Une « super lune de neige » serait attendue pour ce 9 février 2020. Pourtant, cette expression ne veut rien dire sur le plan scientifique. Il n'y a rien de spectaculaire à observer.

Une « super lune de neige » semble annoncée pour ce dimanche 9 février 2020. Même la Nasa parle d’une « lune de neige » (« snow moon ») pour désigner la prochaine pleine lune. Mais cette expression désigne-t-elle vraiment un phénomène notable ? La Lune sera-t-elle différente de d’habitude ?

Pas vraiment. « Le terme super lune est déjà un non-phénomène, explique à Numerama Eric Chariot, président de la Société Astronomique de Bourgogne. Le terme a été inventé par des astrologues (les scientifiques n’en ont pas l’utilité) pour désigner le moment où la pleine lune arrive alors que la Lune est proche de la Terre. » La pleine lune désigne l’une des phases de la Lune, lorsque la face visible de l’astre est entièrement éclairée par le Soleil.

La pleine lune. // Source : Pixabay (photo recadrée)

Pas de différence notable

Le spectacle offert par une « super lune » n’est pas particulièrement saisissant. « En théorie, on a une pleine lune la plus grosse possible, mais dans les faits l’observateur ne constate pas de différence, sauf à prendre une photo et à la comparer à une pleine lune arrivant 6 mois plus tard », complète Eric Chariot.

Plutôt que de parler de « super lune », les astronomes préfèrent utiliser l’expression de « périgée-syzygie », qui désigne la conjonction de deux éléments : la pleine lune et le périgée (c’est-à-dire le point de l’orbite de la Lune où sa distance avec la Terre est minimale).

L’expression de « lune de neige » n’a pas plus de valeur scientifique que celle de « super lune ». L’habitude de surnommer les pleines lunes de plusieurs mois de l’année « n’est pas répandue chez les astronomes », affirme Eric Chariot. La pleine lune du 9 février est simplement la deuxième de l’année (la première a eu lieu le 10 janvier et coïncidait avec une éclipse à peine perceptible). On peut juste indiquer qu’elle a lieu à 8h33.

La Nasa indique d’ailleurs que cette pleine lune est aussi surnommée « lune de la tempête » (« storm moon ») ou « lune de la faim » (« hunger moon »). Mais dans les deux cas, il s’agit de noms issus de croyances et traditions, qui ne sont pas utilisés à des fins scientifiques. Le 9 février, il n’y aura « rien d’exceptionnel à voir », conclut Eric Chariot. Tant pis.

Crédit photo de la une : Pxfuel/CC0 (photo recadrée)

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