Construire tout un quartier à Toronto et y appliquer ses idées sur la ville intelligente. Tel est le projet que va mener Sidewalk Labs, une filiale d'Alphabet, la maison-mère de Google. C'est elle qui pilote cette transformation, sous l’œil attentif des autorités.

Google sera-t-il l’urbaniste du 21e siècle ? En tout cas, le géant du net entend profiter de la révolution technologique pour mettre son nez dans un secteur d’activité qui lui était totalement étranger jusqu’à présent. En effet, Sidewalk Labs, une société sœur, filiale d’Alphabet, la maison-mère de la firme de Mountain View, va participer à la création d’un tout nouveau quartier à Toronto, Quayside.

L’idée ? Faire de cette toute nouvelle zone un « banc d’essai pour les technologies, les matériaux et les procédés émergents qui s’attaqueront [aux défis de la ville] et feront avancer des solutions qui pourront être reproduites dans les villes du monde entier », rapporte le site The Star. Ces défis, toutes les localités y font face, à divers degrés : accessibilité, durabilité ou encore inclusion.

quayside
Le plan du quartier.

Situé en bordure du lac Ontario, le nouveau quartier fait une superficie d’environ 325 hectares. Outre des logements, bureaux, espaces verts et commerces, dont la construction et le fonctionnement devront satisfaire des enjeux environnementaux, Quayside accueillera le quartier général de Google au Canada et ses 300 employés, qui se trouve pour l’heure dans un autre quartier de Toronto.

À Quayside, il est aussi prévu d’encourager la mobilité « douce », à savoir le vélo et la marche, mais les transports en commun et les véhicules personnels seront bien entendu admis. Ceux-ci devraient d’ailleurs être autant que possible électriques et autonomes, au moins partiellement (tout dépendra du degré d’avancement des logiciels embarqués dans les voitures), font savoir nos confrères.

La zone où sera bâti le quartier.

La collectivité urbaine devrait par ailleurs faire lourdement appel à divers capteurs disséminés dans le quartier, afin de permettre à Sidewalk Labs de mesurer l’usage de la ville et la faire évoluer en fonction des données récoltées. C’est un peu la même logique que l’on voit à l’oeuvre à Nation, la place parisienne, avec des dizaines de capteurs déployés aux alentours.

En termes de financement, Sidewalk Labs prévoit d’investir 50 millions de dollars ; c’est peu pour tout un quartier, mais la filiale d’Alphabet devrait bénéficier de l’aide financière de la province où est sise Toronto, jusqu’à 1,25 milliard de dollars. Et si Sidewalk Labs aura les mains libres, le projet sera toutefois supervisé par Waterfront Toronto, l’organisme public qui rassemble la ville, la région et l’État.

À lire sur Numerama : Et si Google créait sa propre ville avec ses propres règles  ?

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