Le Moyen-Orient s’est de nouveau embrasé, le 1er mars 2026, avec la décision conjointe des États-Unis et d’Israël de lancer une vaste attaque aérienne sur l’Iran. Cette opération d’envergure, toujours en cours, vise à empêcher Téhéran d’acquérir la bombe atomique, à affaiblir ses capacités militaires et à décapiter le régime — à l’image de la mort du guide suprême Ali Khamenei.
En réponse, la République islamique a choisi de riposter en visant des sites et des forces militaires de ces deux pays, tout en étendant ses frappes aux nations voisines du golfe Persique. Des attaques de missiles et de drones ont été constatées à Dubaï et Abou Dabi, ainsi qu’en Irak, en Arabie saoudite et au Koweït. Une base navale française a aussi été touchée.
Cette manœuvre paraît jouer la carte de l’escalade régionale, de manière à pousser les pays alliés des États-Unis à faire pression sur Washington et Tel Aviv pour qu’ils arrêtent leur campagne. En attendant, les forces iraniennes continuent de cibler des centres urbains, des aéroports et des navires dans le détroit d’Ormuz, pour perturber le commerce.
Dans ce contexte explosif, il vient d’être rapporté qu’un centre de traitement de données d’Amazon a été visiblement atteint.
Selon une dépêche de l’agence Reuters du 1er mars 2026, la division cloud AWS du géant américain a fait savoir qu’une de ses infrastructures situées aux Émirats arabes unis a été mise hors tension. En cause : des « objets » qui ont percuté les installations tôt dimanche matin, déclenchant des étincelles et un incendie.
À ce stade, Amazon Web Services n’a pas établi de lien particulier entre les tirs de Téhéran et l’incident qui a touché ses installations aux ÉAU. Cela dit, la coïncidence temporelle et la nature des dégâts ne laissent guère de place au doute. D’autant que les Émirats ont justement été parmi les pays tiers qui ont été le plus touchés par les représailles iraniennes.
Le tableau de bord d’Amazon confirme une perturbation importante
Sur un tableau de bord permettant un suivi technique de l’incident et de sa prise en charge, plusieurs bulletins se sont succédé pour décrire la situation et ses conséquences. Il a notamment fallu l’intervention des pompiers pour couper l’alimentation électrique, y compris les générateurs de secours, pour circonscrire l’incendie.
Comme le suggère l’enchaînement des mises à jour, la situation n’a pas pu être rétablie rapidement. Les rapports de statut d’AWS montrent que toute la région cloud des Émirats s’est retrouvée profondément déstabilisée par des pertes d’alimentation en cascade, saturant rapidement les capacités des installations encore en fonctionnement.

Constatant l’impossibilité d’un retour à la normale rapide, et n’ayant aucune certitude sur le moment où l’infrastructure sera de nouveau opérationnelle, la société a pris une mesure exceptionnelle : elle recommande à ses clients de contourner la région et de migrer leurs données et leurs applications vers d’autres centres de données à travers le monde.
Au Moyen-Orient, Amazon Web Services est présent aux ÉAU, mais aussi en Israël et à Bahreïn — et prochainement en Arabie saoudite (avec, pour chacun de ces pays, trois zones de disponibilité). Mais le géant du cloud est aussi présent sur tous les autres continents, comme en Inde et en Europe, deux zones géographiques relativement proches.
Des incidents sur d’autres infrastructures du golfe Persique
Le fait est que les Émirats arabes unis ne sont pas un cas isolé. Tard dans la soirée du dimanche, les outils de surveillance d’Amazon ont commencé à signaler des pannes électriques et des pertes de connectivité similaires dans une autre de ses infrastructures névralgiques du Moyen-Orient, située cette fois-ci à Bahreïn.
Il n’est pas clair à ce stade s’il y a un lien entre ces nouvelles perturbations et l’emballement au Moyen-Orient. Reste que le contexte géopolitique et la simultanéité interrogent. En comparaison des ÉAU cependant, la situation est à ce stade moins grave : le degré de sévérité de l’évènement est moindre que celui attribué aux Émirats.
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