Un humain est parvenu à contrôler les mouvements d'un rat grâce à son cerveau. Une interface cerveau-machine a été mise au point pour diriger les mouvements de l'animal, auquel on avait implanté des électrodes.

Les mouvements d’un « rat cyborg » ont été contrôlés grâce à un implant dans son cerveau. Le 4 février 2019, des chercheurs de l’université du Zhejiang en Chine ont présenté ce résultat dans la revue Scientific Reports.

Les auteurs ont mis au point une « interface cerveau-machine » permettant à un humain de contrôler les déplacements du rat. Des électrodes ont été implantées dans le cerveau de l’animal, tandis que l’humain impliqué dans l’expérience était aussi équipé d’électrodes, posées sur sa tête.

Selon les chercheurs, ce dispositif a montré qu’il est bien possible de transmettre des informations entre deux cerveaux avec l’assistance d’un ordinateur. Ils assurent que cette expérience est « prometteuse ».

L’interface entre le cerveau du rat, celui de l’humain et l’ordinateur. // Source : Scientific Reports, 2019

Des électrodes implantées dans le cerveau

Pour l’être humain, l’expérience a été moins invasive que pour le rat. Les électrodes placées sur sa tête ont servi à réaliser une électroencéphalographie — elle consiste à mesurer l’activité électrique du cerveau.

Ces signaux électriques indiquaient une « intention motrice » : lorsque l’humain souhaitait bouger son bras droit, cela signifiait que le rat devait tourner à droite. La commande était similaire pour le bras gauche.

Le rat s’est déplacé dans un labyrinthe

Ces intentions ont été déchiffrées par la machine. Le rat, qui se trouvait dans un mini-labyrinthe, a alors reçu des « stimuli électriques » l’incitant à se déplacer dans la direction demandée. Au total, le rat a tourné correctement 16 fois (8 fois à gauche, 8 fois à droite).

« Notre étude a démontré qu’il est possible de développer une voie d’informations entre un cerveau humain et un cerveau de rat », concluent les chercheurs. Ils ne sont pas les seuls à y travailler : le très mystérieux projet Neuralink, au sujet duquel Elon Musk ne donne que peu d’informations, envisage aussi de connecter un jour des ordinateurs aux cerveaux.

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