Alors que des manifestations contre le gouvernement sont prévues aujourd'hui, l'Iran a décidé de brider l'accès à Internet dès samedi, pour limiter l'organisation des manifestations et la communication des évènements vers l'étranger.

Le régime iranien avait déjà un rapport compliqué avec Internet, qui a atteint le point de psychose après les évènements de juin dernier lorsque des milliers d’iraniens se sont organisés notamment grâce à Twitter pour contester la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. De très nombreux médias étrangers s’étaient servis du média social pour relayer l’opposition iranienne et souvent la soutenir. Aujourd’hui lundi 7 décembre, de nouvelles manifestations sont prévues dans les rues de Téhéran pour protester contre le régime en place, à l’occasion de la « journée des étudiants » qui commémore la mort de trois étudiants lors d’une manifestation anti-américaine de 1953. Mais dès samedi, les liaisons Internet ont été coupées ou altérées en prévision, rendant l’accès à certains sites étrangers comme Facebook impossible.

« Interrogées sur l’arrêt soudain des liaisons avec l’étranger en début d’après-midi, plusieurs sources appartenant à des services techniques ont affirmé à l’AFP qu’il ne s’agissait pas d’une panne mais d’une « décision des autorités », sans plus de précisions« , rapporte l’agence de presse française.

L’AFP indique par ailleurs qu’il est déjà arrivé ces derniers mois que les accès à Internet et les communications mobiles (SMS voire voix) soient coupées ou brouillés lors de manifestations, mais que c’est la première fois que les mesures de contrôle des communications sont prises si tôt.

L’Iran avait été désigné dès 2006 comme l’un des 13 Etats « ennemis d’internet » (Arabie Saoudite, Bélarus, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan et Vietnam).

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