Hadopi 2 : RSF a transmis une note juridique sévère au Conseil constitutionnel

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 22 Octobre 2009 à 11h11 - posté dans Société 2.0

Très engagée contre le projet de loi Hadopi 2, plus encore que contre la première mouture de la riposte graduée, l'association Reporters Sans Frontières (RSF) a transmis une note juridique au Conseil constitutionnel sur les motifs d'inconstitutionnalité de la loi. Elle est cinglante.

Mise à jour : RSF n'a utilisé cette note qu'à des fins internes, et ne l'a pas transmise au Conseil constitutionnel, comme nous l'explique l'association sur cet article de précisions.

C'est pour l'association un des motifs qui l'a conduit à faire reculer la France au 43ème rang des pays protégeant la liberté de la presse, et plus globalement la liberté d'expression. Très hostile au projet de loi Hadopi 2, Reporters Sans Frontières (RSF) a transmis au Conseil constitutionnel une note juridique sur les motifs d'inconstitutionnalité du projet de loi défendu par Frédéric Mitterrand et Michèle Alliot-Marie.

La note de cinq pages denses, rédigées par un comité de professeurs de droit et d'avocats, conteste la conformité à la constitution du projet de loi sur quatre grands axes :

  1. L'absence de nécessité de la loi : la suspension de l'accès à Internet est selon RSF une mesure "non adaptée et non nécessaire à l'objectif poursuivi". "La liberté d'expression doit faire l'objet d'une attention toute particulière car c'est bien elle, et non le droit de propriété, qui est en danger aujourd'hui face à une lutte pour la protection des droits d'auteurs qui se trompe de cible", note la fondation qui insiste sur la nécessité de "trouver un équilibre entre deux droits fondamentaux". Pour elle, "la suspension de l'accès à Internet est contraire à la Constitution, et plus particulièrement à l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen puisque portant atteinte à la liberté d'expression. Cette sanction ne peut être justifiée que si elle se révèle strictement et évidemment nécessaire et adaptée à l'objectif poursuivi".
  2. La création d'une nouvelle infraction contraire aux principes constitutionnels : RSF estime que le nouveau délit de "néligence caractérisée", créé par la loi Hadopi 2, "piétine tous les principes fondamentaux de la procédure pénale". "Cette disposition viole l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, prévoyant que la loi soit établie préalablement au délit, et contredit la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, qui exige qu'un texte de loi soit suffisamment précis". Il pose aussi un problème de preuve pour l'abonné qui se voit reproché une négligence : "Comment prouver, de bonne foi, que la tentative de sécurisation a échoué ?". RSF prend l'exemple du piratage de la Bbox, qui "montre la dangerosité de cette nouvelle sanction". L'association estime que l'obligation d'installer un pare-feu homologué par l'Etat, pour s'exonérer de toute responsabilité, serait une "intervention étatique illégitime dans la liberté individuelle contraire à l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen". Pour elle, "la loi admet implicitement qu’il est presque impossible de prouver la responsabilité de l’internaute, et fait peser contre celui-ci une présomption de culpabilité".
    RSF critique ainsi la mise en oeuvre d'une "présomption irréfragable de culpabilité". "Le titulaire d'accès à Internet est considéré comme coupable, jusqu'à preuve du contraire, preuve d'autant plus difficile qu'il devra lui-même l'apporter". Un point contraire à l'article 9 de la Déclaration des Droits de l'Homme, qui fait partie du bloc de constitutionnalité observé par le Conseil.
    Enfin, RSF estime que la sanction viole le principe de personnalité des délits et des peines, puisque "c'est l'ensemble des locataires d'un logement partagé, l'ensemble de la cellule familiale qui seront concernés par la sanction. Etre condamné pour un fait que l’on n’a pas commis constitue une violation des articles 7, 8 et 9 de la DDHC".
  3. La procédure : RSF considère que le recours à l'ordonnance pénale, procédure accélérée sans audition préalable du prévenu, ne permet pas les "garanties suffisantes" en matière de protection des droits de la défense. Elle juge le choix de l'ordonnance pénale "extrêmement dangereux", puisque "cette procédure express soulève des inquiétudes sur l'impartialité, l'efficacité et l'expertise nécessaires à l'examen de dossiers aussi complexes que ceux liés au téléchargement illégal". Elle rappelle qu'il est beaucoup plus difficile de déterminer l'auteur d'un téléchargement que de constater un simple excès de vitesse, qui fait l'objet d'une procédure accélérée. "Le juge du tribunal correctionnel sera tenu de se prononcer sur des investigations effectuées par l'Hadopi, titulaire de prérogatives de police judiciaire, pour une instruction du dossier à charge puisque c'est à l'internaute de prouver qu'il n'est pas responsable des infractions reprochées."
  4. L'atteinte au principe d'égalité devant la loi : "La surveillance effectuée par l'Hadopi concerne le réseau Peer to peer mais ne s'appliquera pas aux systèmes plus complexes et élaborés tels que les Newsgroupes ou les VPN", rappelle RSF, qui estime donc que "les internautes aguerris ne seront pas inquiétés outre mesure". Par ailleurs, elle note que "la sanction ne s’appliquera pas de la même manière entre les personnes reconnues coupables", puisque seuls les internautes en zone dégroupée pourront voir leur accès suspendu, "ce qui est une atteinte au principe d’égalité devant la loi défini à l’article 6 de la Déclaration des Droits d l’Homme et du Citoyen". De même, Frank Riester avait prévenu que "l’accès à Internet ne serait pas coupé s’il est fait un usage professionnel de celui-ci par l’internaute reconnu coupable", alors que "le droit d'un particulier et d'un professionnel à la liberté d’expression reste le même". Pour RSF, "cette discrimination est contraire aux articles 6, 10 et 11 de de la DDHC".
 
