Sortie de crise pour Huawei ? Peut-être.

Le jeudi 10 octobre est une date importante pour Huawei et ses partenaires américains. C’est ce jour que l’administration Trump doit rencontrer des représentants chinois pour une ultime négociation avant l’entrée en vigueur de frais de douanes élevés le 15 octobre. Et l’une des armes de négociation du camp américain pourrait signer la fin de l’affaire qui empêche Huawei de travailler avec des entreprises aux USA : une liste, approuvée par Donald Trump, d’entreprises non critiques pour la sécurité nationale qui pourraient avoir un passe-droit.

Le Huawei Mate 30 // Source : Numerama

Le New York Times et le Washington Post ont eu la confirmation que cette liste avait bien été approuvée par le président — après avoir été évoquée il y a plusieurs mois. Malheureusement, aucune entreprise qui pourrait y figurer n’a été mentionnée. Cela dit, on aurait du mal à considérer la licence Android pour les appareils Huawei vendus au grand public comme une activité à risque. Même si Donald Trump s’est largement contredit sur le sujet, accréditant le fait qu’il brandit la menace sécuritaire comme un épouvantail dans une négociation commerciale, ce sont surtout les infrastructures réseau et les équipements gouvernementaux qui ont été évoqués. Google, Facebook, Netflix et autres entreprises grand public de la tech ne sont que des dommages collatéraux.

Vers une sortie de crise pour Huawei ?

Après la sortie en demi-teinte du Mate 30, annoncé à Munich sans les services Google, Huawei ne semblait plus près à sortir des produits en Europe sans les arguments qui pourraient parler au public européen. Mais si son accord avec Google figure dans la négociation américaine, l’avenir immédiat de Huawei hors de Chine pourrait s’éclaircir. Il faut noter également que le géant a donné un rendez-vous surprise à la presse le 17 octobre pour présenter de nouveaux produits mobiles — quelle que soit l’issue des discussions du 10 octobre.

On n’imagine en revanche pas Huawei se détourner de ses ambitions à moyen terme : construire son propre écosystème et son propre système d’exploitation pour s’émanciper des États-Unis.

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