Le réveillon de 2020 est quelque peu gâché par le coronavirus. Si vous marquez quand même le coup avec des proches, en appliquant les indispensables gestes barrières, ces applications peuvent s'avérer très utiles.

L’année 2020 qui s’achève laissera pour longtemps une marque particulière dans l’esprit collectif. La situation épidémique est d’ailleurs encore à ce point incertaine que lors de son point presse du 10 décembre, le Premier ministre a décidé de ne pas lever le couvre-feu entre 20 heures et 6 heures du matin pour le réveillon du 31 décembre. En clair, interdiction de faire la fête dehors ou dans des lieux publics.

La soirée de la Saint-Sylvestre est en effet aux yeux des autorités un évènement festif trop propice à redonner un coup d’accélérateur à la propagation du coronavirus. Contrairement à Noël, il n’y a pas d’exception prévue pour sortir ce soir — l’attestation de déplacement qui prévoit un certain nombre d’exemptions (travail, santé, handicap, etc.) ne sera d’aucune aide pour le passage à la nouvelle année.

D’ailleurs, afin de dissuader celles et ceux qui voudraient passer outre, des contrôles renforcés sont prévus par les forces de l’ordre, qui sont mobilisées en nombre, avec à la clé d’éventuelles amendes pour les resquilleurs. En outre, la vente d’alcool a été restreinte ou interdite dans certains départements. Cela étant, au sein du foyer, les familles gardent la possibilité de marquer le coup.

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C’est un réveillon du 31 décembre bien étrange en cette année 2020. // Source : PublicDomainPictures

Le coronavirus ne faisant aucune trêve hivernale, il est bien sûr hautement conseillé de s’abstenir si possible de réveillonner. Mais de la théorie à la pratique, il y a un monde. Dans le cas où vous prévoyez quand même de voir du monde, il convient de festoyer en suivant le plus scrupuleusement possible les gestes barrières. Y compris si vous êtes en famille. Y compris en petit comité. Ces règles sont au nombre de six :

  • un maximum de distanciation physique entre les personnes ;
  • le port du masque quand on ne s’alimente ou on ne boit pas ;
  • l’aération régulière des pièces fermées ;
  • se laver souvent les mains au savon ou au gel hydroalcoolique ;
  • ne pas être plus de six adultes dans une même pièce.

À ces six règles, on peut en ajouter une septième : l’utilisation de l’application mobile TousAntiCovid (ex-StopCovid), qui sert à indiquer aux personnes si elles ont été sans le savoir en contact prolongé (à la fois physiquement et dans le temps) avec un individu malade. Mais pour cette journée particulière du 31 décembre, ce n’est pas la seule application qui peut avoir un intérêt.

En effet, ce ne sont pas les périls qui manquent en cuisine ou dans le salon. Les accidents domestiques peuvent parfois survenir plus vite qu’on ne le croit : l’oncle qui se décide à ouvrir les huitres avec son opinel et qui récolte une vilaine estafilade, le frère qui entend sabrer le champagne et fait partir le bouchon dans l’œil de son époux, la grand-mère qui a gobé un peu trop vite cette olive aux anchois et manque de s’étouffer, la mère qui se brûle en sortant la dinde du four…

L’enthousiasme, les convives, les gens qui s’activent aux fourneaux, l’alcool qui coule à flots et l’opulence du repas sont autant de variables qui rendent l’équation d’un repas de fête réussi délicate à résoudre. Aussi, afin de parer à toutes éventualités, il est judicieux d’avoir sur son smartphone des applications de secours pour vous aider si jamais la soirée dérape. Ce pourrait d’ailleurs être une première bonne résolution : avoir des applications pratiques pour éviter qu’une situation ne tourne mal.

TousAntiCovid

Contestée et critiquée, TousAntiCovid l’a beaucoup été, et c’est légitime. Y compris dans sur Numerama. Une telle application est-elle vraiment efficace dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ? Il est sans doute encore trop tôt pour répondre à cette question de façon définitive. Mais peut-être doute son existence est-elle préférable à son absence, tout comme un masque mal mis est plus utile que rien du tout.

