Amazon risque de payer une amende de 350 000 dollars aux États-Unis pour avoir expédié, en 2014, un colis dangereux mal emballé et non étiqueté. L'entreprise semble être coutumière du fait.

On dit souvent que l’on peut trouver tout et n’importe quoi sur Amazon, même des produits dangereux. Pour ces derniers, il est nécessaire de bien emballer le colis avant l’envoi et de l’accompagner de toutes les déclarations nécessaires pour assurer la sécurité des livreurs et des destinataires.

C’est parce qu’il se serait mal acquitté de ces précautions élémentaires que le leader du e-commerce risque de payer une amende de 350 000 dollars (environ 310 000 euros). L’entreprise est en effet accusée par la Federal Aviation Administration (FAA), chargée de réglementer l’aviation civile aux États-Unis, d’avoir expédié par avion un produit dangereux mal emballé et non étiqueté.

L’incident reproché remonte à 2014, lorsque neuf employés du service postal UPS sont entrés en contact avec un produit chimique hautement corrosif. Il s’agissait d’un liquide utilisé pour nettoyer les canalisations. Environ 3,7 litres du produit étaient contenus dans un récipient qui a fui. Les employés touchés ont souffert de brûlures et leur peau a dû être traitée avec un procédé chimique. Aucune signalisation — telle que « Produit dangereux » par exemple — n’était étiquetée sur le colis.

De nombreux antécédents

La FAA reproche également à Amazon de ne pas avoir réagi correctement dans l’urgence et de ne pas avoir fourni de matériel d’entrainement aux produits dangereux aux employés qui ont manipulé le colis.

« Amazon a plusieurs antécédents en termes de violation des régulations liées aux matériaux dangereux », a affirmé la FAA. « Sur la seule période de février 2013 à septembre 2015, Amazon a violé 24 lois », ajoute l’agence gouvernementale.

Cette annonce intervient quelques mois après que la firme de Jeff Bezos a signé un accord avec l’entreprise Air Transport Services Group (ATSG) pour lui louer vingt Boeing 767. L’objectif d’Amazon est de développer son propre réseau de transport aérien afin d’être moins dépendant des services de livraison tiers.

Amazon dispose d’un mois pour répondre à la FAA et éventuellement faire appel.

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