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Hadopi : Reporters sans Frontières contre la mise au point imposée à TF1 (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 18 Mars 2010 à 01h30 - posté dans Société 2.0

Mise à jour : plusieurs lecteurs nous signalent en commentaire ce qui apparaît comme un manque de cohérence de notre part. Pourquoi exiger contre l'Hadopi que toute sanction soit prononcée par un juge, et accepter dans le cas de TF1 que la sanction soit prononcée par une autorité administrative ? C'est juste, et pertinent. A un détail près qui nuance un peu la remarque. Ce qui pose problème avec la riposte graduée et justifie l'obligation de passer par un juge, c'est à la fois l'extrême fragilité des preuves, et l'atteinte à la liberté fondamentale de communication. Dans le cas des erreurs dans la présentation des informations par TF1, il n'y a selon nous pas de problème de preuve. Ni d'atteinte à la liberté d'expression lorsque le CSA exige une correction que TF1 a refusé de faire d'elle-même, jugeant l'erreur "vénielle".

De plus, la communiqué du CSA s'inscrit dans le cadre de l'exécution d'un contrat entre TF1 et l'autorité administrative qui autorise la chaîne à utiliser une partie des ondes hertziennes pour émettre en France. Le CSA estime que TF1 a violé une obligation contractuelle de rigueur dans la communication de l'information, et exige réparation par la lecture du communiqué. TF1 aurait pu refuser, auquel cas c'est effectivement un juge qui aurait tranché le litige. Or dans le cas de l'Hadopi imaginée initialement, l'abonné sanctionné n'aurait pas pu refuser que son accès à Internet soit suspendu.

Article du 17 mars 2010 - Comme nous le rapportions cette semaine, TF1 a procédé dimanche à la lecture du communiqué imposé par le CSA, qui informait les spectateurs qu'ils avaient été trompés par la présentation faite du vote de la loi Hadopi lors d'un journal télévisé. La mise au point était des plus sommaires, puisqu'elle ne laissait rien paraître de l'ampleur de la tromperie. Cependant, corporatisme oblige, Reporters Sans Frontières est monté au créneau, comme l'ont fait avant elle des syndicats de journalistes.

L'association qui avait milité contre Hadopi et contre la Loppsi a jugé mercredi "ridicule et désuète la décision prise par lesupérieur de l'audiovisuel (CSA) d'obliger les chaînes de télévision responsables de manquements à la rigueur de l'information à lire un communiqué administratif à l'antenne". Le communiqué "n'apporte rien à une meilleure responsabilité des médias et a, au contraire, quelque chose de vexatoire", estime RSF.

Ne craignant en rien le ridicule qu'elle dénonce pourtant à l'encontre du CSA, Reporters Sans Frontières prétend qu'il "existe déjà un ensemble de mesures qui permettent de rappeler à l'ordre les rédactions de façon efficace", puisque "lors du renouvellement des licences, le CSA établit des bilans sur le respect des critères d'attribution. Ces bilans constituent des audits publics et traduisent le professionnalisme et la crédibilité d'une antenne".

Or les poules auront des dents le jour où TF1 se verra retirer son droit d'émettre au motif que sa rédaction fait quelques impairs aux devoirs déontologiques. Et RSF le sait parfaitement.

Elle devrait aussi tourner ses mains sept fois autour du clavier avant de conseiller au CSA qu'il impose plutôt à toutes les chaînes la présence de médiateurs qui "dialoguent avec le public, rendent compte des erreurs commises par leurs rédactions et formulent des corrections à l'antenne". Lorsque TF1 a commis le même bourrage d'hémicycle avec le vote de la loi Loppsi, son médiateur s'est fourvoyé en explications mensongères pour défendre, à tort, la rédaction.

Reporters Sans Frontières a cependant raison de trouver ces communiqués désuets. A l'heure d'Internet, il n'est plus besoin de faire lire des communiqués à l'antenne pour que les spectateurs découvrent les tromperies des journaux télévisés. Mais ça ne veut pas dire qu'elles devraient rester impunies.

Publié par Guillaume Champeau, le 18 Mars 2010 à 01h30
 
 
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Commentaires à propos de «Hadopi : Reporters sans Frontières contre la mise au point imposée à TF1 (MAJ)»
 

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Et après, tout ce petit monde, bien méprisable, vient chialer parce qu'il ne comprend pas pourquoi, l'homme émancipé d'aujourd'hui, ne croit plus en leurs foutaises!

Encore une caste à vomir ! :/
Je ne vois pas bien pourquoi RSF vient se fourvoyer dans cette mélasse-là.
Dans une discutions chez pcimpact sur le soutient de la cftc (dont Chasal est une représentante) contre le csa.

