Après un premier vol d'essai réussi début août, SpaceX a bouclé début septembre un autre test d'un prototype Starship à une altitude de 150 mètres.

Nouveau décollage expérimental réussi pour SpaceX. Dans la journée du 4 septembre, l’entreprise a testé une nouvelle fois un prototype Starship en vol, en lui faisant atteindre une altitude de 150 mètres. La séquence, diffusée sur les réseaux sociaux, dure en tout presque une minute. On y voit l’engin prendre son envol et se décaler progressivement pour rallier sa zone d’atterrissage.

C’est la deuxième fois que SpaceX fait voler ce prototype à cette hauteur, dans cette version. Il y a un mois, un premier essai avait été bouclé avec succès, à Boca Chica, une localité au Texas où SpaceX a installé un site d’essais. C’est à cet endroit que s’est déroulé ce deuxième décollage. Un an plus tôt, la société avait déjà effectué un vol à cette altitude, mais avec une version du Starship bien plus sommaire.

Sur la vidéo partagée par SpaceX, une vue interne de la propulsion montre la présence d’un seul moteur Raptor. Des essais doivent bientôt avoir lieu en équipant les prototypes d’une motorisation plus poussée, afin de valider de nouveaux paliers : il est notamment prévu un vol à une altitude de 20 km. Une fois prêt, le Starship doit disposer de 37 moteurs Raptor (31 pour l’étage principal, 6 pour l’étage supérieur).

Une photo prise par SpaceX lors du vol survenu début août. // Source : SpaceX

Un lanceur qui est encore loin d’être prêt

Pour l’heure, les efforts de SpaceX sur Starship se focalisent sur l’étage supérieur du vaisseau, qui est encore loin de son design final. Mais à la fin du mois d’août, il a été rapporté que la société va commencer début septembre à construire le premier étage de l’engin, surnommé Super Heavy. C’est lui qui assurera la propulsion principale du futur Starship.

Il reste de toute évidence pas mal de travail à accomplir avant de traduire concrètement ce que montrent de nombreuses vidéos en images de synthèse produites par SpaceX pour illustrer sa vision. Outre les essais distincts de Super Heavy et du Starship, il faudra aussi réussir à les combiner et à tester l’ensemble. Ce n’est pas demain la veille que le Falcon 9 et le Falcon Heavy tireront leur révérence.

Sur le papier, le Starship doit pouvoir transporter plus de 100 tonnes de charge utile en orbite terrestre basse ou 21 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. SpaceX a pour projet de se servir de ce vaisseau pour un éventail varié de missions : envoi de satellites, acheminement d’astronautes vers l’ISS, voire même des missions vers la Lune ou Mars ou du transport terrestre via des spatioports.

Crédit photo de la une : SpaceX

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo