Une fusée Vega est parvenue à décoller début octobre du centre spatial guyanais. Une bonne nouvelle pour l’Europe spatiale, alors que ses autres options sont bloquées.

À défaut de pouvoir compter sur ses fusées de nouvelle génération, qui font toutes face à des difficultés, l’Europe spatiale a encore la possibilité de se reposer sur ses anciens lanceurs. Du moins, elle peut le faire encore un peu, grâce à la disponibilité de son tout dernier lanceur : Vega.

Dans la nuit du 8 au 9 octobre, la mission VV23 a pu s’élancer avec succès du centre spatial guyanais, direction l’espace. À bord de l’engin, deux satellites d’observation. Le premier, THEOS-2, appartient à l’Agence thaïlandaise de développement de la géo-informatique et des technologies spatiales. Le second, Triton, est sous l’autorité de l’Agence spatiale taïwanaise.

La mission de THEOS-2 ? Fournir à la Thaïlande des informations sur les ressources en eau, les conditions météorologiques et l’utilisation des terres à des fins de planification et de gestion. Quant à Triton, il va collecter des signaux au niveau de la surface de la mer pour analyser la dynamique des vents. Objectif : mieux prévoir la trajectoire et l’intensité des typhons.

Un décollage réussi, après un premier report

Toutes les étapes sensibles ont pu être passées avec succès, du décollage à la séparation des différents étages, en passant par l’ouverture de la coiffe pour libérer les satellites et le largage de la charge utile dans l’espace. « Nous venons de recevoir la confirmation que les deux passagers principaux ont été séparés avec succès ! » commentait ainsi Arianespace à 4h30 du matin.

Si tout s’est bien passé cette nuit, les choses étaient toutefois mal engagées au début du week-end. Le 7 octobre, une première tentative de décollage a été avortée lors de l’ultime séquence précédant l’allumage des moteurs. En raison d’une valeur anormale, il a été décidé d’interrompre les opérations et de repousser le tir à plus tard, le temps de faire des vérifications additionnelles.

Une fusée Vega. // Source : ESA_events
Une fusée Vega sur son pas de tir. // Source : ESA_events

Le report d’un vol est une procédure de sécurité classique, observée par les sociétés de lancement. Dans le cas de la mission VV23, elle survient toutefois dans un contexte difficile pour l’Europe de l’espace : seule Vega est opérationnelle pour des vols, et pour des décollages dans le segment des lanceurs légers. Toutes les autres fusées sont indisponibles.

Dans le segment des lanceurs moyens, la fusée russe Soyouz a été évacuée de Kourou en raison de la guerre en Ukraine. Vega-C, qui doit succéder à Vega, ne revolera pas avant fin 2024. Quant à la famille Ariane, la situation n’est pas plus avantageuse. La fusée Ariane 5 est partie à la retraite plus tôt cette année. Et les débuts d’Ariane 6 ne sont pas attendus avant 2024.

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