Vous ne l'avez évidemment pas remarqué, mais la Terre est passée à l'aphélie ce samedi 4 juillet 2020. Que signifie ce phénomène astronomique ? Tombe-t-il toujours à cette date chaque année ?

La Terre est passée à l’aphélie ce samedi 4 juillet 2020. Que désigne ce terme astronomique ? Inutile de lever les yeux vers le ciel pour y chercher un phénomène observable, même si l’événement est mentionné dans la plupart des calendriers astronomiques. L’aphélie correspond au jour de l’année où notre planète est la plus éloignée du Soleil.

Le terme, applicable aussi bien aux planètes qu’aux comètes, signifie que la Terre se trouve au point de son orbite le plus lointain par rapport à l’étoile. Dit autrement, la distance entre la Terre et le Soleil est maximale.

152 millions de kilomètres

À quelle distance la Terre se trouve-t-elle du Soleil ? Ce samedi 4 juillet, à 13 heures, 34 minutes et 44 secondes (heure de Paris), cette distance était précisément de 152 095 295,258 km, selon l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. On dit aussi que la Terre est à 1,01 unité astronomique de l’étoile (1 unité astronomique équivaut approximativement à 150 millions de kilomètres).

Le 4 juillet, la Terre passe à l’aphélie. // Source : IMCCE/Patrick Rocher, annotations Numerama

L’antonyme de l’aphélie est le périhélie, le point de l’orbite d’un corps où sa distance avec le Soleil est minimale : la Terre y est passée le 5 janvier dernier. Dans notre calendrier, l’IMCCE explique que les dates du passage à l’aphélie et au périhélie varient au cours du temps. Entre 2015 et 2025, la date du passage à l’aphélie évolue entre le 3 et le 6 juillet. Les différences de distance sont expliquées par plusieurs raisons, comme le mouvement de la Terre autour du barycentre Terre-Lune (c’est-à-dire leur centre de gravité commun), par la phase de la Lune et la position de la Lune (par rapport à son périgée ou à son apogée). En 2021, l’aphélie a ainsi lieu le 5 juillet.

Un lien avec la durée des saisons

Quand on parle d’aphélie, il est intéressant de songer aux saisons. Comme l’explique l’Observatoire de Paris, on observe aisément en consultant un simple calendrier que les longueurs des différentes saisons sont inégales. « Si les positions du périhélie et de l’aphélie du barycentre Terre-Lune étaient constantes dans le temps, la durée des différentes saisons serait, elle aussi, constante », écrit l’observatoire. En réalité, la vitesse orbitale du centre de gravité du système Terre-Lune autour du Soleil n’est pas constante. Dit autrement, le mouvement de la Terre en orbite autour du Soleil n’est pas uniforme.

Lors du périhélie, la vitesse est maximale, tandis que lors de l’aphélie la vitesse est minimale. « Actuellement, le barycentre Terre-Lune passe au périhélie début janvier et à l’aphélie début juillet. Donc la Terre est plus rapide sur son orbite en janvier et l’hiver est la saison la plus courte, de même elle est la plus lente en juillet et l’été est la saison la plus longue », résume l’observatoire.

La variation des longueurs des saisons montre bien que la saison ne s’explique pas par la distance entre le Soleil et la Terre — dans l’hémisphère nord, l’hiver a lieu à l’époque où le Soleil est le plus près de la Terre, et l’été correspond à la période où le Soleil est le plus loin de la Terre.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo