Alors que la vitesse est désormais limitée à 80 km/h sur une grande partie du réseau routier secondaire français, le gouvernement publie une carte des radars fixes et des itinéraires de contrôle-leurres.

Les radars sont depuis leur introduction une source régulière de mécontentement chez les automobilistes, surtout quand ils viennent de se faire flasher juste avant. En principe, il est interdit de donner leur emplacement exact ; à la place, les conducteurs sont informés de l’existence de « zones dangereuses », qui sont des portions de route pouvant faire plusieurs kilomètres et dans lesquelles peut se trouver un radar.

Mais le gouvernement a fait ce qui peut être considéré comme un geste en direction des usagers de la route. Mercredi 4 juillet, le ministère de l’Intérieur a annoncé la mise en place d’un portail dédié sur le site de la sécurité routière sur lequel il est possible de « visualiser instantanément le nombre de radars en fonction dans chaque région ». Les radars fixes, bien entendu.

Carte des radars
L’interface du service.

Carte des radars fixes

« Sont ainsi positionnés : les 1 993 radars fixes classiques (dont 728 radars double sens), les 695 radars de franchissement de feu rouge, les 407 radars discriminants, les 102 radars vitesse moyenne, les 78 radars de franchissement de passage à niveau et les 70 itinéraires de contrôle-leurres, c’est-à-dire là où les radars sont déplacés régulièrement en n’étant annoncés que par panneau unique », écrit la place Beauvau.

Cette carte fonctionne non seulement pour le territoire métropolitain, mais aussi pour les principales localités de la France d’outre-mer : La Réunion, la Guyane et les Antilles. L’outil inclut une recherche par département ou par type de radar, ainsi que ses caractéristiques (type, date de mise en route, emplacement et vitesse maximale autorisée dans la zone où il a été placé).

Le gouvernement prévoit d’actualiser les données de la carte tous les deux mois. En 2019, la carte sera complétée par une  « carte de l’accidentalité routière ». Une façon de montrer au grand public l’intérêt de ces contrôles automatiques si décriés ?

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