Plus d'un an après son instauration, la police néerlandaise met fin à un programme impliquant des aigles chasseurs de drones. Trop onéreuse, l'utilisation d'aigles pour traquer les drones dans les zones interdites n'a pas fait ses preuves.

Si certains drones sont utilisés afin de protéger des espèces menacées de disparition, d’autres peuvent au contraire être pris en chasse par le règne animal. C’est en tout cas l’idée qu’a eu la police aux Pays-Bas, aujourd’hui rattrapée par la mise en œuvre complexe que supposait un tel programme.

En février 2016, la police néerlandaise a publié un reportage vidéo, dans lequelle elle expliquait sa volonté d’utiliser des aigles pour capturer des drones en vol. La mission avait été confiée à Guard From Above, une organisation internationale de fauconniers, afin de faire respecter l’interdiction des vols de drones dans certaines zones.

Trop complexe, trop cher

Après plus d’un an d’essai, la police néerlandaise cesse désormais son programme impliquant des rapaces. L’entraînement de ces animaux s’est avéré plus complexe et coûteux que ce que la police avait envisagé.

En outre, la mise en œuvre du programme a montré que les aigles ne faisaient pas forcément ce pour quoi ils avaient été entraînés. La police néerlandaise avait présenté ses drones à Rotterdam et Bruxelles, sans qu’ils fassent toutefois de démonstration. Désormais, la police cherche d’autres méthodes pour intercepter les drones qui s’aventurent dans des lieux interdits.

Dans d’autres pays, les drones ne sont pas pris pour cible par la police, mais utilisés pour lutter contre le crime : au Royaume-Uni, une escouade volante est par exemple déployée depuis quelques mois.

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