Numa a présenté le 20 octobre soir ses meilleures startups intégrées dans son programme d’accélération. Les entreprises ont su montrer la diversité et la créativité des jeunes entrepreneurs made in France.

Le réseau d’innovation et d’entrepreneuriat Numa a présenté le 20 octobre au soir les nouvelles startups incubées dans son programme d’accélération. Elles vont avoir l’opportunité de se développer rapidement à travers un programme d’accélération qui peut les connecter avec des grandes entreprises internationales, des experts techniques et des entrepreneurs compétents. Différents clients ou tuteurs potentiels étaient d’ailleurs déjà présents dans la salle. Les jeunes entrepreneurs ont donc essayé de montrer, avec toute leur passion, la force de leurs idées et de leur créativité.

Shipup a été la première jeune entreprise à monter sur scène. La startup vise à améliorer le service client des autres entreprises du secteur de la livraison. Selon les mots d’un de ses fondateurs, il y aurait environ 15 % de chance qu’un paquet envoyé puisse avoir des problèmes. C’est pour cela que l’entreprise utiliserait un système d’analyse d’incidents en temps réel et un ensemble de notifications personnalisées pour assister le client dans les plus brefs délais et de la meilleure des manières.

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Advitam s’occupe d’un secteur moins rigolo : le marché des obsèques. La startup, qui vise à s’étendre dans toute France, s’appuie sur un système qui permet d’organiser des funérailles de manière simple, rapide et, surtout, pour beaucoup moins d’argent. L’organisation d’un enterrement coûterait en moyenne 5 000 euros en France. Le chiffre d’affaires potentiel de ce marché pourrait s’élever à 2,5 milliards d’euros.

Destygo et Airkit ont les secteurs du voyage et du tourisme dans leur viseur, et souhaitent développer des concepts qui permettent d’utiliser des intelligences artificielles et des sites internet pour améliorer l’expérience des voyageurs. Des offres pour les professionnels qui voudraient étoffer leur gamme de services.

Bob ! Dépannage offre, de son côté, un service intéressant pour tout le monde. En effet, l’entreprise parisienne s’appuie sur un réseau fiable d’artisans professionnels — de la plomberie à la serrurerie en passant par le bricolage et l’électroménager — prêts à réaliser un dépannage avec des prix transparents. Une sorte de conciergerie moderne, en somme.

Pour le secteur du numérique, Phantombuster réalise des bots capables d’enrichir vos sites grâce à une collecte de données qui reproduit celle des humains. Idéal pour utiliser des informations de sites ne fournissant pas d’API pour se connecter à leurs bases de données.

La startup mexicaine Visor s’est spécialisé dans les services de consultation bancaire et l’intermédiation, en assistant les entreprises dans l’obtention de leur crédit bancaire, au bon moment et avec un taux d’intérêt avantageux.

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Enfin Syos a apporté un projet qui pourrait bien intéresser les musiciens, notamment les professionnels du saxophones, de la clarinette, et du trombone (et à l’avenir, des guitaristes et des percussionnistes). En effet, cette startup chercher à offrir à chaque musicien une manière de personnaliser le son de son propre instrument : par exemple, pour les saxophonistes, l’équipe de Syos souhaite créer des becs dotés de formes particulières qui peuvent produire des nuances musicales uniques.

Parmi les 280 startups qui ont été guidées par Numa ces dernières années, on retrouve Mesagraph, acquise par Twitter, Doctrackr ou bien encore PopUp Immo, qui est maintenant devenu Storefront. Le Directeur des Investissements de Numa, Olivier Mougenot, a rappelé que le réseau parisien était en train de s’étendre à l’international avec des bureaux créés à Casablanca, Bangalore, Barcelone, Moscou et Mexico.

En effet, la clef du succès pour l’une de ces jeunes pousses — qui a été soulignée plusieurs fois par différents entrepreneurs experts et conférenciers — c’est le développement à l’échelle internationale. Le grand défi de ces startups et même de tous les futurs entrepreneurs sera de pouvoir trouver et utiliser des concepts qui peuvent se déployer facilement en France, mais aussi à l’étranger ; ce n’est que de cette manière qu’une startup française pourra vraiment faire la différence et rivaliser avec la concurrence internationale.

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