L'annonce d'un nouveau Roadster Tesla aux performances ébouriffantes a tapé dans l'orgueil des constructeurs prestigieux. Dont Ferrari fait partie.

«  S’il doit y avoir une supercar électrique, alors Ferrari doit en être le pionnier  » : Sergio Marchionne, président du célèbre constructeur italien, en a visiblement marre que Tesla s’accapare toute la lumière. C’est une question d’orgueil et force est de reconnaître que le prochain Roadster du géant américain fait trembler les géants.

«  Les gens sont ébahis par la supercar de Tesla : je n’essaie pas de minimiser ce qu’Elon a fait mais je pense que c’est faisable par nous aussi  », ajoute l’intéressé. Traduction : Ferrari, Porsche, Lamborghini ou encore McLaren ne peuvent pas se permettre d’être dépassés par Tesla sur un segment où ils sont rois. C’est presque une question d’honneur.

Orgueil et honneur (mais pas préjugé)

Pendant le salon automobile d’Amérique du Nord situé à Detroit, Sergio Marchionne a donc officialisé le développement d’une Ferrari 100 % électrique. S’il n’a strictement rien partagé sur les caractéristiques (vitesse, accélération, autonomie), il a promis que la supercar sera commercialisée avant la deuxième génération du Roadster de Tesla, soit avant 2020. Et elle sera logiquement  proposée à un tarif élevé :  «  Je ne connais aucune activité profitable en vendant des véhicules électriques qui ne serait pas du très, très haut de gamme  ».

La Ferrari en question devra en tout cas s’aligner sur certains arguments affichés par le Roadster, l’ennemi américain capable d’avaler le 0 à 100 km/h en 1,9 seconde et de rouler pendant 1 000 kilomètres sans passer par la case recharge. Au pire, l’Italienne visera la Mission E de Porsche, qui met 3,5 secondes pour atteindre ce premier palier de vitesse. La course au prestige est bel et bien lancée et l’enjeu est le suivant : sortir une supercar électrique avant les autres. Disons plutôt avant Tesla.

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