 
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Commentaires à propos de Hadopi 2 : RSF a transmis une note juridique sévère au Conseil constitutionnel
 

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Djaron
Le 22 Octobre 2009 à 11h24
je crains qu'a trop venir emmerder le CC pendant sa délibération le braque, par orgeuil ou par fierté, et qu'ils laissent passer la loi en entier rien que parce que trop de gens auront osé leur envoyer leur analyse

(mais meme sans, je pense que de toute façon ils étaient pres à tout laisser passer cette fois ci, juste ils pourront se refugier derriere ca comme pretexte...)
gordontesos
Le 22 Octobre 2009 à 11h26
Quand a été transmise cette note ? En lisant l'article, on imagine que ça vient de tomber, mais ça paraît être un peu tardif
Djaron
Le 22 Octobre 2009 à 11h27
concernant le 4 je vois bien le CC reintroduire de lui meme la notion de "tout service/moyen de communication electronique" pour s'affranchir du principe d'égalité (donc retour, par le CC de la surveillance des emails) et pour le coup des degroupés/offres triple play, pariel ils risquent de dire on coupe peu importe ou le mec sse trouve et basta, et professionnel/particulier pareil

comme ca y'aura egalité devant la loi

ca serait pas une premiere, le CC avait de lui meme DURCIT la dadvsi encore plus qu'elle ne l'etait en theorie, sur certains points, à cause des recours formulés / en prenant au pied de la lettre les recours
juggernault
Le 22 Octobre 2009 à 11h30
Voilà qui est clair. J'espere que les Justes le seront...
david96
Le 22 Octobre 2009 à 11h33
Suspens, la réponse ne devrait pas tarder !
enter
Le 22 Octobre 2009 à 11h36
>>>"C'est pour l'association un des motifs qui l'a conduit à faire reculer la France au 43ème rang des pays protégeant la liberté de la presse"

Ah bon ? C'est en partie à cause d'Hadopi que la France a reculé.

Allons voir sur le site RSF et regardons
http://www.rsf.org/f...t1001-2009.html

Pays ennemis d'Internet ou pays sous surveillance : oh ben zut alors, la France n'y est pas. Donc, Hadopi ne doit pas concerner Internet selon RSF.

