Ravel . Il était vieux célibataire, sans héritier ...donc il céda les droits d'auteur de ce morceau à sa bonne ...laquelle mena une vie de château dans la JetSet, avec une somptueuse villa au bord du Lac Léman en Suisse,avec sa fille, pendant fort longtemps, en toute oisiveté, sans soucis matériels !
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71 messages publiés
zabre, le 18/05/2010 - 18:07
Mais qui décide du prix ? Lui ou Agnès Varda ? Ou les deux ?

Le prix de tout bien (qu'il soit matériel ou immatériel) est un équilibre entre la valeur estimée par le vendeur et ce que l'acheteur accepte d'y mettre.
Le vendeur peut demander trop cher. A ce moment-là, l'acheteur refuse le bien.
Mais cela ne lui donne pas le droit de prendre le bien quand même et d'imposer le prix. Vos tomates à 3€le kilo sont trop chères : je les prends et si vous me demandez de l'argent, je les payerais 1€

Godard estime qu'Agnès Varda pourrait être payée au juste prix ? Mais c'est quoi le juste prix ? Juste le nombre de spectateurs et "l'économie du film" ? Alors dans ce cas, les merdes de Max Pecas qui ont fait plus d'entrée que les films d'Agnès Varda seront payés plus chers ? La minute de "On se calme et on boit frais à St-Tropez" vaut plus cher que la minute de "Cléo de 5 à 7" ?

C'est complètement absurde comme raisonnement.


Le kilo de tomates, une fois payé, il t'appartient à toi, plus au vendeur. La minute de film, de Pécas comme de Varda, leur appartient toujours : ils n'en sont pas dépossédés si je la réutilise pour un de mes films (boulanger... baguette... toussa).

Ca n'excuse pas le fait de ne pas citer ses sources au générique, soit. Mais faut relativiser.
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2705 messages publiés
deadalnix, le 18/05/2010 - 20:01
Si je ne m'abuse, les interprètes relèvent du droit à l'image, pas du droit d'auteur si ?

Je crois que le droit à l'image relève en fait de la vie privée, par conséquent ça ne doit pas concerner un interprète dans le cadre d'un film. Je pense donc aussi que ça relève du droit d'auteur de par les différentes facettes artistiques d'une interprétation : la plastique, la gestuelle, l'art oratoire, ...
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Croux, le 18/05/2010 - 22:41

deadalnix, le 18/05/2010 - 20:01
Si je ne m'abuse, les interprètes relèvent du droit à l'image, pas du droit d'auteur si ?

Je crois que le droit à l'image relève en fait de la vie privée, par conséquent ça ne doit pas concerner un interprète dans le cadre d'un film. Je pense donc aussi que ça relève du droit d'auteur de par les différentes facettes artistiques d'une interprétation : la plastique, la gestuelle, l'art oratoire, ...


Les artistes-interprètes ont un droit spécifique, le droit des artistes-interprètes.

Sur un CD commercialisé, il y a au moins :

- le droit d'auteur (confisqué par la maison de disque qui en fait un droit d'éditeur et reverse royalement 6 malheureux % à l'artiste, enfin plutôt à la société de répartition qui prend sa dime au passage),
- le droit de l'artiste-interprète,
- le droit du producteur du phonogramme (tiens, il a pas déjà encaissé le droit d'auteur, lui ?)
- le droit de reproduction mécanique (SDRM)

et j'en oublie sûrement.

En contexte numérique, idéalement on devrait avoir :

- le droit de l'auteur (qui décide lui-même comment et pour quelle contrepartie on accède à son oeuvre, et reverse éventuellement un petit pourcentage aux éventuels intermédiaires qu'il décide lui-même de faire intervenir, comme un éditeur)
- le droit de l'artiste-interprète,
- rien d'autre, puisque les intermédiaires ont disparu.

Et puis surtout, dans un contexte démocratique (je veux dire, non confisqué par les lobbys et leurs séïdes politiques), on devrait également avoir un système d'équilibrage entre droit de l'auteur et liberté du public, et surtout pour l'artiste la liberté d'adopter un schéma de distribution disons "libre" (diffusion gratuite) ou un schéma disons propriétaire (système classique de label).