Sebuzz a écrit :
Pour réagir au communiqué de la CFTC, je pense que ce syndicat pose de bonnes questions.

En tant qu'autorité administrative, le CSA a-t-il autorité pour décider et obliger un journal à faire un communiqué ? La CFTC indique que seule une autorité judiciaire devrait être autorisé à avoir un tel pouvoir et juger si il y a intention volontaire de tromper sur l'information.

Formuler comme cela, et en faisant le parallèle avec l'HADOPI, l'indignation est peut être justifiée !

PS : cela ne cherche pas à excuser TF1, mais à poser une question de fond !

edit : ajout du passage sur l'intention volontaire

Il faut quand meme raison garder sur le niveau extrêmement léger de la sanction. Proposez aux major de remplacer la deconnection prévue par l'hadopi et le versement d'un préjudice lors une ordonnance pénale par l'obligation pour le "pirate" de faire amende honorable en publiant sur sa page personnel la décision de l'hadopi est vous allez voir comment vous allez vous faire crier dessus par les ayant droit.

Amener le mensonge ou la vérité mal etayée devant un juge pénal est la aussi une connerie qui permettrait d'attaquer le canard à longueur d'années car il serait obligé d'indiquer ses sources.

La loi est bien faite lorsque elle pénalise les conséquences du mensonge (diffamation, droit à l'image, .....) et non le mensonge en lui même qui ne doit pas être traité pénalement mais juste déontologiquement comme il l'a été fait ici.
C'est même pas une interdiction temporaire d'exercice.

Après les médiateurs liées aux rédactions comme le fait France 2 n'ont jamais eut d'effets contrairement à ASI qui faisait quand même moins dans la complaisance.
Je vous trouve comme usuellement enfermé dans votre tour d'ivoire internet: la conclusion qui dit qu'il suffit de lire sur internet pour voir que TF1 a menti laisse à croire que tout le monde lit internet. La majorité des téléspectateur du JT de TF1 n'ont pas lu l'information sur internet, ils n'ont eu que l'info du JT.
bourgpat, le 17/03/2010 - 20:18
Dans une discutions chez pcimpact sur le soutient de la cftc (dont Chasal est une représentante) contre le csa.

Il faut quand meme raison garder sur le niveau extrêmement léger de la sanction. Proposez aux major de remplacer la deconnection prévue par l'hadopi et le versement d'un préjudice lors une ordonnance pénale par l'obligation pour le "pirate" de faire amende honorable en publiant sur sa page personnel la décision de l'hadopi est vous allez voir comment vous allez vous faire crier dessus par les ayant droit.

Amener le mensonge ou la vérité mal etayée devant un juge pénal est la aussi une connerie qui permettrait d'attaquer le canard à longueur d'années car il serait obligé d'indiquer ses sources.

La loi est bien faite lorsque elle pénalise les conséquences du mensonge (diffamation, droit à l'image, .....) et non le mensonge en lui même qui ne doit pas être traité pénalement mais juste déontologiquement comme il l'a été fait ici.
C'est même pas une interdiction temporaire d'exercice.

Après les médiateurs liées aux rédactions comme le fait France 2 n'ont jamais eut d'effets contrairement à ASI qui faisait quand même moins dans la complaisance.

La lecture d'un communiqué reste une sanction, et est ressentie comme telle par TF1. Qu'elle soit trop légère à votre goût ne change pas le fait que cela en soit une !

Pour les ayants droits, la coupure du net reste aussi une sanction légère !
@bourgpat : mais merci de m'avoir cité ;-)
TF1 n'est à aucun moment et sous aucune forme que ce soit autorisé à commenter ou altérer de quelque façon que ce soit le communiqué du csa.
Je salue néanmoins l'ironie de la situation : accuser tf1 de manipulation avant de se livrer à la même pratique c'est rigolo.
Quant à vos reproches sur RSF... ma foi vous avez une dent contre les journalistes et ne faites preuve d'aucune forme d'objectivité. Bref.
RSF fait valoir ses principes, et dans le fond, l'association n'a pas tort. Il ne s'agit pas d'opportunisme, bien au contraire d'ailleurs on en convient. Simplement, je trouve qu'il est normal de s'exprimer lorsque nos principes sont bafoués par des tiers.
D'autant plus qu'il est bien vrai que cette sanction imposée par le CSA me paraît bien ridicule : c'est un peu le même genre de sanction que celle qui consiste à faire recopier 100 fois à un élève une quelconque phrase moralisatrice de manière à l'abrutir complètement!
on s'en bat les c............... y'a tromperie du peuple via une chaine publique et légale, d'ou y'aurait un passe droit ? lol non ?

et l'erreur répété à d'autres svp.
sebuzz, le 17/03/2010 - 20:33
bourgpat, le 17/03/2010 - 20:18
Dans une discutions chez pcimpact sur le soutient de la cftc (dont Chasal est une représentante) contre le csa.

