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Piratage : des labels menacent de poursuivre l'Espagne pour négligence

Julien L. - publié le Mercredi 03 Mars 2010 à 12h14 - posté dans Peer-to-Peer

Dans le domaine de la lutte contre le piratage, l'Espagne est sans aucun doute l'un des rares pays à avoir une politique assez modérée. On pourrait même dire que le pays va à contre-courant de la tendance générale, alors que certains pays semblent rivaliser d'audace dans leur volonté de se montrer aussi ferme que possible contre les infractions au droit d'auteur. On se souvient par exemple de la décision d'un juge espagnol légalisant le partage par P2P, ou encore l'opposition des FAI et de certains politiques locaux et européens au principe de la riposte graduée en Espagne. Et pour parachever l'édifice, le gouvernement a même souhaité faire de l'accès à Internet en haut-débit un droit.

Évidemment, cette position ne fait pas que des heureux. En Espagne, la SACEM espagnole (la Sociedad General de Autores y Editores (SGAE)) avait affirmé que plus de 1,2 milliard de chansons auraient été téléchargées depuis les ordinateurs espagnols, en 2007. Un nombre laissant entendre que le pays était devenu un havre de paix pour les pirates, alors que la méthodologie était pour le moins mystérieuse. La nature même du P2P empêche de quantifier précisément le nombre de fichiers téléchargés, ainsi que leur nature.

Sur la scène internationale, ce "laxisme" a également causé quelques frictions. En 2008, la MPAA avait suggéré à Barack Obama, alors en course pour l'élection présidentielle, de prendre des mesures radicales contre l'Espagne, si jamais il était élu. Le lobby chargé de défendre les intérêts de l'industrie cinématographique américaine considérait que le pays n'en faisait pas assez contre le piratage. Depuis, le pays est sous forte pression américaine.

Et si pour l'heure, l'Espagne n'a pas infléchi sa position, la plainte déposée par plusieurs labels indépendants pourrait peut-être changer la donne. Selon Billboard, il est reproché au gouvernement espagnol d'avoir été "négligeant" en matière de lutte anti-piratage. Selon ces sociétés, c'est le principe de considérer légal un partage de fichiers qui serait personnel et non-commercial. Pour eux, c'est un vrai problème.

"Cette mesure ne résoudra pas le problème principal, qui est l'impossibilité de lancer des actions civiles contre les utilisateurs finaux qui s'approprient la musique sans payer, et violent systématiquement les droits de propriété intellecturelle" a déclaré Gerardo Carton, le directeur du PIAS Records et actuel porte-parole de la vingtaine de labels concernés.

"Nous pensons que l'administration est responsable de notre sort. Nous exigeons que le gouvernement prenne rapidement des mesures efficaces pour protéger les droits et les intérêts de l'industrie du disque, ainsi que les droits de propriété intellecturelle des individus qui interviennent dans le processus de création musicale au sein d'Internet".

Pour l'instant, les labels ont simplement contacté le gouvernement pour lui faire part du problème. Un dossier a d'ailleurs été transmis, dans l'espoir que l'Etat comprenne leur désarroi. Mais si d'ici trois semaines, le gouvernement n'a pas répondu, alors les labels ont été très clairs : une action judiciaire sera lancé.

Publié par Julien L., le 3 Mars 2010 à 12h14
 
 
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Commentaires à propos de «Piratage : des labels menacent de poursuivre l'Espagne pour négligence»
 

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je crois que leur propos reflètent parfaitement la réalité: d'abord les droits et intérêts de l'industrie du disque(donc les majors) et ensuite les artistes.
Le_PoUnT, le 03/03/2010 - 12:24
je crois que leur propos reflètent parfaitement la réalité: d'abord les droits et intérêts de l'industrie du disque(donc les majors) et ensuite les artistes.
D'accord avec toi,et je voudrais bien connaître les chiffres de l'industrie musicale espagnole.
les lobbyes devraient directement écrire les lois ou voter un président...ca serait plus rapide non ? ......
bande de Cxxx...
négligence?
Négligence caractérisée dans ce cas
Corruption corruption corruption...
Un truc qui m'avait marqué, quand j'étais aller en Espagne au collège, c'était qu'on trouvait des jeux playstation pirates dans des magasins genre centre commercial, à la vue de tous.
Si on me demande comment j'suis sûr que c'était des jeux pirates, facile à voir, pochette en noir et blanc, prix de vente 10frs (enfin équivalent).
Quizz - qui a dit ?