Et si le second schéma souffre du piratage, on compense par un système de mécénat global ou de licence légale, comme on l'a fait dans le passé pour les K7 vierges audio et vidéo, puis les CDR.
[message édité par Ulf Harkogansk-Malatesta le 20/05/2010 à 09:35 ]
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9 messages publiés
Récemment, j'ai vu une interview télé de Mathieu Kassovitz qui disait qu'un film devrait tomber dans le droit public dès que celui-ci atteint un "certain seuil de rentabilité". Cet notion, assez flou du reste, serait une voie à creuser pour réformer radicalement les droits de la propriété intellectuelle. Imaginez un futur proche et ideal : un film tomberait dans le domaine public 15, voir 10 ans après sa sortie ou bien plus tôt s'il a été financièrement rentable...Mais bon, ne rêvons pas, nos politiciens sont très loin de cette réflexion....
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828 messages publiés
Star wars episode I était deja rentabilisé avant même sa sortie, en 1999, par la vente des produits dérivés des Hasbro, Burger King etc, donc si on part de ce principe, episode 1 aurait du être libre de droits d'auteurs dés sa sortie ?

Un peu de sérieux ...
Je reste partisan de l'étude qui estime à 14 ans ce seuil de rentabilité, au dela duquel les droits cessent. Si en 14 ans on est pas arrivé à vivre de son ?uvre, au point de passer à une autre ?uvre, c'est qu'on est mauvais ou héritier fils à papa.
Goldoark, le 18/05/2010 - 16:54

Mais ces films se destinent à des gens ayant un minimum d'intelligence, et de ce côté là comme je suis bien supérieur à la normale,

AHAHHAHAHHAHHAHHHAHAHHA
Bordel ça mérite d'être en signature ça.
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Munrau, je suis d'accord avec toi sur les 14 ans mais ce que je voulais surtout souligner que Kassovitz se mouille dans le débat. Il n'y a pas les ayants-droits d'un coté et les anti-hadopi de l'autre... je pense qu'une partie des réalisateurs (on parle ici de cinéma) pensent comme Kassovitz, qu'il faut révolutionner ce système abscons, mais pour l'instant peu de voix se font entendre. On a pour l'instant une pensée conservatrice dominante qui impose SA loi et les anti-hadopi qui passent pour pousse au crime (télécharger = voler).
Je dis donc bravo à Kasso et à Godard pour leur prises de positions mais il faut que d'autres suivent.
munrau, le 19/05/2010 - 02:40
Star wars episode I était deja rentabilisé avant même sa sortie, en 1999, par la vente des produits dérivés des Hasbro, Burger King etc, donc si on part de ce principe, episode 1 aurait du être libre de droits d'auteurs dés sa sortie ?

Un peu de sérieux ...
Je reste partisan de l'étude qui estime à 14 ans ce seuil de rentabilité, au dela duquel les droits cessent. Si en 14 ans on est pas arrivé à vivre de son ?uvre, au point de passer à une autre ?uvre, c'est qu'on est mauvais ou héritier fils à papa.
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Permets moi de me méfier des realisateurs et des gens des metiers artistiques en general, car le copinage et le clientelisme faussent bcp de données qui nous échappent à nous, les simples mortels.

Neanmoins j'ai bien compris ton propos, un peu moins de collabos, un peu plus de résistants chez les artistes, ne ferait pas de mal pour affaiblir la voix dominante pro hadopi.
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4 messages publiés
la position de Godard est intéressante. il ne faut pas oublier que le droit d'auteur comprend également les prérogatives du droit moral et notamment le droit, non cessible, de sanctionner les atteintes à l'intégrité de l'oeuvre. il serait intéressant que les opposants au droit d'auteur exposent ce qu'ils proposent comme alternative au droit moral.
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J'ai un ZABRE dans le GODARD
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Godard, c'est Godard ... il faut se lever matin pour le suivre ...
Mais c'est du Godard ...
L'important c'est ce qu'il dit.
Et comme, en général, il ne dit jamais ce qu'il pense ou ne pense pas ce qu'il dit ... c'est pas simple.
Mais c'est du Godard.
L'important c'est donc ce qu'il dit. Sans trop chercher à comprendre.
Il a dit qu'il est contre hadopi. POINT.
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Natasha, le 18/05/2010 - 19:01
zabre, le 18/05/2010 - 18:07


C'est complètement absurde comme raisonnement. C'est une négation du travail artistique. Pour être bien rémunéré selon Godard, faites de la bonne bouse bien commerciale. Le prix d'un tableau, ce n'est pas uniquement le prix de la toile et des tubes de peinture. Ni même d'ailleurs le prix du nombre d'heures passées par le peintre.



