À quoi ressemble la nouvelle « mini-lune » capturée par la Terre ? Le mystérieux objet a été imagé pour la première fois, depuis un observatoire.

La nouvelle « mini-lune » de la Terre a été photographiée. L’objet a été imagé depuis l’observatoire Gemini à Hawaï, qui a présenté le cliché le 27 février 2020. Le mystérieux objet qui apparait sur l’image sous la forme d’un petit point blanc semble bien être 2020 CD3 (le nom donné à cette « mini-lune »).

L’existence de ce corps a été officialisée deux jours plus tôt, par le Centre des planètes mineures. Il s’agit d’un objet temporairement lié à la Terre, qui ne paraît pas avoir d’origine artificielle. 2020 CD3 est la deuxième « mini-lune » identifiée par les astronomes : un autre objet, baptisé 2006 RH120, était resté en orbite autour de la Terre plusieurs mois avant d’être éjecté.

L’image de 2020 CD3. // Source : The international Gemini Observatory/NSF’s National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory/AURA (photo modifiée, annotations Numerama)

Pourquoi l’objet est-il entouré de traits colorés ?

Ce premier aperçu de 2020 CD3 a été obtenu le 24 février. Il montre un tout petit point lumineux entouré de traînées colorées. La présence de ces traits est expliquée par le fait que la « mini-lune » se déplace par rapport aux étoiles en arrière plan. Le télescope, braqué sur l’objet, a pris trois images différentes pour obtenir cet unique cliché. Immortaliser 2020 CD3 est une tâche délicate, car l’objet est de moins en moins lumineux : il s’éloigne de la Terre.

2020 CD3 « devrait être éjecté de l’orbite de la Terre en avril », selon les indications de John Blakeslee, astronome et responsable scientifique de l’observatoire Gemini, cité dans le communiqué. Les astronomes vont tenter de récupérer plus de données sur l’objet, car il faut encore affiner sa position pour déterminer son orbite le plus précisément possible.

La manière dont 2020 CD3 reflète la lumière serait également intéressante à étudier car cela pourrait renseigner sur sa composition. De telles observations permettraient d’écarter totalement l’hypothèse qu’il s’agisse d’un objet artificiel (comme un débris spatial, par exemple).

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