La mairie de Paris abandonne sa prime de 400 euros offerts pour l’achat d’une moto ou d’un scooter électrique équivalent 50cc, souhaitant plutôt favoriser le vélo électrique.

L’aide de 400 euros proposée aux conducteurs et conductrices à l’achat d’un scooter ou d’une moto électrique vient d’être supprimée par la ville de Paris. La page dédiée aux bonus financiers de la capitale a été modifiée ce 26 septembre 2022, entérinant la décision de l’administration d’Anne Hidalgo. La municipalité « privilégie le soutien à l’achat d’un vélo à assistance électrique », explique un journaliste de RTL, citant le communiqué de presse émis par la ville, que Numerama a pu consulter. Ce changement entrera en vigueur le 15 octobre 2022.

Jusqu’ici, les deux-roues électriques concernés devaient être « de catégories L1e et L2e (limité à 45 km/h) et définies dans le code de la route, dont la puissance du moteur est supérieure ou égale à 2 kW.» Le montant alloué avait l’intérêt d’être cumulable avec le bonus écologique de l’État.

Cette suppression est plutôt cohérente avec les mesures prises par la municipalité en défaveur des deux-roues motorisés depuis quelques années, pour que la population se tourne plutôt vers les vélos. Depuis le début du mois de septembre 2022, tous les scooters et motos thermiques doivent payer leur stationnement — mais les conducteurs et conductrices de deux-roues électriques doivent aussi s’enregistrer presque tous les jours pour avoir le droit de se garer gratuitement.

C’est une perte pour les futurs propriétaires de scooters électriques, mais ces derniers pourront toujours se tourner vers les aides de l’État, certes un peu moins avantageuse pour les deux-roues équivalents 50cc, mais toujours bien présentes. La région Ile-de-France continue aussi d’apporter des aides.

1 an en scooter électrique // Source : Louise Audry pour Numerama
Un scooter électrique à Paris // Source : Louise Audry pour Numerama

Les aides pour les vélos sont tournées vers les moins favorisés

À présent, les aides financières sont tournées vers les vélos, même si elles seront également aussi « soumises à condition de ressources (…) pour aider les moins favorisés », a expliqué sur Twitter David Belliard, adjoint à la transformation de l’espace public et mobilités.

Il faut dire que d’après la mairie a constaté que ceux qui avaient passé le cap d’acheter un vélo à assistance électrique sur Paris et avaient bénéficié de l’aide de la mairie disposaient « d’un revenu médian de 4200€ nets par mois (alors que le revenu médian des Parisiens est de 2200€ nets/mois) ». Traduction : une bonne partie de celles et ceux qui ont touché l’aide auraient pu s’acheter un vélo électrique sans cette aide.

La mairie crée en revanche :

  • Aide à l’achat d’un vélo mécanique : 100 € max, sous conditions de ressources
  • Aide à l’achat d’une remorque vélo : 100 € max, sous conditions de ressources
  • Aide à l’achat d’un vélo adapté aux personnes en situation de handicap : 900 € max
  • Aide au financement de l’apprentissage du vélo ou de remise en selle : 60 € max
  • Aide au financement d’un abonnement annuel de stationnement vélo : 100 € max
  • Aide au financement d’un abonnement Mobilib : 100 € max
  • Aide à l’achat d’accessoires (casques et antivol) : 50 € max