Les pirates bouffent de plus en plus nos parts de marché. Et c'est la que les gamins vont, parce que c'est gratuit.
Et la prochaine génération attend que tout soit gratuit. Nous ne possédons plus ce marché.
Nous pouvons consacrer toutes nos ressources et nos fonds à sauver ce bateau qui coule, ou nous pouvons être le prochain gros truc, faire le bond en avant qui changera les mondes.
Soit on se consacre au futur, soit on meurt en essayant de sauver notre passé.

Réponse : Le très visionnaire Daniel Graystone de la série Caprica. Bon le paradoxe c'est que son prochain "gros truc" c'est les Cylons, qui soixante plus tard extermineront l'Humanité sur les 12 Colonies dans BSG, mais le plus important à retenir c'est qu'il commence à y avoir une véritable prise de conscience de l'inutilité et de la futilité de s'attacher à un modèle dépassé mis à mal par la culture du "gratuit" qu'introduit le piratage et dont la seule issue est l'innovation. Cette prise de conscience n'est pas celle d'un personnage de fiction, mais celle d'artistes que sont les scénaristes TV ou ciné.
J'adore le "exige", décidément ils croient vraiment pouvoir contrôler des pays nos amis les Majors et pourquoi pas un embargo tant qu'on y est,mdr
Ou bien, quand on ne peut tirer les ficelles ( pas encore... ) d'un gouvernement,
il reste la possibilité de le poursuivre en justice.

Enfin, quand on est une industrie...

Quand à poursuivre un gouvernement pour ses actions au nom des citoyens,
ben c'est pas demain la veille, faudrait déjà CON comprenne comment fonctionne leur système,
avant de réaliser qu'ils se foutent de noggle.

L' Espagne à bien d'autres problèmes à résoudre,
avant de donner les pleins pouvoirs aux industries et financiers internationaux.

Quand on se souvient que Bush junior avait envoyé paître une journaliste qui lui demandait si il était prêt à rencontrer Mr Zapatero,
avec pour tout commentaire qu'il ne parlerait pas avec des révolutionnaires,
que ce fut involontaire ( de part sa grande connaissance des dirigeants européens... ) ou non, ça n'en dénote pas moins
le cas que fait les states du reste du monde.

J'aime assez le " ainsi que les droits de propriété intellecturelle des individus qui interviennent dans le processus de création musicale au sein d'Internet ",
ajouté à une phrase tenant déjà de la menace, le terme ' individus ' étant plus que révélateur de la vision que les lobbys ont des artistes...

Pour la coquille ' intellecturelle ', soit il s'agit de la traduction approximative d'un terme qui n'existe pas encore dans la langue de Molière©,
soit ils veulent créer des droits de propriété CULturels...

Au secours !
Cette mesure ne résoudra pas le problème principal, qui est l'impossibilité de lancer des actions civiles contre les utilisateurs finaux qui s'approprient la musique sans payer, et violent systématiquement les droits de propriété intellecturelle" a déclaré Gerardo Carton, le directeur du PIAS Records et actuel porte-parole de la vingtaine de labels concernés.

Puisque le partage sans but lucratif de fichiers sur le P2P est légal en Espagne, les utilisateurs finaux ne violent rien du tout.