Pourquoi ?

Explique toi, donc !



Qu'est-ce qu'elle ne comprend pas la blonde ?

Qu'un tableau de Gérard Duchemin (Retraité à Romorantin) coûte moins cher qu'un tableau de Pablo Picasso alors qu'ils ont acheté les mêmes cadres, les mêmes toiles et les mêmes tubes de gouache.

Ou que ce n'est pas le nombre de spectateurs qui fait la valeur d'un film. Que 10 secondes d'Agnès Varda vaudront toujours plus que 10 heures de Max Pecas ?
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zabre, le 20/05/2010 - 11:22

Natasha, le 18/05/2010 - 19:01
zabre, le 18/05/2010 - 18:07


C'est complètement absurde comme raisonnement. C'est une négation du travail artistique. Pour être bien rémunéré selon Godard, faites de la bonne bouse bien commerciale. Le prix d'un tableau, ce n'est pas uniquement le prix de la toile et des tubes de peinture. Ni même d'ailleurs le prix du nombre d'heures passées par le peintre.



Pourquoi ?

Explique toi, donc !



Qu'est-ce qu'elle ne comprend pas la blonde ?

Qu'un tableau de Gérard Duchemin (Retraité à Romorantin) coûte moins cher qu'un tableau de Pablo Picasso alors qu'ils ont acheté les mêmes cadres, les mêmes toiles et les mêmes tubes de gouache.

Ou que ce n'est pas le nombre de spectateurs qui fait la valeur d'un film. Que 10 secondes d'Agnès Varda vaudront toujours plus que 10 heures de Max Pecas ?


Mon petit Enter/Zabre :

Tout faux ! Le prix le vrai, celui du marché (qu'il s'agisse d'Oeuvres d'Art ou de pommes de terre), c'est ce que le consommateur, client, collectionneur est disposé à investir, ou dépenser, pour en profiter.

Qu'il s'agisse de tableaux, de sculptures, de Films ou de Musique.






PS :
Qu'est-ce qu'elle ne comprend pas la blonde ?



Travaillerais tu chez Free , mon petit Enter/Zabre est-ce toi l'auteur de cette merveille dans les Pages Jaunes : "Ras le cul de la blonde !"

Compte tenu de ton niveau d'éducation apparent, je n'en serais pas surpris !
[message édité par Natasha le 20/05/2010 à 12:13 ]
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zabre, le 20/05/2010 - 11:22


Qu'est-ce qu'elle ne comprend pas la blonde ?

Qu'un tableau de Gérard Duchemin (Retraité à Romorantin) coûte moins cher qu'un tableau de Pablo Picasso alors qu'ils ont acheté les mêmes cadres, les mêmes toiles et les mêmes tubes de gouache.

Ou que ce n'est pas le nombre de spectateurs qui fait la valeur d'un film. Que 10 secondes d'Agnès Varda vaudront toujours plus que 10 heures de Max Pecas ?


Pour ta dernière affirmation, essais de la faire comprendre aux plateformes de VOD qui vendent du porno, du pecas et consort ou du cinémas d'auteur au même prix. De même à part la 3D, les salles de cinémas ne diminuent pas le prix de la séance pour que 10 heures de pecas soient 36 000 fois moins cher que que du film d'auteur.

Pour la détermination du prix d'un ½uvre et de sa valeur artistique, je te renvois vers ce reportage d'ARTE assez interessant sur la spéculation et les triches sur le cour des artistes. (lorsque le vendeur et les galeristes enchérissent lors de la vente de son ½uvre par téléphone en anonyme pour gonfler le cour réel s'est assez malsain).

Tourné comme un policier, le film de Ben Lewis révèle les pratiques du milieu et démonte le mécanisme de la spéculation à travers des interviews de critiques, commissaires-priseurs, galeristes et collectionneurs, dont certaines obtenues de haute lutte.


De même la façon, d'utiliser les musés pour gonfler le cours d'un artiste en se basant sur leur expertise est aussi amusante.

