SpaceX commence à savoir comment attraper convenablement la coiffe avant qu'elle ne tombe à l'eau. C'est la deuxième fois que l'entreprise parvient à la récupérer en quelques semaines.

SpaceX a peut-être enfin trouvé la bonne approche pour récupérer correctement la coiffe de ses fusées après un lancement. En l’espace de quelques semaines, l’entreprise a réussi à deux reprises à l’attraper avant qu’elle ne finisse à l’eau. La première fois, c’était en juin à la suite d’un tir de son lanceur lourd, le Falcon Heavy. Et la seconde s’est déroulée en août, avec un vol de la Falcon 9.

Les récupérations de coiffe se font par des bateaux envoyés au large : ils tendent un large filet au-dessus d’eux et se positionnent en mer en fonction des informations qu’ils reçoivent sur la zone où elle va arriver. Lorsque l’on sait que le prix d’une coiffe de SpaceX est évalué aux alentours des 6 millions de dollars, on comprend bien tout l’intérêt qu’il y a à aller la chercher.

Une moitié récupérée

Satisfait du bon déroulement des opérations, Elon Musk a publié sur Twitter une vidéo qui montre les derniers moments de la chute de la coiffe avant de finir dans le filet. Cette pièce sert à protéger les satellites qui sont placés tout en haut d’une fusée pendant la sortie atmosphérique, se sépare en deux au moment de leur libération dans l’espace. Chaque moitié pèse aux alentours de 800 kg.

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Une coiffe de fusée Falcon 9. // Source : Thiep Nguyen & Christopher Wiant

Notez que l’on ne voit qu’une moitié de coiffe redescendre, freinée par un parachute pour éviter de transpercer le filet et de s’écraser lourdement sur le bateau. Ni SpaceX ni Elon Musk n’ont mentionné ce qu’il est advenu pour l’autre moitié de la coiffe. Cela n’apparaît pas non plus à l’image, mais SpaceX équipe ses coiffes de petits propulseurs de direction pour pouvoir l’orienter pendant la descente.

La récupération de cette moitié de coiffe s’est déroulée à l’issue de la mission AMOS 17, survenue mardi soir (heure française). L’objectif consistait à placer un satellite israélien de télécommunications en orbite. Toujours dans une logique de réduction des coûts, SpaceX s’est servi d’un premier étage de sa fusée Falcon 9 qui a déjà opéré pour deux autres missions en 2018.

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