L'anthropologue Saskia Cousin a affirmé que jusqu'à 10 % des appartements parisiens proposés sur AirBnb seraient loués illégalement.

AirBnb, c’est un peu comme Uber : de nouveaux usages tellement radicaux dans le tourisme autant pour les locataires que les propriétaires et dont les modèles d’affaires perturbent le cadre légal. D’après une information relayée par France Info depuis les travaux de l’anthropologue spécialisée dans le tourisme Saskia Cousin, plus de 20 000 appartements seraient loués illégalement à Paris.

L’illégalité évoquée correspond à la non déclaration d’un bien loué sur AirBnb plus de 120 jours par comme un appartement meublé touristique. Cela concerne, d’après l’anthropologue, 10 % des appartements parisiens : 0,5 % des propriétaires possèdent plus de 5 appartements et 5 % des propriétaires possèdent 20 % des appartements mis à la disposition des clients sur le site. Cela signifie assez simplement que ces propriétaires ne louent pas leur résidence principale pour avoir un petit bonus d’argent à la fin du mois, mais font un véritable commerce de la location touristique non déclarée.

Malgré un quasi-démenti d’AirBnb qui estime que ce problème n’existe qu’à Paris, la ville a demandé au service qui agit comme plateforme une plus grande fermeté, l’estimant « complice de l’illégalité  ». Le service américain a déjà fait un premier pas en ce sens en collectant la taxe de séjour.

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