La valeur artistique d'une ½uvre qui serait liée à sa qualité, c'est quand même assez pathétique de croire encore à de tels mirages aujourd'hui où nombre d'½uvres sont sous traitées à des assistants.
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bourgpat, le 20/05/2010 - 12:31

zabre, le 20/05/2010 - 11:22


Qu'est-ce qu'elle ne comprend pas la blonde ?

Qu'un tableau de Gérard Duchemin (Retraité à Romorantin) coûte moins cher qu'un tableau de Pablo Picasso alors qu'ils ont acheté les mêmes cadres, les mêmes toiles et les mêmes tubes de gouache.

Ou que ce n'est pas le nombre de spectateurs qui fait la valeur d'un film. Que 10 secondes d'Agnès Varda vaudront toujours plus que 10 heures de Max Pecas ?


Pour ta dernière affirmation, essais de la faire comprendre aux plateformes de VOD qui vendent du porno, du pecas et consort ou du cinémas d'auteur au même prix. De même à part la 3D, les salles de cinémas ne diminuent pas le prix de la séance pour que 10 heures de pecas soient 36 000 fois moins cher que que du film d'auteur.

Pour la détermination du prix d'un ½uvre et de sa valeur artistique, je te renvois vers ce reportage d'ARTE assez interessant sur la spéculation et les triches sur le cour des artistes. (lorsque le vendeur et les galeristes enchérissent lors de la vente de son ½uvre par téléphone en anonyme pour gonfler le cour réel s'est assez malsain).

Tourné comme un policier, le film de Ben Lewis révèle les pratiques du milieu et démonte le mécanisme de la spéculation à travers des interviews de critiques, commissaires-priseurs, galeristes et collectionneurs, dont certaines obtenues de haute lutte.


De même la façon, d'utiliser les musés pour gonfler le cours d'un artiste en se basant sur leur expertise est aussi amusante.

La valeur artistique d'une ½uvre qui serait liée à sa qualité, c'est quand même assez pathétique de croire encore à de tels mirages aujourd'hui où nombre d'½uvres sont sous traitées à des assistants.




C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons que les " milieux artistiques " se remettent les Prix entre eux, sans tenir aucun compte de l'avis du public !

Il n'y a qu'Enter/Zabre qui n'en tient pas compte manifestement...



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Tout faux ! Le prix le vrai, celui du marché (qu'il s'agisse d'Oeuvres d'Art ou de pommes de terre), c'est ce que le consommateur, client, collectionneur est disposé à investir, ou dépenser, pour en profiter.


Natasha nous confirme donc son QI de 50. Je m'excuse auprès de toutes les blondes d'avoir traité Natasha de blonde : c'est insultant pour elles.
Natasha estimant que le prix du kilo de patates, de pâtes, de steack haché, de caviar ne devant jamais excédé 50 centimes le kilo, n'achète donc ni patates, ni pâtes, si steack haché, ni caviar.

Il n'y a guère que Natasha qui ne sait pas que le commerce est basé sur l'offre ET la demande, l'équilibre entre le prix de vente et le prix d'achat.

Sinon à ton avis, Natasha, pourquoi est-ce qu'on achèterait pas tout 1 centime ? Par bonté d'âme envers les producteurs ?

C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons que les " milieux artistiques " se remettent les Prix entre eux, sans tenir aucun compte de l'avis du public !

Mais tu n'es n'as jamais marre de dire des conneries ?

Le Prix eurovision : basé sur les votes du public. Les sept d'Or, basés sur les votes du public et des pros.
Cela dit, quand on voit comment vote le public, on se demande s'il ne vaut pas mieux que ce soient les pros qui votent;
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zabre, le 21/05/2010 - 18:20


Tout faux ! Le prix le vrai, celui du marché (qu'il s'agisse d'Oeuvres d'Art ou de pommes de terre), c'est ce que le consommateur, client, collectionneur est disposé à investir, ou dépenser, pour en profiter.


Natasha nous confirme donc son QI de 50. Je m'excuse auprès de toutes les blondes d'avoir traité Natasha de blonde : c'est insultant pour elles.
Natasha estimant que le prix du kilo de patates, de pâtes, de steack haché, de caviar ne devant jamais excédé 50 centimes le kilo, n'achète donc ni patates, ni pâtes, si steack haché, ni caviar.

