Toyota a annoncé sa décision de geler ses tests de voiture autonome sur les routes publiques suite à la tragédie ayant frappé Uber.

Le tragique accident impliquant une voiture autonome d’Uber et ayant coûté la vie à une femme risque d’avoir des conséquences pour toute l’industrie automobile dans la course à la technologie. Au-delà de la grosse perte en termes d’image, qu’il est nécessaire de travailler pour lever les freins qui subsistent dans l’inconscient collectif, c’est son développement qui va en prendre en coup.

Car s’il apparaît logique qu’Uber suspende ses tests le temps que tout le monde retrouve ses esprits, Toyota a annoncé en faire de même dans les colonnes de Bloomberg. On parle ici d’un acteur très impliqué et ne manquant jamais de partager publiquement ses avancées. Au dernier CES, la firme nippone avait par exemple exhibé un prototype avec des capteurs mieux intégrés.

Toyota joue de prudence

Toyota a évoqué une raison émotionnelle pour justifier sa décision très louable. Effectivement, le géant estime que la tragédie peut avoir provoqué un choc chez ses propres pilotes de test (un employé d’Uber était présent à bord pendant le crash). « Nos pensées sont avant tout pour la famille de la victime […]. Parce que nous pensons que l’accident peut avoir une conséquence émotionnelle sur nos pilotes de test, nous avons décidé de temporairement stopper nos tests sur les routes publiques avec le mode Chauffeur activé  », indique Brian Lyons, porte-parole du constructeur. Il n’a pas voulu commenter les éventuelles causes de la collision ni spéculer sur les conséquences qu’elle aura sur la conduite autonome au sens large. Selon le dernier rapport de police, Uber ne serait pas en tort.

Pour rappel, chez Toyota, le mode Chauffeur correspond à la conduite autonome totale pouvant monter jusqu’au niveau 5. Autrement dit, il s’agit d’un mode pouvant se passer de l’intervention d’un humain, que l’entreprise expérimente dans le Michigan et en Californie.

On n’oubliera pas de mentionner que Toyota et Uber étaient en discussion autour d’un partenariat. À l’heure actuelle, les termes de cette association restent flous et devraient l’être encore un moment au regard de la situation.

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