Des streameurs et streameuses ont reçu de multiples revendications de la part d'un même ayant-droit. YouTube plaide l'erreur et explique que cela n'aura pas de conséquence pour les personnes concernées.

Les vidéastes n’en ont décidément pas fini de se battre avec Content ID, le système utilisé par YouTube pour faire respecter les droits d’auteur, et revendiquer des droits sur une partie de leurs revenus. Ce mercredi 4 décembre, plusieurs streameurs et streameuses se sont plaint de revendications abusives de la part d’un ayant-droit. YouTube plaide une « erreur ».

Des réclamations du même ayant-droit

Content ID est un système que YouTube a mis en place dès 2007. Il compare les vidéos publiées sur le site à des empreintes numériques de musiques ou d’images, fournies par ceux que l’on appelle les ayants-droit. S’il détecte des similitudes, il envoie une alerte.

Plusieurs vidéastes ont reçu le 4 décembre une ou plusieurs alertes. Le même ayant-droit, une société nommée Illustrated Sound Music, a revendiqué avoir les droits sur des bouts de leurs vidéos.

Maxildan, par exemple, raconte en avoir reçu six en seulement 24 heures. Jiraya, un streameur, en a reçu quatre. La streameuse PwnZ en a eu 16 en une journée. Des dizaines de vidéastes,  principalement spécialisés dans les jeux vidéo, sont concernés.

Une erreur sans conséquence ?

Joint par Numerama, YouTube nous a indiqué que l’ayant-droit avait fait une erreur. Il aurait soumis à YouTube la mauvaise empreinte numérique. Étant donné qu’il avait activé Content ID, des revendications ont été massivement envoyées.

Un porte-parole nous a fait savoir qu’étant donné l’ampleur du phénomène, Content ID a rapidement compris qu’il s’agissait d’une erreur. Tout aurait été réglé depuis. Il précise que ce ne sont pas des avertissements ou sanctions qui ont été envoyés : cela n’aura donc aucune incidence sur la monétisation des contenus. Les vidéastes concernés recevront l’argent qu’ils auraient normalement perçu.

La monétisation ne sera pas modifiée. // Source : Montage Numerama

Les personnes concernées ont vivement réagi, ayant peur de se faire démonétiser, de recevoir des avertissements, ou pire, que leur chaîne ne soit fermée. Ces inquiétudes s’expliquent par la récurrence des problèmes qu’ils rencontrent avec Content ID.

Les streameurs et streameuses notamment, doivent déjà composer avec le zèle de certains éditeurs. Nintendo est réputé pour être particulièrement tatillon au sujet des droits d’auteur, ce qui pousse certains à ne pas tester ses jeux.

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