Gogoro vient d'annoncer le lancement de sa location de scooters électriques à Paris. Un secteur déjà occupé par les Français de Cityscoot.

Cityscoot est une entreprise française fondée par Bertrand Fleurose dont le concept peut se résumer en une phrase : elle vous permet de louer un scooter électrique pour vos déplacements urbains. Gogoro est une entreprise taïwanaise fondée par Horace Luke et Matt Taylor dont le concept peut se se résumer en une phrase : elle vous permet de louer un scooter électrique pour vos déplacements urbains.

Les parisiens commencent à s’habituer à voir dans le paysages les scooters électriques de Cityscoot, blancs et bleus et ils devront désormais compter dans les rues de la capitale avec la deuxième entreprise : Gogoro vient en effet d’annoncer le lancement de ses « Smartscooter » à Paris, en partenariat avec Bosch.

Côté technologie, les deux services fonctionnent de la même manière : tout se passe grâce à une application mobile. Vous téléchargez l’application, vous créez un compte et votre smartphone vous permet de « déverrouiller » un scooter électrique proche de vous. Une fois que vous avez fini votre trajet, il vous suffit de faire un « check-out » sur l’application qui vous débitera le montant de votre trajet (à partir de 20 centimes par minute pour Cityscoot).

Côté recharge, vous n’avez pas à brancher votre scooter : Cityscoot comme Gogoro reposent sur des systèmes de batteries amovibles, remplacées par des véhicules qui s’occupent de maintenir la flotte toute la journée d’un côté et des stands de batteries remplacées par les utilisateurs de l’autre.

Cityscoot est déjà bien implanté à Paris et propose 1 000 scooters électriques dans la capitale quand Gogoro estime faire son lancement avec 600 unités. Pour le client, départager les deux sociétés se fera donc sur d’autres bases : on sait déjà que Cityscoot propose des formations à la conduite urbaine gratuite pour les clients les moins à l’aise et offre une assurance tout risque en partenariat avec Allianz.

Quoi qu’il en soit, ce secteur risque d’être intéressant à suivre : on a vu Uber, entreprise américaine, exploser rapidement à Paris car l’offre proposée par les taxis était dépassée, coûteuse et technologiquement très en retard. Cette fois, un géant taïwanais vient se confronter à une startup française déjà bien en place sans que l’on puisse voir, a priori, une réelle plus value dans son offre. Gageons que cela ne sera pas aussi simple pour lui de faire ses premiers pas dans la capitale.

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