Après une nouvelle crise politique et la démission du gouvernement belge, des élections législatives anticipées devraient être organisées en Belgique le 13 juin prochain. Dès l’annonce officialisée, le Parti Pirate belge s’est positionné pour profiter de l’occasion et tenter de présenter des candidats. « Le Parti Pirate belge est un mouvement jeune et spontané auquel nous espérons donner une place dans le paysage politique de notre pays« , nous explique l’organisation qui est membre d’une fédération de 42 partis pirates à travers le monde.

Fondé par Jurgen Rateau, Monika Kornacka et Marouan El Moussaoui, le Parti Pirate belge compte pour le moment sur une quinzaine seulement de membres actifs, mais il assure que « dans les derniers jours de plus en plus se portent volontaires pour aider le parti à se présenter« .

Pour cela, il faudra qu’il parvienne à réunir entre 200 et 500 signatures d’électeurs dans une même circonscription pour présenter un candidat à la Chambre des députés, en fonction de la taille de cette circonscription. Pour se présenter au Sénat, c’est 5000 signatures qu’il faut réunir pour chaque rôle linguistique (le sénat belge est divisé en deux collèges, francophone et néerlandophone).

« L’action (de récolte des voix) vient de débuter. Néamoins, comme il suffit d’une seule circonscription ayant réuni le nombre suffisant de signatures pour présenter une liste du parti aux élections, nous sommes confiants dans le fait de pouvoir présenter au moins quelques listes pour la Chambre« , assure à Numerama Julien Deswaef, du PP Belge.

Le Parti Pirate ne dispose cependant que de 15 jours pour y parvenir, étant donné la soudaineté et le caractère anticipé des élections. « Le Parti Pirate fait le pari de pouvoir réunir assez de soutien pour présenter ses listes de candidats et défendre les idées qui lui sont chères« , promet-il. « Notre programme reprend les éléments clefs partagés par tous les partis pirates créés jusqu’à présents et qui se sont réunis sous la tutelle de l’organisation Pirate Parti International« , explique Julien Deswaef. « Il s’agit donc principalement de la réforme des lois sur les droits d’auteur, de l’abolition du système de brevets et de faire en sorte que les droits des citoyens à la vie privée soient respectés. »

Une chance pour le Parti Pirate : un projet d’Hadopi belge avec filtrage est actuellement dans les tuyaux en Belgique. Il pourrait convaincre suffisamment d’électeurs de voter pour lui pour montrer leur opposition au projet.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés