Le magazine Wired a annoncé qu'il commencerait dans les prochaines semaines à bloquer ses lecteurs qui utilisent des bloqueurs de publicité. Il veut ainsi les encourager à adopter une formule payante, qui permettra au site de continuer à vivre.

Ce n’est pas le genre de décisions que l’on attendrait de la part d’une publication très technophile, qui a maintes fois commenté la bataille livrée par les ayants droits lorsqu’ils tentaient d’empêcher le piratage par des DRM. Mais le magazine Wired a surpris cette nuit, en annonçant qu’il bloquerait bientôt ses lecteurs qui décident de bloquer la publicité avec AdBlock Plus ou d’autres outils. Question de survie.

Le légendaire magazine du groupe Condé Nast explique en effet que chaque jour, plus de 20 % de ses lecteurs viennent profiter des articles gratuits de Wired, sans même permettre l’affichage des publicités qui les financent.

1 dollar par semaine pour lire Wired

« Nous savons que vous venez d’abord sur notre site pour lire notre contenu, mais il est important d’être clair sur le fait que la publicité est ce qui permet à Wired de continuer : payer les auteurs, les correcteurs, les designers, les ingénieurs, et tout le reste de l’équipe qui travaille dur pour créer des histoires que vous lisez et que vous regardez ici », écrit-il. Or Wired dispose d’alternatives payantes pour ceux qui souhaitent supprimer la publicité et ainsi bénéficier d’une navigation libérée de toute pollution et de tout traceur publicitaire — ce qui n’est pas encore le cas sur Numerama, mais nous y travaillons.

En conséquence, le site américain bloquera dans les prochaines semaines les internautes qui utilisent des bloqueurs de publicités sans placer Wired.com dans leur liste blanche. En revanche, pour accompagner la décision, un abonnement spécial à 1 dollar par semaine est proposé, qui permet de supprimer toute publicité sur le site internet.

Reste à voir si les lecteurs joueront le jeu, ou s’ils tenteront de trouver des méthodes de contournement pour continuer à lire les articles gratuitement et sans publicité. Le problème est beaucoup plus général que sur Wired, et c’est l’ensemble de l’industrie de la presse et de la publicité en ligne qui doit aujourd’hui se poser les bonnes questions. Et aussi, en partie, les lecteurs.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés