Confiant, Waymo, filiale de Google, a affirmé que sa technologie de conduite autonome est suffisamment fiable et sécurisée pour éviter un accident comme celui dans lequel Uber est impliqué.

Après l’accident impliquant une voiture autonome estampillée Uber et ayant malheureusement coûté la vie à une femme, les différents acteurs souhaitant développer la technologie ne réagissent pas nécessairement de la même manière. On a ainsi vu Toyota geler son propre programme pour prémunir ses pilotes de tout choc psychologique. Mais d’autres ne se montrent pas aussi solidaires.

C’est par exemple le cas de Waymo, qui a remis un peu d’huile sur le feu en remettant en cause l’intelligence artificielle d’Uber. Car selon la filiale de Google, ses voitures n’auraient pas provoqué un tel crash questionnant sur la sécurité réelle des véhicules autonomes.

Waymo

Waymo épingle Uber

John Krafcik, CEO de Waymo, ne manque pas de rappeler les conséquences désastreuses de la tragédie sur l’image véhiculée par la technologie, trop nouvelle et méconnue aujourd’hui pour réellement rassurer les gens. « C’était un jour noir pour nous, car c’est un accident impliquant une voiture équipée de la technologie représentant le marché de la conduite autonome. Chez Waymo, ce sont le devoir de sécurité et la nécessité d’éviter ce genre d’accident qui nous animent. Cela nous a donc mis un coup sur la tête  », se lamente-t-il dans les colonnes d’USA Today.

Mais il n’oublie pas de mettre en avant la maturité de sa technologie : huit millions de kilomètres avalés sur les routes publiques, auxquels il faut ajouter les huit milliards sur simulateur et une batterie de tests visant à rendre son intelligence artificielle la plus sûre possible. Autant d’arguments qui lui permettent d’épingler Uber avec un soupçon d’opportunisme, « Je tiens à être respectueux envers Elaine, celle qui a perdu la vie, et sa famille. Mais face à cette situation avec un piéton ou un piéton avec un vélo, nous avons confiance en notre technologie, laquelle serait capable de gérer un cas comme celui-là ».

Cette petite pique de Waymo envers Uber rappellera les querelles qui avaient éclaté entre les deux géants. S’ils avaient récemment trouvé un accord à l’amiable, il n’est pas certain que cette sortie médiatique de John Krafcik soit très bien perçue dans l’autre camp.

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