"Nous pensons que l'administration est responsable de notre sort. Nous exigeons que le gouvernement prenne rapidement des mesures efficaces pour protéger les droits et les intérêts de l'industrie du disque, ainsi que les droits de propriété intellecturelle des individus qui interviennent dans le processus de création musicale au sein d'Internet".

Et qui sont-ils pour exiger quoi que ce soit d'un gouvernement ? Pour qui se prennent-ils ? :shifty: Enfin, ça confirme leurs pressions scandaleuses visant à faire adopter des lois contraignantes pour le plus grand nombre dans le seul but de protéger les intérêts d'un petit groupe...


Après les internautes, c'est la faute du gouvernement !
Que fais-la police ?!
Allez hop, tous en taule sauf les labels évidemment...

OU ALORS...
Ou alors vu que le monde est complètement fou, sauf l'industrie musicale, pourquoi ne pas considérer les majors comme des fous afin que l'ensemble de la population redevienne normale !

Qu'ils crèvent tiens... Ils font déjà partie du passé et plus rien ne pourra changer la donne s'ils ne se remettent pas en question au lieu de pointer du doigt les autres.
Une action en justice contre un état tout entier, mais bien sur.

Si la justice espagnole fonctionne sur le même principe que la justice française (ou les actions contre l'état se font dans une branche totalement distincte : la justice administrative, et dont l'état décide de tout, y compris de s'exonérer de respecter ses propres règles), bon courage à eux :p

Ca et l'attaque de la Grèce par les spéculateurs, c'est quand même effarant de voir des multinationales attaquer les états eux mêmes.
Mais c'est qu'ils s'imaginent même au-dessus d'un Etat, maintenant !? Ma parole, mais que quelqu'un les enferme...
J'aimerai beaucoup connaitre les chiffres de l'industrie musicale espagnole; et encore mieux, un comparatif entre leurs chiffres, et les notre en France nous qui avons la salvatrice hadopi.
tropsaoulé, le 03/03/2010 - 13:28
Après les internautes, c'est la faute du gouvernement !
Que fais-la police ?!
Si je me trompe pas, elle attend devant les UGC

Moi ce qui m'intéresserai de connaitre, c'est les ventes de musique en Espagne, sont elles dans les choux ?
CounterFragger, le 03/03/2010 - 13:13
Cette mesure ne résoudra pas le problème principal, qui est l'impossibilité de lancer des actions civiles contre les utilisateurs finaux qui s'approprient la musique sans payer, et violent systématiquement les droits de propriété intellecturelle" a déclaré Gerardo Carton, le directeur du PIAS Records et actuel porte-parole de la vingtaine de labels concernés.
Puisque le partage sans but lucratif de fichiers sur le P2P est légal en Espagne, les utilisateurs finaux ne violent rien du tout.
Oui, à condition que cet échange se fasse uniquement sur le territoire espagnol. Or le P2P ne connait pas les frontières. Il est donc difficile d'être certains de ne pas avoir contrevenu aux lois d'un autre pays. C'est un des effets de bord du P2P et d'internet : on ne sait pas avec qui se font les échanges ni par où ils transitent.
Z’avez pas un cousin Espagnol ? Histoire qu’il vous fasse une pequeña localidad sur son serveur VPN.
tropsaoulé, le 03/03/2010 - 13:28
Ou alors vu que le monde est complètement fou, sauf l'industrie musicale, pourquoi ne pas considérer les majors comme des fous afin que l'ensemble de la population redevienne normale !


Dans ce cas précis tu as raison, mais attention à ce raisonnement...

Comme le disait Socrate, "l'indicateur de l'erreur, c'est la masse":
Ce n'est pas parce que "tout le monde" est fou que c'est toi le fou...

Par contre, être un génie et le seul à le savoir, ça se soigne ^_^
Je ne dirais qu'un mot : hallucinant !
C'est dégueulasse que nous ne soyons pas tous égaux ! Il devrait y avoir des lois proclamant l'égalité entre les pays de l'UE ! A bon entendeur !

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