En Inde, la startup Trringo propose aux petits agriculteurs de louer un tracteur avec chauffeur pour leurs différents travaux.

On doute que le service parviendra jusqu’en France, mais il est promis à certain succès en Inde et peut-être dans d’autres pays en développement. La startup Trringo s’est inspirée du modèle économique d’Uber pour mettre en relation les agriculteurs qui ont besoin d’un tracteur pour laboureur leur champs, semer ou encore récolter, et les entrepreneurs locaux qui disposent des machines agricoles adéquates.

Dans une vidéo promotionnelle, l’entreprise explique qu’en Inde de nombreux petits agriculteurs indépendants ne disposent pas de leurs propres tracteurs, ou n’ont pas de machines assez modernes, ce qui les oblige à tout faire à la main ou à se reposer sur l’entraide. Ils seraient aussi nombreux à être victimes de discriminations, dans une société qui compte de nombreux groupes de populations différentes, avec leurs langues et leurs religions.

Pour les utilisateurs, l’avantage de Trringo est qu’il ne laisse pas place à la discrimination. Les propriétaires de tracteurs qui offrent leurs services sur la plateforme devront accepter les commandes de leurs clients et les exécuter convenablement, puisque ceux-ci auront (on imagine) la possibilité de noter les prestataires, comme le font les clients d’Uber avec les VTC.

Lorsqu’il souhaite qu’une opération soit réalisée sur ses terres, l’agriculteur peut utiliser l’application sur son smartphone ou, ce qui est souvent plus facile en Inde, téléphoner à une plateforme qui traitera la demande. Il suffit de spécifier le besoin en indiquant l’heure et le jour, et les prestataires disponibles dans la région sont dépêchés sur place.

Le service est lancé par le constructeur de tracteurs Mahindra & Mahindra, qui cherche des franchisés pour déployer son service dans tout le pays. Il est actuellement proposé depuis une vingtaine de centres opérés par l’entreprise à Karnata, un état du sud-ouest de l’Inde.

En France, il est peu probable qu’un tel service trouve son utilisé puisque les pouvoirs publics ont déjà organisé depuis l’après-guerre l’accès des petits agriculteurs aux machines agricoles, à travers un réseau de coopératives d’utilisation de matériel agricole, les CUMA. Il en existe plus de 12 500 à travers le territoire et permettent aux personnes qui ont le statut d’agriculteur d’accéder à des machines qu’un petit exploitant ne pourrait s’offrir pour ses usages ponctuels.

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