Les LOTI et VTC font entendre leurs revendications après les décisions prises la semaine dernière par Matignon en faveur des taxis.

250 voitures défilent depuis ce matin 11 heures. Le cortège est parti de la Gare Montparnasse. Les VTC et LOTI, terme barbare qui caractérise les chauffeurs qui entrent sous le coup de la Loi d’orientation des transports intérieurs, souhaitaient défiler en silence afin d’attirer l’attention des services publics mais aussi pour symboliser le deuil. Les manifestants sont actuellement aux Invalides et bloqués par les CRS.

Cette manifestation a fait entrer pour la première fois les LOTI dans la danse : cette catégorie de chauffeurs est aujourd’hui moins connue que les VTC mais regroupe tout de même plusieurs milliers de chauffeurs en France pouvant transporter des groupes de 2 à 9 personnes. Ces derniers ont toujours profité d’un flou juridique qui leur permettait de jouer sur les termes pour transporter des groupes peu nombreux.

Quelles revendications ?

Alternatives Mobilité Transport est l’association qui défend et représente ces chauffeurs aujourd’hui. Elle a expliqué au micro de France Info ses positions sur la loi qui encadre l’activité des LOTI : « un groupe, ça va jusqu’à 9 passagers mais est-ce que ça veut dire qu’il faut en transporter forcément 9 ? Un véhicule qui peut accueillir 9 personnes peut en transporter qu’une seule.  »

Raisons de la colère ? La semaine dernière, Manuel Valls a donné raison aux taxis et a entamé une « chasse au LOTI ». Le gouvernement s’est engagé à durcir les contrôles à l’encontre des VTC afin qu’ils respectent la loi Thévenoud. Matignon a également demandé aux plateformes telles qu’Uber ou Snapcar de rayer les LOTI de leurs bases de données, estimant qu’il s’agissait en effet d’une concurrence déloyale.

Sur France Info toujours, Jean-Marc Bouaziz, vice-président de l’association Alternatives Mobilité Transport dénonce les conséquences de cette décision sur l’emploi : « Globalement, les applications représentent 70 % de notre chiffre d’affaires  ».  10 000 emplois seraient menacés.

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