Le gouvernement finlandais estime que Microsoft n'a pas respecté ses engagements, et qu'il doit assumer ses responsabilités après l'annonce de 1 350 suppressions d'emplois, qui concernent principalement d'anciens employés de Nokia.

Jeudi, Microsoft annonçait une nouvelle vague de licenciements qui achève quasiment de décimer les anciennes forces vives de Nokia, que la firme de Redmond avait racheté avant de s’en débarrasser aussitôt, conscient qu’il s’agissait d’une erreur industrielle majeure. En trois ans, Microsoft a ainsi annoncé les licenciements de 27 650 personnes, dont 21 150 impliqués dans les activités mobiles. Lorsqu’il avait racheté les activités mobiles de Nokia, Microsoft avait « hérité » de 25 000 employés, dont une parti conséquente était en Finlande.

Sur les  1 850 suppressions d’emplois annoncées cette semaine par Microsoft, 1 350 concernent des employés de Finlande.

Cet échec met en colère le gouvernement finlandais. « L’entreprise (Microsoft) doit porter une aussi grande responsabilité que possible dans ce qu’ils ont fait en licenciant ces gens », s’est ainsi agacé Jari Lindstrom, le ministre de l’emploi, lors d’une séance parlementaire. Il s’est dit « déçu » par le groupe américain, et attend qu’il aide les employés à retrouver du travail.

Des engagements non tenus

Dans son communiqué, Microsoft n’avait eu aucun mot pour les 1 850 salariés qui perdaient leur emploi, et avait simplement indiqué que les indemnités à verser lui coûteraient 200 millions de dollars.

Selon l’exécutif de la Finlande, Microsoft s’était pourtant engagé, au moment du rachat partiel de Nokia, à faire du pays nordique un centre névralgique de ses opérations en Europe, en faisant de la Finlande une plaque tournante de ses activités dans la téléphonie mobile, et en construisant un data center dans le grand nord. Mais Microsoft n’aurait respecté aucun de ces engagements.

La réalité semble toutefois plus subtile puisqu’une nouvelle entreprise dirigée par des anciens de Microsoft a été créée ce mois-ci en Finlande, HMD Global. Elle recevra 500 millions d’euros d’investissement pour relancer la marque Nokia sur des smartphones et tablettes sous Android.

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