La trajectoire de Solar Orbiter fait passer la sonde derrière le Soleil. C'est une situation qui peut perturber les communications entre l'orbiteur solaire et la Terre. Que se passe-t-il dans ce cas là ?

L’orbite de la sonde Solar Orbiter est en train de la faire passer derrière le Soleil, vu de la Terre. Cette phase devrait durer jusqu’à la moitié du mois de février, a fait savoir l’Agence spatiale européenne le 9 février 2021. L’angle apparent entre la sonde et le Soleil est descendu en dessous de 5 degrés : c’est ce qu’on appelle la « saison des conjonctions ».

Le Soleil risque dès lors de perturber les communications, voire de les rompre totalement, dans ce cas de figure. Les équipes de la mission Solar Orbiter ont anticipé cette situation : la sonde est en capacité de fonctionner tout en n’ayant aucun contact avec la Terre pendant ces périodes. Les instruments qui équipent Solar Orbiter peuvent donc opérer en autonomie. Leurs données sont stockées et seront envoyées lorsque la sonde se trouvera plus loin du Soleil.

Position de Solar Orbiter le 9 février 2021. // Source : Capture d’écran Where is Solar Orbiter ?

Lorsque la sonde passe aussi proche du Soleil, vu de la Terre, cela complique la tâche des antennes paraboliques qui se trouvent sur Terre et pointent vers Solar Orbiter. Elles sont alors en train de pointer également vers le Soleil. Or, explique l’ESA, l’atmosphère solaire (ou héliosphère) gêne l’envoi ou la réception de signaux de façon fiable et rapide.

Pour les équipes, il n’y a pas forcément moins de travail

Dans ce type de configuration, on pourrait s’attendre à ce que les instruments de la mission soient tout simplement mis hors d’état de fonctionnement pendant cette « saison des conjonctions ». Cette méthode a déjà été employée pour des missions par le passé. Cela n’est pas nécessaire avec Solar Orbiter, puisque la sonde a été conçue pour continuer à fonctionner et stocker les données collectées par les instruments.

Quant aux équipes qui travaillent au suivi de la mission, cette période ne signifie pas qu’il y a moins de tâches à accomplir. Outre des tests et des vérifications à organiser, il y a également de futurs survols de Vénus (le prochain sera en août) et de la Terre (le prochain aura lieu en novembre) à anticiper. Pour rappel, la sonde évolue sur une orbite autour du Soleil. Grâce à ses passages près de Vénus, Solar Orbiter peut incliner progressivement son orbite autour de l’étoile.

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