Il n'y a guère que Natasha qui ne sait pas que le commerce est basé sur l'offre ET la demande, l'équilibre entre le prix de vente et le prix d'achat.

Sinon à ton avis, Natasha, pourquoi est-ce qu'on achèterait pas tout 1 centime ? Par bonté d'âme envers les producteurs ?

C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons que les " milieux artistiques " se remettent les Prix entre eux, sans tenir aucun compte de l'avis du public !

Mais tu n'es n'as jamais marre de dire des conneries ?

Le Prix eurovision : basé sur les votes du public. Les sept d'Or, basés sur les votes du public et des pros.
Cela dit, quand on voit comment vote le public, on se demande s'il ne vaut pas mieux que ce soient les pros qui votent;



De mieux en mieux tes démonstrations Enter/Zabre !

Toutes mes félicitations au sujet de ton approche du prix du marché.

Te voilà maintenant devenu spécialiste en Marketing, Etude de marché, Econométrie maintenant...
[message édité par Natasha le 21/05/2010 à 18:32 ]
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Pour la détermination du prix d'un ïuvre et de sa valeur artistique, je te renvois vers ce reportage d'ARTE assez interessant sur la spéculation et les triches sur le cour des artistes. (lorsque le vendeur et les galeristes enchérissent lors de la vente de son ïuvre par téléphone en anonyme pour gonfler le cour réel s'est assez malsain).


Je suis absolument d'accord avec ce reportage passionnant d'Arte sur les galeries qui gonflent artificiellement les côtes de certains artistes (j'ai passé toute l'aprèm de samedi devant Arte). Mais le reportage porte uniquement sur un marché extrêmement restreint entre artistes contemporains inconnus qui sont gonflés artificiellement. Il ne porte pas sur des Picasso, des Van Gogh ou des Miro.

Ne fais pas dire au reportage ce qu'il ne dit pas : il y a des artistes qui sont des génies et qui n'ont pas besoin de tricheries pour être reconnus. Mais c'est vrai, il y a des Koonz ou des Damien Hirtz dont les galeristes soutiennent artificiellement la valeur des oeuvres parce que justement, on ne sait pas si ce sont des génies ou des imposteurs.

Mais ce n'est pas mon propos.
Je dis que lorsque Godard base son raisonnement sur l'évaluation financière des oeuvres uniquement sur leur valeur marchande (et dans ce cas sur le nombre d'entrées), c'est une énorme et monstrueuse connerie.
Le nombre d'entrées d'un film ne conditionne pas sa valeur artistique : quelque soit le nombre de spectateurs "Bienvenue chez les ch'tis" sera toujours d'une valeur artistique inférieure au "Septième sceau" de Bergman.
Inscrit le 13/04/2007
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zabre, le 21/05/2010 - 18:33

Pour la détermination du prix d'un ïuvre et de sa valeur artistique, je te renvois vers ce reportage d'ARTE assez interessant sur la spéculation et les triches sur le cour des artistes. (lorsque le vendeur et les galeristes enchérissent lors de la vente de son ïuvre par téléphone en anonyme pour gonfler le cour réel s'est assez malsain).


Je suis absolument d'accord avec ce reportage passionnant d'Arte sur les galeries qui gonflent artificiellement les côtes de certains artistes (j'ai passé toute l'aprèm de samedi devant Arte). Mais le reportage porte uniquement sur un marché extrêmement restreint entre artistes contemporains inconnus qui sont gonflés artificiellement. Il ne porte pas sur des Picasso, des Van Gogh ou des Miro.

Ne fais pas dire au reportage ce qu'il ne dit pas : il y a des artistes qui sont des génies et qui n'ont pas besoin de tricheries pour être reconnus. Mais c'est vrai, il y a des Koonz ou des Damien Hirtz dont les galeristes soutiennent artificiellement la valeur des oeuvres parce que justement, on ne sait pas si ce sont des génies ou des imposteurs.