Dans son avis daté du 12 décembre, le conseil scientifique recommandait « fortement » de s’en servir, car la période des fêtes favorise un brassage de la population et les réunions. L’application n’empêchera pas les contaminations, mais pourrait aider à alerter en cas de contact avec une personne malade, au réveillon de la Saint-Sylvestre ou au cours des deux dernières semaines.

Compte tenu des risques de troisième vague, sans doute ne peut-on pas se permettre de se payer le luxe de faire la fine bouche sur cette application, aussi bancale soit-elle. En clair, mieux vaut l’utiliser, au cas où. Il sera toujours temps d’en faire le bilan après. En effet, dans le pire des cas, le public aura juste perdu un peu de temps à télécharger et utiliser une application mobile. Il y a pire.

L’application est disponible sur Android et sur iOS.

L’app TousAntiCovid demeure critiquée, mais son adoption a été bien plus forte que la version précédente (StopCovid). // Source : Louise Audry pour Numerama

L’appli qui sauve

Proposée par la Croix-Rouge française, « l’appli qui sauve » vous dit quoi faire selon le cas de figure qui se présente à vous : brûlure, étouffement, perte de connaissance, allergie, fracture, etc. Chaque rubrique vous explique en quelques étapes ce qu’il faut faire, dans quel ordre et en combien de temps. Ainsi, même sans avoir reçu une formation dédiée, vous devriez garder la maîtrise de la situation.

L’application fournit, outre la section destinée à traiter les situations urgentes, des catégories pour que vous puissiez tester vos connaissances sur des symptômes et des blessures et vérifier si vous êtes au point. Elle contient aussi un guide pour apprendre à réagir correctement face à un accident ainsi qu’un espace pour se préparer à des situations exceptionnelles, comme une catastrophe.

L’application est disponible sur Android et sur iOS.

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Connaître les gestes qui sauvent peut être déterminant. // Source : Jeoffrey Lecomte

Staying Alive

Un convive est inconscient et son cœur ne bat plus ? Il faut immédiatement agir pour que son sang circule grâce au massage cardiaque. Vous devez aussi joindre les secours. Mais parce que ces gestes s’avèrent épuisants — surtout dans une situation stressante telle que celle-ci — et que les services d’urgence peuvent mettre un peu de temps à arriver, trouver un défibrillateur peut s’avérer capital.

L’application Staying Alive sert à ça. En se servant de la géolocalisation de votre mobile, elle vous indique les défibrillateurs automatiques situés à proximité. Vous n’aurez pas besoin de courir sans savoir où en trouver un. Au cas où, l’application vous montre également la procédure à suivre pour réaliser un massage cardiaque. Il est possible de contribuer en notant la présence de nouveaux défibrillateurs.

L’application est disponible sur Android et sur iOS.

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L’application indique la position géographique des défibrillateurs.

SAUV Life

Lorsqu’il est question de joindre les secours, le réflexe classique est d’appeler soit le 15 (le Samu) soit le 18 (les pompiers). Mais parfois, de l’aide plus rapide peut être obtenue, grâce à des personnes qui ont reçu une formation aux premiers secours. Une personne en arrêt cardiorespiratoire aura ainsi plus de chances de s’en sortir si un passant commence très vite un massage, en attendant l’arrivée de professionnels.

Voilà justement le principe de SAUV Life. Il s’agit de permettre aux individus de se recenser sur l’application de façon à pouvoir recevoir, le jour venu, une notification lorsque votre aide sera nécessaire, si un incident se déroule à proximité de l’endroit où vous vous trouvez. Sur le papier, un SAMU peut recevoir un appel, le géolocaliser et voir s’il y a éventuellement des volontaires dans les parages pour agir au plus vite.

L’application est disponible sur Android et sur iOS.

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Un massage cardiaque survenant en pleine rue. // Source : Matt Alexander/PA Wire

Article publié initialement le 24 décembre 2017 et mis à jour le 31 décembre 2020

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