Il faut quand meme raison garder sur le niveau extrêmement léger de la sanction. Proposez aux major de remplacer la deconnection prévue par l'hadopi et le versement d'un préjudice lors une ordonnance pénale par l'obligation pour le "pirate" de faire amende honorable en publiant sur sa page personnel la décision de l'hadopi est vous allez voir comment vous allez vous faire crier dessus par les ayant droit.

Amener le mensonge ou la vérité mal etayée devant un juge pénal est la aussi une connerie qui permettrait d'attaquer le canard à longueur d'années car il serait obligé d'indiquer ses sources.

La loi est bien faite lorsque elle pénalise les conséquences du mensonge (diffamation, droit à l'image, .....) et non le mensonge en lui même qui ne doit pas être traité pénalement mais juste déontologiquement comme il l'a été fait ici.
C'est même pas une interdiction temporaire d'exercice.

Après les médiateurs liées aux rédactions comme le fait France 2 n'ont jamais eut d'effets contrairement à ASI qui faisait quand même moins dans la complaisance.

La lecture d'un communiqué reste une sanction, et est ressentie comme telle par TF1. Qu'elle soit trop légère à votre goût ne change pas le fait que cela en soit une !

Pour les ayants droits, la coupure du net reste aussi une sanction légère !

hinhin bien fait pour leur gueule a cette chaine de merde... 100% pour le CSA pour le coup.

ah ca les fait chier de se prendre des sanctions administratives a ces cons là.

ben ouais, ca va être relou aussi pour les français de se faire déconnecter par une autorité administrative avec l'hadopi... est ce ces connards de chez RSF vont venir ouvrir leur boite a camembert pour nous défendre ?
sebuzz, le 17/03/2010 - 20:33
La lecture d'un communiqué reste une sanction, et est ressentie comme telle par TF1.

Pour rester dans le factuel, la lecture du communiqué est la sanction, en effet. Elle est présentée comme telle, admettons. De là à dire qu'elle est ressentie comme telle par les intéressés, c'est une tout autre histoire.
C. Chazal n'avait pas à lire un pareil communiqué.

Car le communiqué, il aurait d'abord dû être contextualisé, en montrant en parallèle les images telles que les avaient diffusées TF1, avec celles qui correspondaient à la réalité.

Ensuite, le communiqué aurait dû être lu, et le sujet présenté, par le PDG de la chaîne, qui se serait déplacé tout exprès pour l'exercice, en direct.
Amund, le 17/03/2010 - 21:21
sebuzz, le 17/03/2010 - 20:33
La lecture d'un communiqué reste une sanction, et est ressentie comme telle par TF1.

Pour rester dans le factuel, la lecture du communiqué est la sanction, en effet. Elle est présentée comme telle, admettons. De là à dire qu'elle est ressentie comme telle par les intéressés, c'est une tout autre histoire.

RSF], le 01/01/1970 - 01:00
et a, au contraire, quelque chose de vexatoire"

Mais tu as raison, j'aurais plutôt dû faire référence aux journalistes !
Néanmoins, cela ne change pas la question de fond qui est :

Quelle est la légitimité d'une autorité administrative pour infliger une sanction ? Une sanction ne devrait elle pas être issue d'un processus judiciaire ?

C'est une des questions mises en avant par les opposants à Hadopi durant les débats législatifs (avec raison), mais, comme par enchantement, elle ne serait plus justifiée lorsqu'il s'agit de taper sur TF1 car la faute est avérée ! Cette évidence ne devrait pas permettre de raccourcir le processus, pas plus que la soit disant évidence d'une addresse IP dans un téléchargement de fichiers protégés par le droit d'auteur.

Il y avait là une opportunité politique à saisir, pour leur mettre le nez dans leurs contradictions. On aurait même pu rebondir sur le processus administratif qui gère les amendes des radars, leur automatisme aveugle et le cauchemar administratif pour y faire recours ; ce message aurait été compris par les citoyens peu aptes à comprendre les problématiques posées par Hadopi.
Mais certains opposants à Hadopi ont préféré jouer le jeu inverse, et se montrer aussi prompts à se réjouir de la sanction forcément méritée par le super vilain désigné !
En tant qu'autorité administrative, le CSA a-t-il autorité pour décider et obliger un journal à faire un communiqué ? La CFTC indique que seule une autorité judiciaire devrait être autorisé à avoir un tel pouvoir et juger si il y a intention volontaire de tromper sur l'information.
Tiens donc, "seule une autorité judiciaire devrait être autorisé..." ? Et pour Hadopi, qu'en est-il ?
A part les "sympathisants" UMP ... les amis de Sarko ... qui regarde ce JT de TF1
A part les "sympathisants" UMP ... les amis de Sarko ... qui regarde ce JT de TF1
$

Le beauf sans aucun esprit critique qui consomme l'information pour s'anesthésier de sa petite vie minable, c'est a dire l'immense majorité du public de cette chaine.
sebuzz, le 17/03/2010 - 20:33


La lecture d'un communiqué reste une sanction, et est ressentie comme telle par TF1. Qu'elle soit trop légère à votre goût ne change pas le fait que cela en soit une !

