Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, annonce que les lignes B et D du RER seront couvertes en Wi-Fi en 2018.

En matière d’investissement comme en matière d’équipement, la SNCF a longtemps donné la priorité à ses lignes à grande vitesse. Cela se voit par exemple dans l’accès au Wi-Fi : ce sont les rames du TGV qui ont été servies en premier. Fin 2016, la société ferroviaire déclarait comme objectif d’adapter 300 rames en un an pour servir près de 80 % des voyageurs avec son application TGV Connect.

Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, la SNCF entend mettre l’accent sur les trains du quotidien. C’est en tout cas le message que cherche à faire passer Guillaume Pepy, le patron de l’entreprise, depuis un certain temps déjà. Et cela vaut aussi pour les services et les équipements comme les accès sans fil à bord des train. C’est ce qu’il a fait comprendre mardi 2 janvier sur RMC.

Gare
CC Charles Forerunner

« En 2018, la priorité ce sont les trains de la vie quotidienne. En 2018, le RER B et le RER D seront équipés en Wi-Fi  », a-t-il fait savoir, en notant au passage que « la première demande des voyageurs aujourd’hui, c’est d’être connectés ». Ça tombe bien, donc. On peut simplement regretter que fort de ce constat, le RER soit passé après le TGV, pourtant moins fréquenté.

« En province, ce sont les TER qui seront notre priorité », a-t-il poursuivi. Calendrier du déploiement ? Guillaume Pepy table sur 2020 pour une couverture complète de toutes les lignes TER en Wi-Fi… mais « si les opérateurs jouent le jeu, s’ils mettent des pylônes » a-t-il toutefois nuancé. Impossible en effet d’avancer sans Orange, Bouygues Telecom, Free Mobile et SFR, qui sont indispensables pour ces travaux.

CC gasdub

Le Wi-Fi dans le TGV s’étend

Initialement, il n’y avait que deux axes de TGV qui étaient couverts en Wi-Fi : Paris – Lyon et Paris -Bordeaux.

Depuis, la couverture a été étendue jusqu’à Nice, Marseille et Perpignan au sud, Rennes à l’ouest, Metz, Nancy et Strasbourg à l’est, et à Lille, Calais et Dunkerque au nord. Une couverture partielle est aussi disponible pour un certain nombre de villes, y compris sur des trajets européens (Francfort, Luxembourg, Stuttgart et Munich) mais cela dépend des investissements des opérateurs de téléphonie mobile.

Selon la SCNF, les liaisons au départ ou à destination de Bruxelles seront ouvertes début 2018.

La difficulté ici est de à maintenir une connexion Wi-Fi stable et performante dans un transport lancé à 320 km/h. Il faut en effet de nombreuses antennes-relais le long des voies, qui mesurent parfois plusieurs centaines de kilomètres, pour capter les liaisons en 4G et les rendre accessibles aux trains. C’est ensuite à bord des trains que le signal est proposé en Wi-Fi

Partager sur les réseaux sociaux