JetPack Aviation a levé 2 millions de dollars pour construire son prototype de moto volante.

La toute première moto volante va être construite sous forme de prototype par JetPack Aviation, rapporte TechCrunch le 13 novembre 2019. L’entreprise américaine vient de lever 2 millions de dollars (1,8 million d’euros) pour mener à bien son curieux projet : une sorte de machine une place capable de voler à plusieurs mètres du sol.

La vidéo du prototype Speeder // Source : YouTube/JetPack Aviation

Dans sa vidéo de présentation — avec des images de synthèses, car l’appareil n’existe pas encore — on voit combien l’engin pourrait être utile, par exemple pour des opérations de secours dans des endroits difficiles d’accès.

Une vitesse théorique de 240 km/h

JetPack Aviation a surnommé son engin The Speeder en hommage aux « motos » volantes qu’empruntent Leia et Luke Skywalker dans le Retour du Jedi, l’épisode 6 de Star Wars sorti en 1983.

Comme on peut le voir sur son site, l’entreprise américaine projette, à très long terme, de construire deux types de Speeder, l’un à but récréatif, l’autre à des fins militaires. L’engin affiche des performances théoriques assez impressionnantes, avec une vitesse maximale de 240 km/h, propulsion à turbine (et non par hélice) avec seulement 30 minutes d’autonomie mais une capacité de faire le plein en 5 minutes. Il décollerait et atterrirait verticalement, et demanderait à son conducteur de le conduire en étant quasiment couché dessus.

JetPack Aviation s’est déjà illustré dans les appareils volants en créant de vrai jet-packs fonctionnels, et dispose d’un partenariat avec l’armée américaine. Les 2 millions de dollars ont été levés auprès de nombreux fonds d’investissements  comme Draper Associates, Skype co-founder Jaan Tallinn, YC et Cathexis Ventures, rapporte TechCrunch. La somme reste toutefois modeste par rapport à l’ampleur de la tâche : le Speeder n’est clairement pas pour demain, mais une première maquette fonctionnelle pourrait paver la voie vers de nombreuses avancées technologiques et envisager le futur du transport différemment.

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