Mais ce n'est pas mon propos.
Je dis que lorsque Godard base son raisonnement sur l'évaluation financière des oeuvres uniquement sur leur valeur marchande (et dans ce cas sur le nombre d'entrées), c'est une énorme et monstrueuse connerie.
Le nombre d'entrées d'un film ne conditionne pas sa valeur artistique : quelque soit le nombre de spectateurs "Bienvenue chez les ch'tis" sera toujours d'une valeur artistique inférieure au "Septième sceau" de Bergman.




Contrairement à toi, Godard est un C*n, en fait.


Tu nous avais déjà habitué à ce genre de propos sur ce forum, du temps où tu te faisait encore appeler Enter !
[message édité par Natasha le 21/05/2010 à 18:42 ]
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zabre, le 21/05/2010 - 18:33

Pour la détermination du prix d'un ïuvre et de sa valeur artistique, je te renvois vers ce reportage d'ARTE assez interessant sur la spéculation et les triches sur le cour des artistes. (lorsque le vendeur et les galeristes enchérissent lors de la vente de son ïuvre par téléphone en anonyme pour gonfler le cour réel s'est assez malsain).


Je suis absolument d'accord avec ce reportage passionnant d'Arte sur les galeries qui gonflent artificiellement les côtes de certains artistes (j'ai passé toute l'aprèm de samedi devant Arte). Mais le reportage porte uniquement sur un marché extrêmement restreint entre artistes contemporains inconnus qui sont gonflés artificiellement. Il ne porte pas sur des Picasso, des Van Gogh ou des Miro.

Ne fais pas dire au reportage ce qu'il ne dit pas : il y a des artistes qui sont des génies et qui n'ont pas besoin de tricheries pour être reconnus. Mais c'est vrai, il y a des Koonz ou des Damien Hirtz dont les galeristes soutiennent artificiellement la valeur des oeuvres parce que justement, on ne sait pas si ce sont des génies ou des imposteurs.



Où met tu l'exemple des iris de van gogh pour lequel Sotheby's avait prêté 25 million de plus à l'un des acheteurs pour lui permettre de rivaliser avec l'autre acheteur. Que ce soit sur l'art contemporain où les impressionnistes qui ne sont pas en musées, tu as de la spéculation. Elle est différente.

Ce qui produisent encore et en série, cela permet d'acheter l'adhésion des acheteur en galerie. Il est plus simple de soutirer 20 Million pour un monochrome, si tu peut faire croire qu'il s'est vendus ce prix là dans une vente aux enchère qui ne devrait pas subir d'intervention sur les cours. Ce qui est amusant dans le reportage est la différence de prix entre les deux monochromes bleue et rose du même artiste. Pour la version feuille d'or, le poids d'or de la toile ne doit pas correspondre à la différence de prix avec le bleue.

Pour les œuvres plus ancienne, oui la qualité intervient mais il ne faut pas oublier d'autres paramètres comme la rareté qui peut aussi influer sur le prix. De même que les prix de revente garantis que propose Sotheby's ou les crédits à la carte.

Sans parler d'un autre reportage plus anciens qui parlait des faux présents en musée malgré des expertises qui avaient été positive vers de grands artistes.
[message édité par bourgpat le 21/05/2010 à 19:38 ]
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De mieux en mieux tes démonstrations Enter/Zabre !

Et toi, bravo pour ton absence totale et absolue de commencement de démonstration.

Quand je disais QI 50 pour Natasha, j'étais franchement optimiste. On ne peut même pas dire que le niveau d'argumentation de sa réponse tend vers un infini négatif, parce que là, on est dans le domaine du non-mesurable.

Allez, je te laisse la parole : surprend-nous !
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zabre, le 21/05/2010 - 18:41

De mieux en mieux tes démonstrations Enter/Zabre !

Et toi, bravo pour ton absence totale et absolue de commencement de démonstration.

Quand je disais QI 50 pour Natasha, j'étais franchement optimiste. On ne peut même pas dire que le niveau d'argumentation de sa réponse tend vers un infini négatif, parce que là, on est dans le domaine du non-mesurable.

Allez, je te laisse la parole : surprend-nous !




Non, je laisse Godard te surprendre !
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2253 messages publiés
deadalnix (Animateur/Modérateur Actualités) le 21/05/2010 à 19:03
ZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzz
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1 messages publiés
ON VOLE TOUS !!MEFIEZ VOUS DE CEUX QUI AFFIRment LE CONtraire.(Ca.Re)
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