Des scientifiques ont constaté ce qui ressemble à de curieuses disparitions d'étoiles inexpliquées. Leur projet est de comprendre ce qui se passe sur le plan astrophysique, mais l'hypothèse d'une explication extraterrestre n'est pas exclue.

Une étrange disparition d’objets célestes qui seraient semblables à des étoiles intrigue des scientifiques. Dans une étude publiée le 12 décembre au sein de la revue The Astronomical Journal (une prépublication du texte est accessible ici) et repérée par Gizmodo, ces chercheurs n’écartent pas une hypothèse, celle que cette situation surprenante soit liée à une intelligence extraterrestre.

Les auteurs présentent un projet baptisé VASCO, pour « Vanishing & Appearing Sources during a Century of Observations » (que l’on pourrait traduire par « Disparition et apparition de sources pendant un siècle d’observations »). « VASCO est principalement centré sur la recherche d’objets qui disparaissent observés dans le ciel et au-delà de l’environnement local de la Terre », écrivent les chercheurs.

La State Route 375, ou Route extraterrestre, aux États-Unis. // Source : Pxhere/CC0 Domaine public (photo recadrée)

« Des signes de civilisations technologiquement avancées » ?

Les scientifiques constatent que des objets se seraient évanouis dans l’espace de façon inattendue et ils veulent comprendre pourquoi. Ils s’intéressent à une centaine de sources qu’ils ont détectées, qui pourraient être des étoiles tendant vers le rouge. « À moins qu’une étoile ne s’effondre directement dans un trou noir, il n’y a aucun processus physique connu par lequel elle pourrait se volatiliser physiquement. Si de tels exemples existent, ceci est intéressant pour la recherche de nouveaux phénomènes ou même des signes de civilisations technologiquement avancées », poursuivent les scientifiques.

Encore faut-il déjà pouvoir affirmer qu’un objet observé dans l’espace a bien disparu. « Même si nous découvrons une étoile qui semble disparaitre, déterminer si l’objet a vraiment disparu ou s’il est juste estompé en dessous de la limite de détection est un défi d’observation », nuancent les chercheurs. Pour tenter d’identifier clairement des sources qui disparaissent et apparaissent, ces scientifiques travaillent sur une longue période de relevés du ciel : ils comparent « des balayages du ciel vieux de près d’un siècle (environ 70 an) avec des relevés astronomiques modernes ».

Le radiotélescope d’Arecibo, impliqué dans les travaux du SETI. // Source : Wikimedia/CC/David Broad (photo recadrée)

Les explications astrophysiques ne seraient pas les seules possibles

Évidemment, comparé à l’histoire du cosmos, cette durée est « infime », reconnaissent les chercheurs. Cependant, ils ont estimé que la probabilité d’identifier des événements aussi rares que ces disparitions inexpliquées était en hausse avec cette méthode. « VASCO peut […] découvrir des objets qui ne sont visibles qu’à une époque et qui disparaissent ensuite lors d’enquêtes ultérieures », avancent-ils.

Les auteurs en viennent à la possibilité que le projet VASCO puisse servir à travailler sur une hypothèse extraterrestre. D’après eux, « les sources astrophysiques naturelles ne sont pas les seules sources possibles à découvrir ». Les scientifiques soulignent que VASCO est un projet né dans la lignée du SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), qui avait déjà émis l’hypothèse de travailler sur des étoiles dont la curieuse disparition pourrait être attribuée à une présence extraterrestre.

Les scientifiques tiennent à souligner que VASCO cherche avant tous des explications astrophysiques. Néanmoins, il n’est pas exclu que le projet ait « des implications pour la recherche SETI ».

Crédit photo de la une : Pxhere/CC0 Domaine public

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