Le monde du travail ne se divise pas uniquement entre statut de salarié et indépendant. Il existe un statut beaucoup moins connu qui connaît une forte croissance depuis le début de l’année : celui de salarié porté. Un statut qui peut s'avérer très intéressant pour les travailleurs indépendants très qualifiés, comme les développeurs ou les graphistes.

À moins d’avoir beaucoup de travailleurs indépendants dans votre entourage, il est très probable que vous n’ayez jamais entendu parler du portage salarial. Ce statut existe pourtant depuis les années 80 en France mais s’est véritablement démocratisé au milieu des années 2 000 avec son entrée dans le Code du travail.

Qu’est-ce que le portage salarial ?

Le portage salarial est une forme d’emploi qui a été pensée pour faciliter les démarches administratives et financières entre un travailleur indépendant et une entreprise qui désire s’attacher ses services. Le principe est simple : pour mieux travailler ensemble, ces deux partis vont demander à une société de portage salarial, comme Cegelem, de jouer le rôle d’intermédiaire administratif entre eux.

Le travailleur indépendant devient alors un « salarié porté » dans l’entreprise : il bénéficie d’un contrat de travail, des mêmes droits et couvertures qu’un salarié tandis que l’entreprise s’épargne toutes les démarches administratives ou RH qui auraient retardé l’arrivée de ce travailleur dans l’un de ses projets.

« Ça n’a rien à voir avec de l’intérim », explique Fred, UI/UX designer qui travaille en tant qu’indépendant à Lyon. « C’est une question de démarche. Dans le cas de l’intérim, c’est quelqu’un, généralement un ancien salarié, qui s’adresse à une agence pour trouver du travail salarié. Ici, c’est l’inverse : c’est le travailleur indépendant qui va demander à une société de portage salarial de jouer le rôle d’intermédiaire administratif. »

Des facilités pour se lancer en tant qu’indépendant

Fred a été salarié porté pour différentes entreprises ces dernières années et juge l’expérience très intéressante, particulièrement pour des travailleurs indépendants qui veulent se lancer sereinement. « D’abord parce qu’on a pas à se poser de question : en portage salarial on dispose d’un contrat en CDD dans la société de portage salarial. À la fin du mois on ne se pose pas de question : on reçoit une fiche de paye et un salaire et on a pas s’occuper de relancer l’entreprise cliente pour être payée. Ça c’est le boulot de la boîte de portage salariale de le faire. Évidemment, on paye des charges supplémentaires et un petit pourcentage de ce que l’on reçoit à la société portage salarial. »

Ce petit pourcentage, il varie grandement en fonction des sociétés de portage salarial. « Les sociétés de portages salariales mènent une véritable guerre entre elles sur ce pourcentage. Il peut varier de 3 à 7 % en fonction des prestations effectuées ». Les prestations concernent les démarches administratives et comptables, mais aussi l’assurance juridique et l’accompagnement RH dont peut bénéficier le travailleur indépendant. Les sites web des sociétés de portages salariales comportent souvent des simulateurs, permettant justement de savoir à combien s’élève ce pourcentage ainsi que le montant des charges qui s’appliqueront à la facture de sa mission.

Un statut pour ne plus perdre de temps avec la gestion administrative

Le principe est surtout très intéressant pour les travailleurs indépendants très qualifiés, comme ceux qui sont spécialisés dans le développement, le design ou le marketing. Pour Camille, qui travaille comme graphiste indépendante à Tours, « aujourd’hui la tendance est à l’indépendance. Il y a beaucoup de gens qui se lancent en indépendant à partir de la quarantaine, qui sont des experts et qui se positionnent en tant que consultants. Leur désir est avant tout d’exercer leur métier avec passion et de s’occuper de leur client. Bien souvent ils ont déjà un portefeuille de client important et n’ont pas besoin qu’on les aide à en trouver de nouveau. Pour tout ce qui concerne la paperasse et la facturation, ils s’en fichent et veulent s’en débarrasser. »

Source : Flickr / Tam Tran

Ces nouveaux indépendants peuvent avoir des revenus très variables d’une année sur l’autre, en fonction des contrats signés avec des entreprises clientes. Et dans ce cas, le portage salarial est une excellente solution. «  Sur certaines grosses missions bien rémunérées, il faut bien réfléchir », fait remarquer Camille. « Si on facture avec sa propre entreprise, il y a des risques : soit on peut dépasser le plafond d’autoentrepreneur, soit si c’est une grosse mission ponctuelle, cela va faire beaucoup gonfler le chiffre d’affaire. Et l’année suivante, les URSAFF ne vont pas te rater. Pour un indépendant, c’est très important d’avoir un chiffre d’affaires qui soit stable ou qui augmente progressivement. Dans ce cas-là, un bulletin de salaire pour réguler ou égaliser le chiffre d’affaires est souvent bienvenu. »

Prospection et formation : un véritable accompagnement personnalisé

Que ce soit pour se lancer plus sereinement en tant qu’indépendant ou gagner du temps pour mieux se consacrer à ses clients, le portage salarial est une solution intéressante pour les entrepreneurs experts dans des domaines d’activités convoités, comme le développement ou le design.

Cegelem est une société de portage salarial capable de vous accompagner sur tout type de mission en France. Cette société de portage salarial propose non seulement de s’occuper de la gestion administrative, comptable, juridique et fiscale de ses consultants, mais aussi de faire de la prospection pour eux et de les former pour mieux développer leur activité.

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