Voici comment réagir si vous êtes un « cas contact », et quelle est la procédure à suivre.

« Que faire ? » est une question qui, de manière générale, revient souvent en cette période pandémique. Une épidémie évolue, les connaissances scientifiques aussi, et les consignes avec, ce qui est relativement normal. En revanche, alors même que le contexte est déjà anxiogène en soi, ne pas savoir comment agir en fonction des circonstances peut provoquer un stress supplémentaire.

S’il y a une chose qui doit être clair en cette période, c’est dans quelle mesure il faut s’isoler. Si vous avez le moindre début de symptôme proche du coronavirus, il faut vous isoler sans le moindre délai (humainement possible). Et par « sans délai », cela signifie que si vous êtes au bureau le matin, que vous avez ces débuts de symptômes, il faut rentrer chez vous en télétravail dès l’après-midi si vous avez la possibilité (votre employeur, dans cette période, doit faire en sorte que ce soit le cas).

S’isoler, cela signifie travailler chez soi, et rester loin de ses proches ou porter un masque en leur présence. // Source : Pexels

L’isolement signifie que vous devez même garder vos distances avec vos plus proches. Pas de câlins ni d’embrassades, pas de dîner en tête-à-tête, pour leur sécurité. Concernant votre prise en charge, deux choses à  faire : contacter (par téléphone) votre médecin traitant et réaliser dès que possible un test PCR dans le laboratoire le plus proche. Vous devez aussi lister toutes les personnes avec qui vous avez en contact proche dans les 48h qui précèdent l’apparition du premier symptôme, car votre médecin les communiquera à l’Assurance Maladie, et ces « cas contacts » seront alors prévenues.

Et si vous n’avez aucun symptôme mais que vous êtes l’un de ces fameux « cas contacts » ? Si, par exemple, vous avez déjeunez hier avec un ami ou un collègue, au restaurant et donc sans masque, et que l’Assurance Maladie vous apprend aujourd’hui qu’elle est positive au coronavirus, que faut-il faire ?

Si vous avez été en contact avec quelqu’un de positif (ou potentiellement positif)

En tant que cas contact, vous devez suspectez votre propre infection. Si vous n’avez pas de symptôme, ce n’est pas la peine de contacter votre médecin traitant. Mais être cas contact signifie en revanche que tant que votre statut n’est pas clarifié, vous devez vous comporter comme si vous étiez vous-même potentiellement positif :

  • Dès que vous vous savez cas contact, vous devez vous isoler également sans délai.
  • Porter un masque pour toute interaction et limiter la proximité avec vos proches.
  • Réaliser un test PCR tout aussi rapidement : comme l’a annoncé Jean Castex le 11 septembre, les cas contact font dorénavant partie des personnes jugées prioritaires pour le dépistage PCR, comme les personnes symptomatiques et les personnels soignants.

En tant que cas contact, comme en cas d’apparition de symptôme(s), l’isolement doit survenir immédiatement et cela veut dire avant le résultat du dépistage PCR. Actuellement, la règle des 7 jours remplace celle des 14 jours. Cet isolement de 7 jours démarre à compter du moment où vous savez que vous êtes un cas contact. Et cet isolement doit se poursuivre après les résultats, quels qu’ils soient (même négatifs, par mesure de sécurité en cas de faux négatif).

Par exemple, si vous vous savez cas contact le 11 septembre, et que vous avez les résultats le 13 septembre : dans l’idéal, vous vous êtes confiné dès le 11 septembre, et au 13, quand vous avez vos résultats, vous restez confiné jusqu’au 17 septembre, au minimum.

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