Rétropédalage chez Yahoo. Marissa Mayer, la CEO du groupe, a annoncé que la fusion de janvier 2015 entre des anciennes équipes de Yahoo et celles de son acquisition Tumblr n'était plus de mise. Devant l'échec de sa stratégie, Yahoo redonne sa liberté à la direction du réseau de microblogging.

En 2013, le géant déchu Yahoo s’offrait Tumblr pour 1, 1 milliard de dollars, avec l’espoir de s’ouvrir une nouvelle porte d’entrée vers le marché des jeunes, sa priorité.

La directrice Marissa Mayer avait dans un premier temps promis à Tumblr une perpétuation de son mode de fonctionnement et de sa culture à la direction. Puis dans les multiples restructurations du groupe, certaines équipes avaient été fusionnées avec des employés de Yahoo. Le but affiché était alors de réintroduire les services Yahoo sur une cible très jeune et dynamique, grâce à la prise qu’avait le réseau de microblogging.

Tumblr fait en effet figure d’outsider du web depuis ses débuts, entre son ouverture à (presque) tous les contenus et l’esprit ultra-communautaire du réseau. Les jeunes blogueurs s’y retrouvent comme chez eux. Un feel-like-home entretenu par une équipe jeune et liée aux utilisateurs de la plateforme fondée par David Karp.

Mais cette culture libertaire du web et du réseau semblait difficilement soluble dans celle de Yahoo, beaucoup plus corporate.

Yahoo accepterait-il enfin son statut de coquille vide ?

Or selon Business Insider, l’ex-géant Yahoo accepte enfin la défaite et Marissa Mayer redonne les « pleins-pouvoirs » à l’équipe de Tumblr pour son développement et notamment la monétisation de son modèle. Un sujet resté sensible depuis le rachat.

Les équipes de Yahoo et ses services font donc encore un pas en arrière, et l’avenir du groupe semble devenir de plus en plus difficile malgré les promesses de l’ex-employée brillante de Google, devenu directrice de son ex-concurrent. Yahoo pourrait bien rejoindre les nombreuses anciennes gloires du Web qui servent aujourd’hui de coquilles vides aux portefeuilles pleins. Rappelons que dans un tour de passe-passe fiscale, très rentable pour ses actionnaires, Marissa Mayer a aussi perdu la main sur des actions Alibaba, le colosse chinois.

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