Allons alors voir le communiqué 2009 sur la France.
http://www.rsf.org/f...946-France.html


France
43 sur 175 dans le dernier classement mondial

Tensions entre la presse et les autorités de la République , pressions accrues sur les journalistes afin qu'ils révèlent leurs sources, réforme de l'audiovisuel public : la situation de la liberté de la presse en France se dégrade depuis quelques années.

L'année 2008 s'est ouverte dans un climat de tension entre le Président, le gouvernement et les médias. En février, Nicolas Sarkozy a choisi de rompre avec la pratique qui voulait que les chefs de l'Etat français ne poursuivent pas les journalistes. Il a porté plainte, au pénal, contre Le Nouvel Observateur, après la publication d'un article, par ailleurs inexact, relatif à un SMS qu'aurait envoyé le Président à son ex- épouse. En mai, c'est le député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, qui a attaqué verbalement l'AFP pour n'avoir pas repris l'un de ses communiqués de presse. Le Président est revenu à la charge et a accusé les publications L'Express, Marianne, Le Parisien, Le Journal du Dimanche et l'Agence France-Presse de "s'attribuer la fonction d'opposition". Ensuite, la réforme de l'audiovisuel public, initiée en mai 2008 et promulguée début mars 2009, a mis en place la nomination des patrons des médias de service public en Conseil des ministres. Enfin, en avril 2009, quatre journalistes du site Internet Rue89 et de France 3 ont été convoqués par la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP). Ils sont accusés de vol et de recel après que Rue89 a diffusé sur son site les propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy, notamment à propos du service public dans les médias, avant une interview lors du journal du soir de France 3.

Parallèlement à cette détérioration des relations entre les autorités publiques et la presse, les mises en examen, convocations et perquisitions se sont multipliées de manière inquiétante tout au long de la période. L'Hexagone détient désormais le triste record européen en la matière. L'année 2008 a débuté par l'affaire Guillaume Dasquié (placé en garde à vue en décembre 2007) poursuivi pour « violation du secret défense » et s'est clôturée avec l'interpellation au petit matin de Vittorio de Filippis, soumis à une fouille au corps, avant d'être mis en examen pour une simple affaire de « diffamation ». Entre-temps, plusieurs rédactions ont été perquisitionnées, comme celle d'Auto Plus, de La Nouvelle République du Centre-Ouest, ou encore de Tac Presse.

Accusés de violer bien des secrets (secret de l'instruction, secret professionnel ou secret défense) des journalistes ont fait l'objet de pressions, dont le but est d'identifier la source leur ayant permis d'accéder à l'information. Reporters sans frontières milite en faveur d'une inscription du principe du secret des sources dans la loi sur la presse de 1881. Nicolas Sarkozy s'y est engagé dans sa campagne électorale. Mais si un projet de loi a bien été déposé le 2 avril 2008, il est toujours en attente d'être examiné en deuxième lecture par l'Assemblée nationale, dont l'agenda est encombré.


Vous voyez la moindre allusion à Hadopi dans ce texte ?
Eh bien, vous devez être aveugle parce que les rédacteurs de Numérama voient dans Hadopi une cause du mauvais classement de la France.
qveenz
Le 22 Octobre 2009 à 11h41
KAD il-y-a un truc qui m'énerve jusqu'à l'apoplexie: tout internet et téléchargement et juste l'utilisation de ce mot la implique un vide juridique énorme car on peut être accusé juste pour avoir visité un page via Google ou Bing. Je te laisse imaginer les scénarios d'arnaque judiciaires. Je pense KAD qu'il est temps que toute le monde qui en parle utilise des termes plus précise. Autrement nos lois vont remettre en cause Internet qui remet en cause les lois qui luis sont associés. Cela provoque rapidement un "trou noir" juridique, économique et social dont même un guerre civile mondiale ne nous sortira pas mettant toute l'humanité en voie d'extinction rapide.
qveenz
Le 22 Octobre 2009 à 11h42
MAJ pour faute
qveenz, le 22/10/2009 - 11:41
KAD il-y-a un truc qui m'énerve jusqu'à l'apoplexie: tout internet est téléchargement et juste l'utilisation de ce mot la implique un vide juridique énorme car on peut être accusé juste pour avoir visité un page via Google ou Bing. Je te laisse imaginer les scénarios d'arnaque judiciaires. Je pense KAD qu'il est temps que toute le monde qui en parle utilise des termes plus précise. Autrement nos lois vont remettre en cause Internet qui remet en cause les lois qui luis sont associés. Cela provoque rapidement un "trou noir" juridique, économique et social dont même un guerre civile mondiale ne nous sortira pas mettant toute l'humanité en voie d'extinction rapide.
enter
Le 22 Octobre 2009 à 11h42
Je vais encore enfoncé le clou :

