Apple quitte les montagnes et se rend dans le désert pour sa nouvelle version de macOS. Mais quelles sont les principales nouveautés de Mojave ? On fait le point.

La WWDC 2018 était évidemment le moment de parler logiciel de la galaxie Apple. Tim Cook l’a annoncé dès le début de la conférence dédiée aux développeurs : il ne serait question que de logiciel.Et qui dit logiciel, dit iOS, watchOS mais évidemment macOS. Le système d’exploitation qu’Apple « adore » (cela a été répété sur scène) a bien évolué en 2018. Nom de code : Mojave.

Faisons le tour des changements les plus importants. Et si cela vous tente, n’hésitez pas à jeter un œil à notre guide avant l’installation de la mise à jour !

Un pas vers iOS

C’est déjà devenu un mème : Apple va-t-il fusionner iOS et macOS ? « No. » répond l’un des immenses écrans derrière Craig Federighi. Cela dit, cela ne veut pas dire du tout qu’un rapprochement des deux plateformes est hors de question. Apple va y aller pas à pas en commençant par intégrer un socle de développement commun pour les applications iOS et macOS. Il sera testé en 2018 avec des applications proposées exclusivement par Apple. Une sorte de manière d’essuyer les plâtres avec ses propres logiciels, avant une ouverture prévue aux développeurs en 2019.

Concrètement, le rapprochement des jeux d’instructions permet à des apps iOS de garder leur potentiel sur Mac — comprendre, dans des fenêtres redimensionnables, avec une navigation au pointeur. On a hâte de voir quelle forme cela prendra.

Dark Mode

Le nom de cette nouveauté est… évidente. Le dark mode de macOS Mojave est un mode sombre pour l’interface de macOS. Tout a été soigneusement altéré et retravaillé pour une interface qui pique moins les yeux. À l’usage, c’est vraiment efficace et on a eu du mal à retourner sur un mode clair quand la bêta n’était installée que sur l’un de nos ordinateurs.

Capture d’écran, piles de fichiers…

On a clairement l’impression cette année que Apple travaille sur la base existante de High Sierra pour proposer un système d’exploitation qui soit avant tout plus stable. Cela signifie que les annonces proposées par le constructeur sont entrées dans des détails, faute de gros changement visible pour l’utilisateur. Mais toutes ces petites attentions font toute la saveur de macOS au quotidien.

Les captures d’écran gagnent par exemple en fonctionnalités. Il est possible de faire des captures vidéo sans passer par QuickTime, ou de zoomer sur la partie de l’écran qu’on souhaite capturer — le tout, facilement éditable et exportable dans des logiciels.

Autre nouveauté fort pratique : la possibilité de ranger automatiquement ses fichiers par piles thématiques ou de même type. Votre bureau mal rangé peut donc devenir un assemblage de piles dans lesquelles vous pouvez parcourir des fichiers sans avoir à les ouvrir. C’est un peu comme ce qu’on trouve dans le Launcher, mais appliqué au bureau dans une version améliorée.

Aperçu va également gagner en efficacité grâce à un nouvel outil de prévisualisation plus agréable pour les photographes, illustrateurs et autres designers. La photo se trouve au milieu de l’écran et les métadonnées sur la droite.

Continuité… améliorée

Continuité est une des possibilités offertes par l’écosystème Apple. Aujourd’hui, on déverrouille son Mac avec son Apple Watch, on copie un texte sur un iPhone qu’on colle sur un iPad, on ouvre un lien sur un iOS qu’on retrouve immédiatement sur macOS… bref, nos appareils se parlent constamment. Avec Mojave, Apple souhaite aller encore plus loin.

La principale fonctionnalité concerne la caméra de l’iPhone qui va pouvoir devenir un appareil photo déporté pour votre Mac. Concrètement, vous pouvez scanner un document à plat sur votre bureau avec la caméra de votre iPhone et il sera immédiatement disponible sur macOS, sans la moindre action de votre côté. De même, il est possible dans les applications compatibles de demander à l’iPhone de prendre une photo pour l’ajouter instantanément à une présentation.

Vie privée et traqueurs

La guerre était déclarée dès macOS High Sierra contre les traqueurs publicitaires et autres cookies comportementaux. Bien avant le RGPD, Apple avait fait de la privacy un élément différenciant. MacOS Mojave et la nouvelle version de Safari apportent avec eux deux étapes supplémentaires dans cette direction : le blocage par défaut des informations collectées par les boutons de partage sociaux (« J’aime », « Partager sur Twitter », etc.) et la création d’un profil « neutre » pour tous les Mac.

Concrètement, pour un traqueur qui chercherait à constituer une empreinte digitale numérique de vous pour créer un profil même si vous avez bloqué tous les cookies n’aura qu’une info commune à tous les Mac de la planète à se mettre sous la dent : « ceci est un Mac, circulez ». Un pied de nez qui a déjà agacé Facebook, le réseau social se demandant par la voix de son Chief Security Officer de quel droit un navigateur prenait des décisions à la place de l’utilisateur…

Article publié initialement le 4 juin 2018

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