Le réseau social de Mark Zuckerberg reconnaît une critique qui lui est régulièrement adressée : les membres passifs de Facebook, qui lisent les publications sans jamais interagir, encourent davantage de risques pour leur bien-être.

Avoir un compte Facebook et ne pas s’en servir de manière active risque d’entamer l’estime que vous avez de vous-même. Voici la conclusion tirée, le 15 décembre 2017, par deux représentants du réseau social qui s’interrogent au sujet du temps passé sur la plateforme et ses effets sur le bien-être.

David Ginsberg, directeur de la recherche, et Moira Burke, chercheuse scientifique chez Facebook, en arrivent à la conclusion suivante dans leur publication : « Généralement, quand les gens passent beaucoup de temps à consommer passivement des informations — en lisant sans interagir avec les autres — ils disent se sentir plus mal par la suite. » A contrario, communiquer avec ses amis sur Facebook engendre des conséquences positives pour votre bien-être.

« Une comparaison sociale négative »

Facebook a mené une étude auprès d’étudiants de l’Université du Michigan pour établir ce diagnostic. À la fin de la journée, les étudiants auxquels ont avait demandé de consulter le réseau social sans interagir étaient d’humeur plus maussade que d’autres, qui ont publié et discuté avec leurs amis sur la plateforme.

« Bien que les causes ne soient pas claires, les chercheurs émettent l’hypothèse selon laquelle le fait de lire sur la vie des autres en ligne peut mener à une comparaison sociale négative — et probablement davantage que lorsqu’ils sont hors ligne, puisque les publications des utilisateurs sont souvent bien organisées et flatteuses », font observer les représentants de Facebook.

Leurs observations liant bien-être et réseaux sociaux prennent d’autant plus de sens à l’heure où le réseau social achève une année 2017 particulièrement mouvementée : utilisé comme relais d’une campagne d’influence russe, Facebook a également été controversé sur la question du ciblage publicitaire sur des critères ethniques.

Risques de dépression

Avec cette publication, le réseau social admet l’une des autres critiques régulièrement portées à son encontre, à savoir que Facebook pourrait être en partie responsable du mal-être de certains de ses membres.

Les risques de dépression liés à la présence sur les réseaux sociaux ont déjà été mis en évidence par une étude publiée l’année dernière. Par ailleurs, les retours d’utilisateurs ont laissé entendre qu’Instagram et Snapchat seraient les pires réseaux pour le bien-être des jeunes, en raison du culte de l’image qu’ils suscitent.

« En résumé, notre recherche et d’autres publications académiques suggèrent que ce qui compte est de savoir comment vous utilisez les réseaux sociaux, quand il est question de votre bien-être », concluent les auteurs de la publication.

Partager sur les réseaux sociaux