Selon Numérama, c'est en partie à cause d'Hadopi que la France est si mal en point.

Dans la liste des pays Ennemis d'Internet, catégorie "Sous surveillance", on ne trouve pas la France, mais on trouve l'Australie.

Et l'Australie est classée 16ème, loin devant la France 43ème.

La France avec Hadopi n'est même pas classée dans les pays dont la politique sur Internet est à surveiller, et pourtant elle est loin derrière un pays que RSF pointe du doigt.

Et ça ne choque pas Numérama qui affirme que le classement de RSF est en partie basé sur le fait que la France met en place Hadopi ?
darkevil
Le 22 Octobre 2009 à 11h45
Nan, en fait la France est mal en point en partie à cause de gens comme toi EnteR.
Kad Redal
Le 22 Octobre 2009 à 11h53
T'as raison Enter, ça n'a rien à voir. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont publié un communiqué de presse assassin contre Hadopi 2, et qu'ils se sont mobilisés auprès du Conseil Constitutionnel. Absolument rien à voir. Ou alors juste "en partie", comme le dit l'article.
Schwan
Le 22 Octobre 2009 à 11h53
Djaron, durcir la loi, des fois cela permet une non application de celle-ci.
Imagine si par hasard, l'IP wan du Technocentre Renault apparait sur un relevé d'infraction. Les boules pour le juge qui rendra l'ordonnance de coupure... Et soit sur que le Canard se fera les gorges chaudes de cette info.

Mais bon, je pense que recevoir une analyse d'un groupe d'influence lors d'une analyse du CC, c'est un peu une routine, mais comme personne ne s'intéresse à la politique à par cette loi, bah on le sait pas.
qveenz
Le 22 Octobre 2009 à 11h55
darkevil, le 22/10/2009 - 11:45
Nan, en fait la France est mal en point en partie à cause de gens comme toi EnteR.


Ce mec enfonce tellement des clou qu'il utilise les pieds pour réfléchir.
huygens
Le 22 Octobre 2009 à 11h55
hadopi hadopi tu es ou tu es pas nananananananananana hadopi hadopi tu vas naitre ou tu vas pas naitre nananananananana hadopi hadopi tu nous baisera ou tu nous baisera pas nananananananana hadopi hadopi on verra ou on verra pas nananananana hadopi hadopi ce jeudiiiiiiiii 22 octobreeeeeeeeeee 2009999999999999 nananananana on vaaaaaaaaa etreeeeeeeeeee au parfummmmmmmm de t'es maniganceeeeeeeeeeeeeeeeeee nanananananana
Sam55
Le 22 Octobre 2009 à 11h55
Je ne pense pas que la loi HADOPI rentre dans les comptes cette année. Ils prennent en compte les actes et pas les désirs. Si la loi passe, peut-être que l'année prochaine on sera derrière l'Italie... même s'il ne s'agit que du point de vue des journalistes (et je ne suis vraiment pas certain que l'Hadopi ne leur coupe la langue)
bbenoit
Le 22 Octobre 2009 à 11h58
@enter

http://www.rsf.org/L...-nom-de-la.html

"D'une part, la technique employée pour filtrer le flux internet à la recherche de fichiers piratés n'est pas déterminée. S'il s'agit d'un algorithme, il y a fort à craindre que celui-ci ne différencie pas une donnée légale d'une donnée illégale. Dés lors, il y a un risque qu'un échange électronique avec un ami sur un film avec moult précisions soit filtré. De même, comment prouver l'innocence de celui dont l'adresse IP a été piratée, pour télécharger des fichiers illégaux, sans laisser de traces ? Le domaine des libertés fondamentales fait partie de la compétence du législateur. Il serait donc important, pour évaluer l'étendue de ce contrôle et ses conséquences pour la liberté d'expression, que celui-ci fixe la technique à utiliser pour surveiller Internet."

