Arianespace annonce que le premier vol de la fusée Ariane 6 sera l'occasion de transporter 30 satellites OneWeb d'un seul coup.

C’est un sacré chargement que transportera Ariane 6 le jour de son vol inaugural, le 16 juillet 2020. Le nouveau lanceur européen accueillera en effet dans sa coiffe non pas un ou deux satellites, mais trente ! Arianespace vient en effet d’annoncer mardi 13 mars la signature d’un contrat avec OneWeb pour déployer en orbite une partie de sa constellation, qui doit comporter à terme des centaines de satellites.

Le deal conclu ce jour entre les deux parties prolonge pour les années à venir une coopération entamée en 2015 et dont le point d’orgue est survenu au mois de février : le 27, Arianespace s’est occupée d’acheminer dans l’espace une première vague de six satellites OneWeb — les tout premiers de la société américaine, qui travaille étroitement avec Airbus Defence & Space pour les concevoir.

C’est une fusée Soyouz qui a alors été utilisée.

VS21-OneWeb F6
VS21-OneWeb F6 // Source : Arianespace

D’autres missions prévues avec Ariane 6

Outre ces trente satellites qui seront envoyés avec le vol de qualification, dont la date est fixée l’instant au second semestre 2020, l’accord de service comporte aussi deux options d’envoi, toujours avec une Ariane 6. Si elles sont validées, celles-ci auront lieu en 2023. Il reste toutefois à déterminer la version du lanceur qui sera utilisée : Ariane 62 (jusqu’à 36 satellites à bord) ou 64 (jusqu’à 78).

Pour le vol de juillet 2020, c’est la version Ariane 62 qui sera mobilisée — 62 parce que la fusée utilisera deux propulseurs d’appoint P120C (quatre pour Ariane 64, donc). Ces boosters complémentaires sont en cours de test en Guyane : deux tirs d’essai ont d’ores et déjà eu lieu, dont un février dernier. Un troisième doit survenir courant 2019. Ces boosters appuieront le nouveau moteur-fusée Vulcain.

L’ambition de OneWeb est de déployer dans les années à venir une vaste constellation de satellites de télécommunications. Son plan prévoit une flotte initiale d’environ 650 satellites, avec la possibilité de la faire passer à 900. OneWeb requiert en effet de très nombreux points de connexion dans l’espace pour couvrir toute la planète, sans aucune interruption, en haut débit et avec le moins de latence possible.

L’ouverture du service est prévue en 2020 pour être pleinement opérationnel en 2021.

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Crédit photo de la une : ESA

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