Facebook pourrait réintroduire certaines fonctionnalités de base de sa messagerie instantanée dans son application principale. L'entreprise réfléchit en effet à permettre à toutes ses applis de communiquer entre elles.

Après avoir fait des pieds et des mains pour détacher son outil de messagerie interne (Messenger) de sa principale application mobile, Facebook va-t-il se résoudre à faire machine arrière ? C’est ce que laissent penser des visuels partagés le 12 avril par une informaticienne, Jane Manchun Wong. Ceux-ci montrent le retour de Messenger dans l’application mobile de Facebook.

Il faut comprendre qu’il s’agit pour l’instant de quelques expérimentations menées par le réseau social, ce que ce dernier a confirmé à The Verge. « Nous testons des moyens d’améliorer l’expérience de messagerie pour les utilisateurs de l’application Facebook », selon un porte-parole. Quoi qu’il en soit, « Messenger reste une application de messagerie riche en fonctionnalités et autonome », ajoute-t-il.

Entre les lignes, on saisit que Facebook conservera quoiqu’il arrive son application Messenger. Il ajoutera juste des fonctionnalités de discussion dans l’application principale. Des fonctionnalités qui seront vraisemblablement basiques, de façon à laisser certains avantages à Messenger — sinon, pourquoi continuer à s’en servir si tous ses points forts se retrouvent dans Facebook ?

Messenger devrait conserver des éléments. // Source : Kārlis Dambrāns

Vers des discussions inter-applications

Rien ne dit qu’en bout de course, Facebook conservera ces essais et proposera une fonction de discussion basique dans son application. Toutefois, l’actualité récente suggère que c’est pourtant bien ce qu’il se produira. En effet, le réseau social réfléchit à unifier les protocoles de ses messageries : tous les internautes pourront communiquer entre eux, de manière chiffrée, qu’importe la plateforme.

Ce mouvement suscite toutefois quelques inquiétudes légitimes en Europe.

Si c’est ce scénario qui se produit, ce sera un drôle de retour en arrière pour Facebook, car le site communautaire avait quand même choisi de mutiler son application principale pour écarter les fonctionnalités de discussion instantanée, et les réserver exclusivement à Messenger. Pour Facebook, il s’agissait d’accélérer la croissance et renforcer l’usage de Messenger par le public.

Nous étions alors en 2014, et Messenger était sur le marché applicatif depuis 2011.

Partager sur les réseaux sociaux