"Par ailleurs, selon le projet HADOPI 2, le simple fait d'aller sur une plateforme de téléchargement illégal rend coupable l'internaute qui n'a pourtant pas encore téléchargé. Cette mesure rappelle également la censure du XIXe siècle où le régime préventif limitait la liberté d'expression avant même qu'elle ne soit exercée. En l'espèce, l'internaute n'a pas encore commis d'illégalité sur le réseau qu'il est déjà sanctionné. L'internaute ne devrait donc être condamné que s'il a effectivement téléchargé des fichiers piratés."

"Enfin, la sanction prévue pour l'internaute coupable est manifestement disproportionnée et remet considérablement en cause la liberté d'expression. Le coupable voit son accès à Internet suspendu pour un an. Autrement dit, l'internaute coupable d'un "abus de la liberté d'expression" (tout piratage d'une ?uvre protégée par des droits d'auteur est un "abus de la liberté de communication"), se voit condamné à une interdiction d'un an d'exercer son droit à la liberté d'expression et de communication via le média Internet. Interdiction de communiquer avec ses proches et amis par mail, msn, Twitter, Facebok, Skype, blogs et interdiction de recevoir des informations via Internet."
bbenoit
Le 22 Octobre 2009 à 11h58
@enter

Tu sais lire ou tu est simplement de mauvaise foi ?
epitre
Le 22 Octobre 2009 à 12h03
En gros, la loi est contraire aux articles 4, 6, 7, 8, 9 et 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Elle respecte donc les 29 autres! C'est suffisant, non?
ssj4gokusama
Le 22 Octobre 2009 à 12h13
bbenoit, le 22/10/2009 - 11:58
@enter

Tu sais lire ou tu est simplement de mauvaise foi ?

En fait je crois qu'Enter c'est Phillipe "gruik gruik" Gosselin (dit aussi Denis Nedri de Jurrasic Park), membre éminent de le CNIL qui lit de travers l'avis de cette Haute Autorité juste par sectarisme politique
enter
Le 22 Octobre 2009 à 12h14
@bbenoit

Il est très bien ce texte de RSF et parfaitement argumenté.

Le seul problème, c'est que je ne parle pas de ça.

Je parle du fait que Numérama invente une raison au fait que RSF classe la France 43ème dans le respect de la liberté de la presse.

A plusieurs reprises, Numérama explique que la France est 43ème, parce que RSF a pris en compte Hadopi pour établir son classement. Ce qui est complètement et totalement faux.

RSF parle d'atteinte de réelles et de graves atteintes aux droits des journalistes pour expliquer le mauvais classement de la France. Mais à aucun moment, RSF ne fait la moindre allusion à Hadopi.

Il s'agit donc d'un mensonge (j'assume le terme) de Numérama.

>>>"Ou alors juste "en partie", comme le dit l'article. "

Kad. Est-ce que tu es là pour inventer ce que tu penses que RSF a dit ? Désolé, mais j'ai beau lire et relire le communiqué sur le classement de la France en 2009, il n'y a pas la moindre allusion à Hadopi.
Je ne conteste absolument pas leurs arguments devant le CC ou toute autre action contre Hadopi. Je dis juste que toi, Kad, tu as inventé une justification au classement de la France par RSF en parlant d'Hadopi. Ce qui est une complète manipulation de tes lecteurs, parce que tu sais très bien que l'immense majorité des lecteurs n'iront pas lire le texte de RSF.

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