Des clichés prétendent montrer un prototype de smartphone imaginé par Samsung dont un côté peut se rabattre sur l'autre. L'écran lui-même ne se plie pas : il est divisé en deux.

Au fil des années, Samsung s’est essayé à différents types d’écran, que ce soit dans le secteur des smartphones comme celui des téléviseurs et des moniteurs d’ordinateur. Des écrans incurvés, des écrans aux bords biseautés, des écrans bénéficiant de la technologie QLED, des écrans équipés du Super AMOLED… nombre de ces affichages ont ensuite été insérés dans des produits de l’entreprise sud-coréenne.

Mais certaines approches n’ont toutefois pas dépassé le stade du prototype. C’est de toute évidence le cas pour le « projet V », dont Engadget se fait l’écho. Il s’agirait d’un projet de smartphone doté d’un double écran qui était en développement vers 2015 ou 2016. Son idée d’écran rabattable rappelle certaines consoles de Nintendo (comme la New 2DS XL) ou bien le concept de tablette pliable par Microsoft.

Selon les clichés qui sont associés à ce modèle, relayés le 16 juin sur Twitter et dont l’existence n’a pas été confirmée par Samsung, le smartphone pouvait s’ouvrir comme un livre, révélant ainsi un écran dont chaque partie affichait une partie précise de l’interface. De toute évidence, il ne s’agissait pas vraiment d’un écran pliable, mais plutôt de deux écrans mis côte à côte. L’ensemble donnait un produit plutôt épais.

Les raisons pour lesquelles cet appareil n’a pas vu le jour sont inconnues, mais on peut tout à fait supposer que le design du produit n’était pas satisfaisant, pas plus que cette idée de double affichage, alors que des rumeurs évoquaient déjà il y a plusieurs années le fait que le géant sud-coréen de l’électronique grand public son intérêt pour les écrans pliables, grâce à l’emploi du graphène par exemple.

Courier, un projet de tablette aux côtés rabattables, imaginé par Microsoft.

Nos confrères font également remarquer que l’annulation du projet V est survenue dans un contexte délicat, où Samsung avait besoin de se concentrer sur des produits au succès commercial assuré, plutôt que de partir dans des paris incertains — ce qu’était par exemple ce projet V. Dans les années 2015 et 2016, l’entreprise a en effet connu une chute de ses bénéfices, causée notamment par l’échec du Galaxy Note 7.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue le fait que les industriels explorent toutes sortes de concepts dans leurs centres de recherche sans pourtant offrir une destinée commerciale à chaque prototype mis sur pied. C’est exactement comme les dépôts de brevet : les géants de la technologie en déposent régulièrement, mais ça ne signifie en aucune façon qu’un projet concret sera produit par la suite.

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