Pour les ayants droits, la coupure du net reste aussi une sanction légère !

La lecture du communiquée est ressentie comme une sanction. Le problème dans la juridisarisation d'un mensonge plutôt que de ses conséquence, est que le mensonge n'est définit qu'après un procès. Ce qui sera attaqué (hors cas flagrant), c'est principalement des information difficilement étayée. Nombres d'information existent aussi avec des sources qui souhaitent rester anonymes ou peuvent n'être que des oui dire. Que se serait il passé dans le cas dernièrement avec pascal clément si la personne avait témoignée seulement anonymement.

On a deux choses différentes, d'un coté le but de laisser à la justice ne s'occuper de judiciariser que les conséquences de l'information et laissant la déontologie à une commission administrative pour en limiter les effets.

De l'autre une procédure judiciaire complète qui existe (la contrefaçon) et la création en parallèle pour les même faits d'une procédure accélérée ayant pour but de limiter les droits de la défense et de limiter l'investigation à son minimum. Le but d'une procédure de contrefaçon est principalement le fric, la prison étant un oripeau qui a pour seul but de faire frissonner les demoiselles. C'est bien pour cela que l'on voit réapparaitre le préjudice qui est exclus des ordonnances pénales.
Ca doit etre tf1 qui a demandé l'aide de rsf lol


Mais tu as raison, j'aurais plutôt dû faire référence aux journalistes !
Néanmoins, cela ne change pas la question de fond qui est :

Quelle est la légitimité d'une autorité administrative pour infliger une sanction ? Une sanction ne devrait elle pas être issue d'un processus judiciaire ?

C'est une des questions mises en avant par les opposants à Hadopi durant les débats législatifs (avec raison), mais, comme par enchantement, elle ne serait plus justifiée lorsqu'il s'agit de taper sur TF1 car la faute est avérée ! Cette évidence ne devrait pas permettre de raccourcir le processus, pas plus que la soit disant évidence d'une addresse IP dans un téléchargement de fichiers protégés par le droit d'auteur.

Il y avait là une opportunité politique à saisir, pour leur mettre le nez dans leurs contradictions. On aurait même pu rebondir sur le processus administratif qui gère les amendes des radars, leur automatisme aveugle et le cauchemar administratif pour y faire recours ; ce message aurait été compris par les citoyens peu aptes à comprendre les problématiques posées par Hadopi.
Mais certains opposants à Hadopi ont préféré jouer le jeu inverse, et se montrer aussi prompts à se réjouir de la sanction forcément méritée par le super vilain désigné !

Tout à fait du même avis que toi. C'est une question qui mérite d'être pausée. Je suis pour ma part contre toutes ces administration qui gèrent à la foi l'investigation, le jugement, la défence, la sanction et qui veiillent à l'application de cette dernière.
Il faut être cohérent de bout en bout. on ne peut pas reprocher une chose à l'hadopi (par exemple) et ce féliciter de cette même chose de l'autre. Encore une obscure institution qui juge et sanctionne sans réel contrôle, il me semble que cette facon de faire est contre productive.
Alors oui, je suis d'accord pour dire que sur ce coup les journalistes n'ont pas été très professionels (et c'est peu dire), mais même si on peut être d'accord sur le fond, il me semble difficile de ne pas tiquer sur la forme.

Pour finir et pour répondre à pleindeuss sans animositée aucune, pour traiter l'association reporters sans frontières de connards, je pense que l'espace de quelques minutes tu as perdus toute réserve et toute forme de bon sens.
Je ne trouve pas de moyens pour inserer un lien je te le recopie tel quel.
http://www.rsf.org/

bonne nuit tout le monde.
pleindeuss, le 17/03/2010 - 21:17
est ce ces connards de chez RSF vont venir ouvrir leur boite a camembert pour nous défendre ?
Ces "connards" ont fait énormément pour la liberté de la presse et donc pour la liberté d'expression. En fait c'est un peu grace à ces "connards" que tu peux t'exprimer. Alors du respect gamin.

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