Une entreprise a créé un robot baptisé Cobi, capable d'administrer des vaccins en autonomie. Pour ce faire, il n'utilise pas d'aiguille, ce qui pourrait rendre la vaccination moins intimidante pour certains patients.

Qu’il s’agisse d’AstraZeneca, de Pfizer, Moderna ou Janssen, les vaccins Covid-19 ont un point commun : tous nécessitent une injection à l’aide d’une seringue pour être administrés. Or, certaines personnes peuvent ressentir une appréhension face aux aiguilles. Un nouveau robot en développement pourrait ouvrir la voie à une pratique moins intimidante.

Une « injection intramusculaire robotique autonome »

Ce robot surnommé Cobi a été présenté par l’université de Waterloo le 2 novembre 2021. L’entreprise de robotique qui l’a créé est baptisée Cobionix. L’université indique que la société est parvenue à effectuer « la première injection intramusculaire robotique autonome », sans aucune aiguille. Et, donc, sans l’intervention d’aucun professionnel de santé — ce qui, pour le coup, n’est peut-être pas de nature à rassurer tous les patients.

Comme l’explique Gizmodo, la technologie d’injection sans aiguille de Cobi repose sur un jet de fluide sous haute pression, de l’épaisseur d’un cheveu humain (soit 3,5 à 4,5 micromètres). Cobi n’est pas télécommandé : il utilise ses caméras pour détecter la présence du patient, ainsi que son capteur LiDAR pour identifier la meilleure zone du corps où « piquer ». L’écran de Cobi indique au patient quelle posture adopter pour recevoir au mieux l’injection.

Cobi en action. // Source : YouTube Cobionix

Pour ses créateurs, l’autonomie dont fait preuve Cobi est évidemment vue comme une avancée qui pourrait « protéger les travailleurs de la santé, réduire les coûts des soins de santé et améliorer les résultats pour les patients ». Ils y voient aussi un moyen d’atteindre des populations qui pourraient n’avoir qu’un accès limité aux soins médicaux, dont les vaccins. Il est notamment reconnu qu’à l’échelle mondiale, il existe une inégalité dans l’accès aux vaccins covid.

L’utilisation massive de robots comme Cobi ne semble cependant pas pour demain. Outre l’efficacité de l’appareil qui reste à peaufiner, son usage impliquerait de pouvoir vérifier l’identité des patients. Il faudrait donc probablement imaginer y ajouter des technologies de reconnaissance faciale.

Il faudra continuer, pour le moment, de composer avec les désagréables aiguilles pour recevoir un vaccin contre la Covid-19. Une pilule anti-covid vient d’être approuvée au Royaume-Uni, mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un médicament curatif : il freine l’infection après la contamination.

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